
Société
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé, pour le 1ᵉʳ septembre de l’année en cours, la convocation de l’électorat pour l’élection du président de la République, en République démocratique du Congo, prévue le 20 décembre prochain, conformément au calendrier du novembre 2022.
Dans son communiqué publié mardi 29 août, la Commission électorale nationale indépendante a fixé les conditions et modalités pour tout celui et/ou celle qui désire postuler ce prestigieux challenge, parmi lesquelles, être notamment de « nationalité congolaise ».
« La nationalité congolaise » nous fait penser à un acteur sociopolitique congolais, en la personne de Noël Tshiani, professeur d’universités, qui s’est toujours placé au premier plan en défenseur de la sauvegarde de l’intégrité territoriale.
Très hostile à certains politiques qu’il estime n’avoir pas la nationalité congolaise à 100 %, ce dernier a même initié un projet loi sur la « nationalité congolaise », connue sous l’appellation de la « Congolité » ou encore « Loi Tshiani». Lui, dont sa propre nationalité congolaise est douteuse.
Cette loi portée par un ingénieur en électricité et député à l’Assemblée nationale du Congo-Kinshasa visait le verrouillage de l’accès à la Présidence de la République Démocratique du Congo, mais aussi aux autres hautes fonctions, notamment au sein de l’armée, de la police et de l’appareil judiciaire. Ces fonctions, d’après l’initiateur, ne doivent être réservées qu’aux congolais nés de père et de mère.
C’est un certain jeudi 8 juillet 2021 que cette loi a été déposée par Singi Pululu aux côtés de Noël Tshiani au Bureau de l’Assemblée nationale. Et depuis ce jour-là, ces deux personnes se réclamant des vrais congolais se sont rendues de plus en plus en vedettes, devenues les chouchous des militants et sympathisants du régime en place.
Cette loi selon certaines indiscrétions, visait la personne de Moïse Katumbi, leader du parti Ensemble pour la République, et connu comme l’un des grands adversaires de Félix Tshisekedi, qui ne jure que sur son deuxième autour de la grande plateforme politique et électorale « Union Sacrée », une structure composée avec la majorité des kabilistes, qu’il a mise en place après le divorce avec l’ancien président Kabila.
Une initiative, qualifiée de xénophobie et de discrimination raciale, a vu des organisations nationales, internationales, des pays partenaires de la RDC et toute la communauté internationale s’opposer catégoriquement contre elle. Ils l’accusent de comporter des germes des conflits dont l’objectif est de créer une crise et écarter certains challengers jugés dangereux contre Tshisekedi.
Lors de la session de mars 2023, sans aucune surprise, ce projet de loi est aligné au calendrier de la session parmi les matières à traiter. Malheureusement, la session se termine sans qu’elle soit traitée.
Ainsi, il s’est observé une froideur dans le camp de l’initiateur, qui d’emblée était accusé de faire beaux yeux et allégeances à Félix Tshisekedi pour obtenir un poste de gouverneur de la Banque centrale du Congo.
Depuis lors, ni Tshiani ni encore moins le porteur de cette loi au Parlement, personne n’en fait mention alors que l’électorat de candidats présidents de la République s’annonce avec plus d’engouement. L’on se demande où serait parti Noël Tshiani, connu pour sa présence remarquée derrière les caméras ? Sortira-t-il de sa cachette et sera-t-il également candidat président de la République comme en 2018 ? Toutes ces questions restent suspendues et trouveront des réponses dans les jours à venir.
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