Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Mediacongo 08 mars
mediacongo
Retour

Politique

Législatives 2023 : des candidats avec leurs mamans, filles, fils, oncles et tantes "suppléants" dans la course !

2023-08-10
10.08.2023
2023-08-10
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2023_actu1/8-aout/07-13/legislatives_nationales_rdc_ceni_suppleants_mamans_filles_fils_oncle_tantes.jpg -

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a enregistré 20.000 candidats à l’élection de députés nationaux pour 500 sièges à l’Assemblée nationale en République démocratique du Congo.

Mais un constat mérite d’être signalé : plusieurs candidats ont aligné des membres de leurs familles respectives comme suppléants. Pour de nombreux observateurs, ce phénomène illustre la volonté de candidats à se succéder en « mode famille » au moment opportun, au grand dam de nombreux membres de leurs partis politiques.

Le phénomène est observable à travers toute la république. CONGOPROFOND.NET a osé ce recensement à travers le pays.

Au Kwango, à titre illustratif, c’est le candidat Doug Kulungu qui remporte la palme d’or ! Député national de son état, le candidat de l’ACR pour la circonscription électorale de Kasongo-Lunda, a aligné comme suppléants respectivement son frère et sa sœur. Dans Kenge-Territoire, le journaliste Émile Yimbu a aligné son épouse comme première suppléante. Lors d’une interview avec une radio locale, il a expliqué qu’il a sélectionné sa femme en dernier recours après avoir tenté avec plusieurs personnes. « Nombreux ne croient pas que je peux remporter l’élection, et ils choisissent de ne pas accepter de s’aligner avec moi ». En plus, « ma femme n’est pas membre de ma famille ! », a-t-il ironisé.

Le candidat Mboso N’kodia Mpwanga, leader du regroupement politique AACRD, est critiqué pour avoir aligné son fils. Le regroupement « CODE », dirigé par Jean-Lucien Bussa Tongba, n’a que des membres d’une famille comme candidats députés : les frères Kinkani sont l’un à la ville et l’autre au territoire. Plusieurs témoignages rapportent certains candidats députés ont choisi leurs mamans et papas comme suppléants.

Les réseaux sociaux, qui delivrent à la critique, signalent que le candidat Matadiwamba, député national de l’AFDC-A de Bahati Lukwebo, a aligné son fils Kapende Matadiwamba comme suppléant. Mademoiselle Muzinga Tyty a préféré ses deux sœurs Muzinga Angélique et Muzinga Merveille. L’ancien ministre Provincial de la fonction publique du Kwango, Ngangu Muputu, a aligné son fils. Le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti Tamata s’est porté candidat dans la circonscription électorale de Kenge-Territoire. La première suppléante serait sa femme, selon ceux qui disent la connaître.

À Sakania, la candidate UDPS/Tshisekedi a aligné des enfants comme suppléants. Mais l’ancien ministre des Sports, Serge Khonde Chembo a aligné son épouse et sa belle-sœur (première et deuxième suppléante). Le vice-gouverneur du Haut-Katanga, le candidat Jean-Claude Kamfwa, s’affiche avec sa fille comme première suppléante dans la circonscription de Lubumbashi.
Dans le territoire de Pweto, le ministre provincial de pêche et élevage Aerts Kayumba est aussi candidat. Il a sur sa liste son épouse et sa fille.

Quant à Lusenge Jérôme, député élu de Lubero, au Nord-Kivu, il a carrément « nommé » à nouveau sa femme première suppléante, son fils deuxième suppléant à la députation nationale.

À Kinshasa, la députée Colette Tshomba, membre du Bureau de l’Assemblée, a aussi placé sa propre fille comme première suppléante.

Cerise sur le gâteau, le député national Delly Sessanga qui avait initié et soutenu un projet de loi contre cette pratique à l’Assemblée nationale, a lui-même aligné sa jeune sœur comme 1ʳᵉ suppléante.

Un autre fait observable : des membres qui se réclament appartenant à la Société civile ou à l’organisation théocratique dite « Témoins de Jéhovah », ont également postulé à la députation à de nombreux points du pays.

Les uns et les autres clament simplement que leur geste n’enfreint aucune disposition de la loi.

 

Dorcas Ntumba
Congo Profond / MCP , via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 14 commentaires
6391 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 940 jours
Ne fût ce que pour le bon sens, l'Etat congolais devrait interdire cette pratique de "ma famille d'abord" parce que sin non , la République toute entière n'appartiendra qu'à ces quelques congolais. Déjà, comme jamais vu sur cette terre des hommes, à part en RDC actuellement, un député a un salaire mensuel de 21000 dollars américains aux quels sont ajoutés beaucoup d'autres avantages.

Réagir

3
Répondre
Il y a 941 jours
Voilà un autre cas frappant de la médiocrité de l'intellectuel congolais. Comment on peut être sérieux, éthique et aimer son pays et créer de lois de médiocrité comme celle - ci ? De lois qui restreignent les pouvoirs et les privillèges qu'aux seuls vautours en positions de force. Dans ce folklore, des gens sérieux sont exclus ou soit relégués. Comment allons nous développer ce pays avec des intellectuels médiocres artisans de lois bidons comme celle-ci? Et ils ont de diplômes: Doctorat, Master, Licence, Graduat, post Doctorat ect. A quoi ces diplômes et titres académiques servent-ils notre nation ? C'est réellement une honte. Et vous parler de tribalisme? C'est parmi les intellectuels que cela bas son plein. jadis et même aujourd'hui allez dans n'importe quel village, vous serez bien reçu, quelque soit votre origine, sauf si tu es rwandais tueur de congolais. Revenez en ville et essayer de vous présenter devant un Secrétaire général, un directeur, un PDG ou que sais-je encore! Uyu ni wa wapi ? Auti wapi ? Anatokeya wapi ? Ufumina kuepi ? Allez y comprendre? MEDIOCRITE

Réagir

21
8
3
1
Répondre
Il y a 942 jours
Qu'est ce qu'est le Mot " BANYAMULENGE" ? Le mot "BANYAMULENGE " est une appellation frauduleuse que les refugiés Tutsi rwandais (BANYARWANDA) se sont octroyés pour infiltrer la RDC et forcer à obtenir l'identité congolaise . MULENGE est une colline appartenant à la Tribu BAFULIRU sur laquelle ont été accueillis les refugiés tutsi rwandais en 1961 et 1963 par le HCR . En 1964 , il était interdit aux refugiés Tutsi BANYARWANDA installés sur les sites de MULENGE , KATOBO et LEMERA de faire la politique au Congo conformément à un circulaire de l'Administration coloniale Belge et du HCR. Qui les a autorisé à faire la politique au Congo ? Rappelons que sur 450 Tribus existantes au Congo et archivées par l'administration coloniale belge, il n'existe pas en RDC une tribu appelée BANYAMULENGE . Le Mot " BANYAMULENGE " a été crée en 1978 par Gisaro , un Tutsi Rwandais ( soit 18 ans après l'indépendance du Congo) . Selon l'article 10 de la constitution de 2006 , il n'existait pas à la date du 30 Juin 1960 un groupe ethnique appelé " BANYAMULENGE" . Ce sont des Tutsi BANYARWANDA ( citoyens Rwandais) en quête des terres et de l'identité congolaise pour balkaniser...

Réagir

30
6
Répondre
Il y a 942 jours
Pour quoi est ce que ces gens ne copient que des mauvais exemples: Parce qu'un tel l'a fait, alors je le fais aussi? Notre pays risque de ne plus exister si le peuple n'y prend garde. Tout ce qui est anti valeur est devenue une valeur. Hier , un udepesien disait : " Nous le faisons parce que Kabila l'avait fait", jugez en vous même. Et quand l'autre camp exige l'audit du ficher électoral, les pasteurs des églises privées disent : Non, la CENI est indépendante, elle doit faire ce qu'elle veut. Kiadi kibeni.

Réagir

35
1
1
Répondre
Réponse : 1
Il y a 942 jours
Mais c'est normal meme en Europe, les bourgmestres alignent leurs femmes ou membres de leurs familles biologiques comme suppleants, voire aux Etats -Unis de Donald Trump. Notre soucis est la bonne gouvernance. Les aligner n'est pas synonymes de les voter. Et si cela derange, il faut laisser le peuple se decider.

Réagir

34
7
2
Répondre
Il y a 942 jours
Mais c'est normal meme en Europe, les bourgmestres alignent leurs femmes ou membres de leurs familles biologiques comme suppleants, voire aux Etats -Unis de Donald Trump. Notre soucis est la bonne gouvernance. Les aligner n'est pas synonymes de les voter. Et si cela derange, il faut laisser le peuple se decider.

Réagir

35
8
5
1
1
Répondre
Il y a 942 jours
C’est pourquoi je ne vote jamais. Nos politiciens, tous presque sans exception, sont des « business men » qui tentent de s’en mettre plein les poches.

Réagir

29
1
Répondre
Il y a 942 jours
C’est seulement chez-nous au Congo où ce genre d’absurdité se passe ! Dites-moi, si le sieur Mboso est politicien, sa progéniture elle-aussi le devient automatiquement ? Quel égoïsme ! Supprimez ces pratiques rétrogrades. Plus de suppléant ! Si ces bouffons de politiciens crèvent pendant leur mandat, la CENI ne saurait pas organiser de nouvelles élections dans les circonscriptions d’où proviennent nos bougres de politiciens ?

Réagir

26
1
1
Répondre
Réponses : 3
Il y a 942 jours
Pour Mboso je comprend IL a 81 ans, IL n'est pas sûr de terminer le mandat, si on le lui donne par le peuple. Mais Les autres là🥺 peuple yebela

Réagir

23
5
5
1
Répondre
Réponse : 1
right
Article suivant Kasaï : l’Assemblée provinciale accuse certains députés nationaux de bloquer des projets de développement
left
Article précédent Sanctions américaines : Kigali dénonce une décision « injuste » et accuse la RDC de violer le cessez-le-feu

Les plus commentés

Politique Duel Bahati vs Kabongo – verdict politico-économique

07.03.2026, 9 commentaires

Politique Augustin Kabuya évoque une révision de la Constitution de 2006 et dénonce des attaques contre l’évêque Kasanda

08.03.2026, 7 commentaires

Politique Élections 2028 : l’ombre d’un nouveau « glissement électoral » plane déjà

07.03.2026, 6 commentaires

Politique Didier Budimbu interroge l’avenir politique de la RDC : « Si Tshisekedi quitte le pouvoir, pour le donner à qui ? »

09.03.2026, 6 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance