
Politique
La loi sur la répartition des sièges à l’Assemblée nationale promulguée par le chef de l’Etat, rien ne s’oppose plus à la réception et le traitement des candidatures en prévision des élections générales de décembre 2023. C’est du moins ce que proclame urbi et orbi le président de la centrale électorale.
Pour Denis Kadima, appuyé par le présidium de l’Union sacrée de la Nation (dont les présidents des deux chambres parlementaires et des membres éminents du gouvernement) et avec eux les irréductibles phalanges tshisekedistes, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. La réélection de l’actuel président de la République est chose acquise au point que l’organisation même des scrutins ne relèverait plus que d’une futile formalité vite évacuée. Tout se passant comme dans le plus pur style des régimes totalitaires où il n’existe aucune opinion dissonante.
Et pourtant, la constitution monocolore du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’établissement chaotique du fichier électoral et la délivrance des cartes d’électeurs aux normes douteuses, l’organisation à la va-vite d’un audit du fichier électoral en l’espace de cinq jours ont fait – et font encore – l’objet d’appels désespérés de l’opposition qui n’a jamais caché sa méfiance à l’égard de l’évolution d’un processus électoral politiquement orienté vers un objectif à peine voilé : celui de la réélection programmée de Félix Tshisekedi contre vents et marées.
La CENI a beau proclamé par la bouche de son deuxième vice-président Didier Manara que le processus électoral conduisant aux scrutins de décembre 2023 est à sa phase cruciale, dans la ligne droite pour l’organisation effective des élections aussi bien dans le respect des principes démocratiques et dans le respect des délais constitutionnels, rien n’est moins sûr, tant que l’exercice des libertés publiques, dont celle de manifester librement ou d’émettre une opinion divergente est susceptible de poursuites judiciaires ou d’un embastillement sans autre forme de procès.
Coutumière des passages en force, la CENI fait mine de voguer sur une mer calme, et ses animateurs font mine de ne pas voir la tempête qui se forme à l’horizon. Organiser coûte que coûte des élections au forceps ne serait que la résultante d’un plan concocté de longue date, n’en déplaise aux mécontents et autres oiseaux de mauvaise augure.
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Denis Kadima, président de la CENI