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Politique

Elections 2023 : La Monusco va assurer « l’accompagnement du processus électoral en RDC » (Christophe Lutundula)

2023-09-14
14.09.2023
2023-09-14
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Christophe Lutundula, vice-ministre et ministre des Affaires étrangères et Francophonie

Le pouvoir et l’opposition polémiquent sur le calendrier de retrait des Casques bleus. Le Président Tshisekedi demande à la Monusco d’accélérer son départ, alors que l’opposant Moïse Katumbi accuse les autorités de vouloir se débarrasser d’un témoin gênant avant les élections du 20 décembre. Qu’en est-il réellement ? Christophe Lutundula, Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, en ligne de Kinshasa, annonce sur RFI que le pouvoir compte sur les Casques bleus pour sécuriser les élections de décembre. 

RFI : Christophe Lutundula, vous avez écrit au Conseil de sécurité pour lui demander d’accélérer le retrait des Casques bleus de votre pays. Pourquoi manifestez-vous tant d’impatience ?


Christophe Lutundula : Je pense qu’il n’y a pas d’impatience. Et comme le constate, avec beaucoup de sincérité, le Secrétaire général des Nations unies, la situation ne fait que se dégrader. La tension ne baisse pas, particulièrement au Nord-Kivu. Le nombre de Congolais qui sont soumis aux déplacements forcés est aujourd’hui d’environ quatre millions. Et comme le dit aussi le secrétaire général lui-même, la Monusco, depuis 25 ans, a démontré ses limites de fond et de forme. Et donc, nous avons estimé que, comme nous l’avons dit l’année dernière, il faudra absolument accélérer le retrait, ce qui ne signifie pas le précipiter, il n’y a pas de précipitation, il ne faut pas non plus retarder inutilement le retrait au grand détriment du peuple congolais, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

Vous dites : « pas de précipitation ». Du côté de New York et du chef des Casques bleus, Jean-Pierre Lacroix, on dit que des centaines de milliers de Congolais sont protégés presque exclusivement par la Monusco, exemple à Djugu dans l’Ituri, et que le vide sécuritaire leur serait fatal. Est-ce qu’il ne faut pas un retrait graduel ?

Mais j’ai parlé d’entrée de jeu de retrait responsable, ordonné, progressif et réussi. Et on ne peut pas avoir ce retrait si on ne le prépare pas, si on n’intègre pas les aspirations profondes des Congolais – pour lesquels la Monusco a eu la mission première d’assurer la protection, qui ne l’est pas aujourd’hui. Je n’ai pas besoin de démonstration particulière : il y a Kishishe, il y a d’autres localités, qui ont connu des massacres qui ont porté l’horreur à son comble alors que la Monusco était là.

Du côté de l’opposition, le mouvement Ensemble pour la République de Moïse Katumbi vous accuse de vouloir vous débarrasser de la Monusco comme d’un témoin gênant, au moment où les violations des droits de l’Homme se multiplient dans votre pays.

C’est que l’opposition ignore délibérément que dans la programmation du retrait, nous avons déjà un plan de transition, et nous avons retenu, parmi les piliers prioritaires, la sécurité des populations et le processus électoral – dans sa sécurisation, comme dans son appui logistique. Et donc, s’agissant des élections, c’est un faux débat, c’est du mensonge. La Monusco a un travail à faire, et il n’y a pas longtemps, le département des affaires politiques des Nations unies est arrivé ici, il y a à peu près cinq-six mois. Il y a un plan de travail qui a été convenu avec la Céni, impliquant totalement la Monusco. Donc tout cela, c’est du bluff, ce n’est pas la vérité.

Donc, la Monusco ne partira pas avant les élections du 20 décembre ?

Le retrait est progressif et la Monusco a un travail, c’est l’accompagnement du processus électoral.

L’accompagnement du processus électoral jusqu’au jour du vote, jusqu’au 20 décembre ?

Mais le processus électoral implique les opérations pré-électorales, électorales, et quelque part, post-électorales. La Monusco est là, mais nous disons qu’à la fin de cette année, il faut que le retrait au moins commence.

Monsieur le Vice-Premier ministre, après le Mali, le Burkina, la Guinée, le Niger, voici le Gabon qui est frappé à son tour par un coup d’État militaire. Quelle est votre réaction ?

Nous avons connu les années 90 qui correspondaient au renouveau démocratique en Afrique. Pour nous, la RDC, il n’est pas question de remettre en cause cette révolution démocratique, donc nous sommes fidèles à la position de l’Union africaine, avec toutes les sanctions que l’Union impose. S’agissant de notre région, l’Afrique centrale, nous adhérons totalement à la position qui a été prise par les Chefs d’Etat et de gouvernement lors de la réunion qui s’est tenue en Guinée équatoriale sous la présidence du doyen Obiang Nguema Mbasogo. Ce qu’on fait maintenant, c’est le travail qui a été confié au président Touadéra, c’est de consulter toutes les parties gabonaises concernées, de manière à avoir un schéma de transition rapide, qui permette le retour à la normalité républicaine.

Quand vous dites un schéma de transition rapide, c’est combien de temps ?

J’ai cru entendre que le Premier ministre, qui vient d’être nommé hier, avait indiqué 24 mois, c’est-à-dire deux ans. C’est évidemment aux Gabonais eux-mêmes, plus que quiconque, qu’il appartient de savoir ce qu’ils veulent et de nous donner les indications qu’il faut. En tout cas, nous faisons confiance à notre émissaire, l’émissaire de la communauté, le président Touadéra, et nous espérons qu’il se dégagera un consensus des Gabonais autour de la durée. Si les Gabonais disent deux ans, nous allons prendre acte.

 

Christophe Boisbouvier
La Prospérité / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 890 jours
Que Signifie le Mot " BANYAMULENGE" ? Le mot "BANYAMULENGE " est une appellation frauduleuse que les refugiés Tutsi rwandais (BANYARWANDA) se sont octroyés pour infiltrer la RDC et forcer à obtenir l'identité congolaise . MULENGE est une colline appartenant à la Tribu BAFULIRU sur laquelle ont été accueillis les refugiés tutsi rwandais en 1961 et 1963 par le HCR . En 1964 , il était interdit aux refugiés Tutsi BANYARWANDA installés sur les sites de MULENGE , KATOBO et LEMERA de faire la politique au Congo conformément à un circulaire de l'Administration coloniale Belge et du HCR. Qui les a autorisé à faire la politique au Congo ? Rappelons que sur 450 Tribus existantes au Congo et archivées par l'administration coloniale belge, il n'existe pas en RDC une tribu appelée BANYAMULENGE . Le Mot " BANYAMULENGE " a été crée en 1978 par Gisaro , un Tutsi Rwandais ( soit 18 ans après l'indépendance du Congo) . Selon l'article 10 de la constitution de 2006 , il n'existait au Congo Aucun groupe ethnique appelé " BANYAMULENGE" à la date du 30 JUIN 1960. Ce sont des "BANYARWANDA "( citoyens Rwandais) en quête des terres et de l'identité congolaise

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Il y a 890 jours
(suite) En somme, on constate malheureusement le regain de la confiance sécuritaire , par le régime, de la MONUSCO pour le processus électoral ; celà n'exclut pas la forte possibilité de son retardement ou sa pérennisation post-électorale. Il y'a donc une anguille sous roche.

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Il y a 890 jours
D'entre jeux, on constate que le VPM ne joue pas le franc jeu, lorsqu'il commence à répondre, à la première question, par je pense qu'il n'y a pas d'impatience ; il aurait dû être sûr de lui qu'il n'y a pas d'impatience. Il a en outre continué à démontrer l'incapacité sécuritaire actuelle de la MONUSCO et la compromission de la souveraineté nationale par la présence de la MONUSCO,comme pour dire que Macron avait raison à ce dernier aspect; on constate également et seulement que le régime a été bouclé par un mauvais système de renforcement de son propre pouvoir au détriment la sécurité et la souveraineté de l'entièreté du pays, il faut surenchérir aussi que ce régime a échoué lamentablement sur la sécurité de ses citoyens par manque des stratégies salvatrices de la grandeur d'âme de l'épanouissement de la RDC à l'échiquier mondial, au regard du développement. On a simplement voulu voir que les prochaines élections puissent être organisées sans la MONUSCO contre la quelle, ses dernières années ne reflétaient plus sa vivacité sécuritaire malgré sa logistique. En somme, on constate malheureusement le regain de la confiance...

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Il y a 890 jours
J'ai pitié du VPM. Il est obligé de faire de l'équilibrisme sur une corde raide. D'un côté il demande à la Monusco de plier bagages à partir de la fin de l'année. De l'autre il confirme que la même Monusco va assurer "l'accompagnement du processus électoral" qui aura lieu à la fin de l'année aussi. C'est-à-dire qu'au même moment la Monusco devra accompagner le processus et commencer son retrait ?! Quelle logique drôle ! Le gouvernement imagine-t-il la durée du retrait de la plus grande mission des Nations Unies ? Excellence, soyez sincère. Cessez de tenir des propos populistes mais irréalistes. Vous avez encore besoin de la Monusco, même si la population, incitée par les propos entre autres de Bahati, vous pousse à la faire partir.

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Il y a 890 jours
Mr. le VPM Christophe LUTUNDULA, il faut seulement dire que la MONUSCO assurera le suvi du electoral et post-electoral apparement c'est un rallongement qu'on donne encore a cette structure criminelle installee par les Occidentaux pour piller nos richesses et laisser mourir nos freres et soeurs en complicites de certains de nos freres congolais.

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