Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Politique

Soutien aux ADF en RDC : Museveni a menti (Ferdinand Kambere)

2023-07-18
18.07.2023
Provinces
2023-07-18
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2023_actu1/7-juillet/17-23/ferdinant_kambere_repond_aux_propos_de_museveni.jpg -

Le secrétaire permanent adjoint du PPR,D Ferdinand Kambere recadre le président ougandais, Yoweri Museveni sur les mensonges qu’il a débités au sujet des Adf pour salir, selon lui, l’ancien président congolais, Joseph Kabila

Le président ougandais a tronqué son dernier récit de l’histoire des rebelles ADF en République démocratique du Congo. L’ancien président congolais, Joseph Kabila Kabange qu’il a accusé spontanément d’avoir donné asile à des rebelles islamistes, n’était qu’un gamin de 7 ans lorsqu’en 1979, les premiers réfugiés ougandais avaient traversé la frontière de la République du Zaïre. Précision directe de Ferdinand Kambere, troisième personnalité du PPRD pour démonter en bloc les affirmations infirmes de Yoweri Kaguta Museveni.

Le président ougandais Yoweri aime la provocation. Et, à chaque fois, ses diatribes sont destinées à empoisonner le climat politique de la région des Grands lacs. Dans une récente sortie médiatique, Yoweri Kaguta Museveni a accusé l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, d’avoir donné asile à des combattants islamistes et de leur avoir permis d’exploiter des minerais et du bois et d’utiliser les recettes pour se renforcer. Pourtant, Laurent-Désiré Kabila dénonçait déjà, quelque temps après sa prise de pouvoir, que Museveni développait des envies démesurées de prédation sur les richesses de la République démocratique du Congo : “Museveni a dit dans un sommet des ministres des Affaires étrangères de la SADC que Kabila est très fort, il faut le remplacer. Parce que quand on lui demande de faire quelque chose, il refuse. Mais qu’est-ce qu’on nous demandait de faire ? De laisser les officiers et les hommes d’affaires ougandais piller le cacao, la papaïne, l’or, le coltan et autres sans aucun contrôle”, avait-il expliqué dans une conférence de presse. 22 ans après, Museveni veut réinventer ses pérégrinations militaires sur la RDC en évoquant le groupe rebelle Forces démocratiques alliées (ADF), qui a prêté allégeance à l’État islamique (EI) en 2019, et qui opère depuis des années dans les jungles de l’est du Congo, perpétrant des meurtres de civils et de forces de sécurité.

Mensonge et provocation

Ferdinand Kambere, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a bondi de colère en entendant les faussetés verbales du président ougandais. “Je crois que Museveni est en train de sentir le retour aux affaires du raïs Joseph Kabila Kabange et que tout ce qu’ils ont pu obtenir avec le régime Tshisekedi, tout ce qu’il y a comme accords de mutualisation des forces pour qu’il ramène les troupes de l’UPDF sur le sol congolais et qu’ils savent bien que s’il y a un régime sérieux qui rentre au pouvoir après le régime de Tshisekedi, tout cela va tomber à l’eau”, a réagi Ferdinand Kambere. Museveni cherche un nouveau prétexte pour maintenir ses troupes sur le sol congolais, s’indigne Kambere. “Et là, nous disons, non, ça ne se passera pas comme ça”, martèle-t-il. Lorsqu’il parle de l’ancien président de la République, “il oublie que lui Museveni, lorsqu’il chasse le régime d’Idi Amin, parce qu’il était avec Obote (il faut que les gens le sachent) et qu’en 1979, quand Idi Amin est chassé de l’Ouganda, ces Ougandais ont été reçus en RDC sous le régime du Maréchal Mobutu”, a-t-il précisé. Bonne leçon d’histoire, car c’était en 1979. “Et à cette époque, le président Joseph Kabila Kabange n’avait peut-être que 7 ans”, fixe encore l’adjoint de Shadary. Avant de s’exclamer, “comment pouvait-il prétendre que c’est le raïs Joseph Kabila Kabange qui aurait donné refuge à ces islamistes (Nalu, EDF …)”, a-t-il encore remis Museveni à sa place. Pour Kambere, “Museveni est en train de mentir, il est encore une fois en train d’utiliser une ruse”. Et, de conclure que Museveni craint, et c’est certain, parce que la mutualisation des forces dans l’Ituri et dans le territoire de Beni n’a absolument rien donné.

Museveni se cherche une nouvelle guerre en RDC

Il faut voir dans l’intervention militaire récurrente de Kampala, une tentative d’établir dans l’est congolais (en symbiose avec le Rwanda notamment) un « empire » de contrebande. Ainsi, le chef de l’État ougandais s’est lancé depuis des années dans une vaste entreprise impériale dans l’Afrique des Grands lacs, dont la « conquête » du Rwanda entre 1990 et 1994 n’a été que la première étape. Le deuxième cliché concernant l’engagement ougandais au Congo est justement celui que propagent quelques Occidentaux. Si l’on en croit celui-ci, le régime de Kampala, loin de toute visée impérialiste, ne serait en RDC que pour des raisons de sécurité. Le fait qu’il ait occupé Kisangani, à plus de mille kilomètres de sa frontière occidentale, sans d’ailleurs que cela n’améliore une situation sécuritaire effectivement très mauvaise dans le sud-ouest ougandais, ne semble pas faire vaciller les tenants de cette explication. Le troisième mythe est celui de « la coalition ougando-rwandaise », couramment servi dans les milieux des organisations internationales, notamment à l’ONU et – dans une moindre mesure – à l’Union européenne : Kampala se trouverait au Congo dans le but de soutenir un régime rwandais menacé par un retour offensif des tenants de l’ancien système génocidaire. Les régimes rwandais et ougandais opèrent toujours la main dans la main pour lutter contre « le retour des FDLR ».

Les dissensions antérieures entre Kampala et Kigali, qui ont conduit à l’éclatement des rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) en deux branches rivales, l’une pro-rwandaise et l’autre pro-ougandaise, et qui ont dégénéré à Kisangani en un affrontement direct entre les armées ougandaise et rwandaise, semblent appartenir au passé. Les deux chefs d’État se côtoient et partagent désormais un même objectif stratégique sur la République démocratique du Congo. Soixante ans après la décolonisation, nous assistons à un processus d’éclosion d’États-nations en Afrique, avec tout ce que cela implique comme intérêts matériels, des élites, de mauvaise foi, nationalistes, de réflexion honnête sur la nature des intérêts nationaux, de récupération propagandiste de la détresse du « petit peuple » face aux phénomènes de violence, de calculs diplomatiques complexes et de contradictions inextricables héritées de l’État prénational et encore bien vivant. Les deux États prédateurs s’appuient depuis plus d’une année sur une nouvelle nébuleuse, le M23. C’est la nouvelle carte dont ils disposent pour réinfiltrer la RDC.

Comment mettre fin à cette anarchie ?

Certains scientifiques qui ont profondément réfléchi sur la thématique, pensent qu’il revient au gouvernement congolais de se doter d’un arsenal de guerre dissuasif et immédiatement. Des armes, beaucoup d’armes alors, car le soi-disant embargo fut levé depuis longtemps, comme nous le savons tous. Comme la RDC a déjà environ 150 000 (cent cinquante mille) soldats effectifs, “que le gouvernement commence immédiatement à préparer au moins 80 000 (quatre-vingt mille) de ces soldats pour une guerre intense et sans pitié contre les M23-Rwandais”. Tout ceci doit se faire visiblement, “au vu et au su de tout le monde, sans cache-cache, pour donner un message clair aux ennemis et au monde entier que lorsque cette guerre va déclencher, ça ne sera pas qu’on ne savait pas, car si on avait su, on aurait tout fait pour faire que les M23-Rwandais se retirent”, fulmine un professeur des Sciences politiques de l’Université de Kinshasa. Si jamais les ennemis (M23-Rwandais et les forces des pays de l’EAC comprennent le sérieux de ce qui se prépare et se retirent complètement des terres congolaises occupées, alors “on aura évité une guerre intense, destructive et sans pitié que la RDC aurait déclenchée dans l’est”, ajoute un enseignant réputé de Logique. Car, soutient-il, trop c’est trop. Le gouvernement congolais doit agir, ou démissionner.

Kokolo Jean
OURAGAN / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 3 commentaires
4133 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 950 jours
@Linon , c’est Museveni qui a parlé de Kabila . Museveni aussi est un taliban incompétent et tribal ?

Réagir

3
1
1
Répondre
Il y a 950 jours
Kabila a été un fossoyeur vis-à-vis de la RDC ! Il a tout fait pour anéantir ce pays mais grace à Dieu, la RDC vit et vivra encore encore.

Réagir

7
4
1
Répondre
Réponse : 1
right
Article suivant Après la messe en mémoire des martyrs du 16 février 1992 : "Ils ont attaqué le cortège du président Martin Fayulu" (Prince Epenge)
left
Article précédent Conférence de Munich : Thérèse Kayikwamba plaide pour une sécurité érigée en socle du développement en Afrique

Les plus commentés

Politique Dialogue, le schéma Kabund exposé à Louis Michel et Marc Pecsteen

20.02.2026, 7 commentaires

Politique « Les Congolais doivent rester vigilants face aux initiatives de dialogue avec le Rwanda » (Roland Ngoie)

22.02.2026, 6 commentaires

Société Retards de paie des agents de l’État: Félix Tshisekedi ordonne un audit de l’état liquidatif en 30 jours

21.02.2026, 5 commentaires

Economie RDC : 81 organisations réunies au sein du MOSSAC contestent les Accords de Washington et exigent leur révision

22.02.2026, 5 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance