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Afrique

Tshisekedi et Ndayishimiye : le front anti-Kigali

2024-02-16
16.02.2024
Politique
2024-02-16
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Les présidents Tshisekedi et Ndayishimiye font bloc pour contrer les menaces extérieures de déstabilisation de leurs pays respectifs @Photo Droits tiers.

Tshisekedi et Ndayishimiye ont un ennemi commun : Paul Kagame. Le tyran rwandais passe son temps à déstabiliser ses voisins. Au Congo-Kinshasa, il appuie les terroristes du M23 tandis qu’au Burundi, il souffle sur les braises. Bujumbura certifie que le régime rwandais soutient les rebelles du groupe RED-Tabara (Résistance pour un État de droit au Burundi) qui avait lancé une attaque meurtrière le 22 décembre 2023 près de la frontière avec la République démocratique du Congo tuant 20 personnes, dont des femmes et des enfants. Sanguin, Ndayishimiye a fermé la frontière avec le Rwanda. Une manière forte de désapprouver la duplicité du régime despotique de Kigali.

À Kinshasa, Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye ont, à nouveau, renforcé leurs liens d’amitié et de coopération militaire. Les deux chefs d’État sont déstabilisés par un voisin impénitent. Face à cette menace récurrente de l’hégémoniste Paul Kagame, ils ont décidé de faire front commun. Désormais, ce qui touche au Congo-Kinshasa touche le Burundi et vice-versa. Une solide réplique concoctée au régime de Kigali qui pense mettre les chaos autour de lui et que seul son pays soit considéré par le monde entier comme le seul îlot de stabilité dans la région. La démarche de Ndayishimiye est applaudie de deux mains par les autres pays du continent lassés par le caractère gangsteriste de Kagame dans la région des Grands lacs. Cette coalition pourra faire mal à Kigali dont le soutien aux mouvements déstabilisateurs dans la région est devenu une obsession.

Bujumbura avait déjà fermé sa frontière avec son voisin rwandais en 2015, puis rouverte en 2022, avant le nième clash de décembre 2023 qui a conduit à une nouvelle fermeture. À l’aube de la nouvelle année, le président burundais, Évariste Ndayishimiye a accusé ouvertement le Rwanda de soutenir les rebelles de RED-Tabara, principal groupe armé combattant son régime dont la base se trouve dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC. Le mouvement est aujourd’hui le plus actif des groupes rebelles burundais, avec une force estimée entre 500 et 800 combattants. “Nous avons fermé nos frontières (avec le Rwanda). La décision a été prise”, avait déclaré devant des journalistes le ministre burundais de l’Intérieur, Martin Niteretse.

Et d’ajouter que “Nous avons un mauvais voisin : Paul Kagame. Nous avons suspendu les relations avec le président rwandais jusqu’à ce qu’il se ressaisisse. Car, il n’est pas bien intentionné”, avait-il également affirmé, soutenant que Kigali “héberge les criminels qui nuisent aux Burundais”.

L’alliance Tshisekedi-Ndayishimiye, un signal fort lancé à la communauté internationale 

Malgré les rapports incessants des experts de l’ONU prouvant le soutien militaire du Rwanda aux terroristes du M23, New-York affiche une passivité coupable. Quoi de plus normal pour Kinshasa de renvoyer les Casques bleus de son sol et démarcher auprès d’autres blocs sous régionaux dont le pays est membre, pour rechercher un appui militaire réel et efficace. Avec l’EAC, le deal n’a pas marché à cause de l’influence de Kigali dans la chaîne de commandement. Ses complices kényans et ougandais ont grippé la machine. Au départ, la mission devait anéantir le M23 s’il poursuivait les hostilités mais malheureusement elle a, par la suite, démontré une certaine complicité avec le mouvement terroriste. Les menaces de Kinshasa de rompre l’accord autorisant la présence de la force régionale sur son territoire n’avaient pas dissuadé les relais du Rwanda à arrêter leur scénario malsain. Au finish, la force régionale a été chassée provoquant la colère injustifiée de Kenyans et Ougandais dont le double jeu n’a pas favorisé l’évacuation des terroristes hors du territoire national congolais. Par contre dans les entités contrôlées par les militaires burundais, les choses avaient réellement bougé. Les Wazalendo avaient repris le contrôle des pans entiers de l’espace conquis par le M23 avant de capituler. Aujourd’hui, Burundais et Congolais sont appelés à se battre pour assurer la sécurité à leurs frontières face à un voisin cynique qui n’a plus horreur de voir le sang coulé dans la région.

 Kagame dans le dur 

Il devient le problème de la région. Kagame doit faire face à Tshisekedi et Ndayishimiye dont la hargne de mettre rapidement fin au chaos sécuritaire dans la région n’est plus à démontrer. Les deux chefs d’État pourraient se passer de la dépendance de la communauté internationale pour accomplir leurs objectifs. Dans la même démarche d’imposer la paix dans l’est du Congo, la SADC a décidé de prêter mains fortes à Kinshasa. Le contingent sud-africain se déploie au Nord-Kivu. D’une source diplomatique, Ouragan apprend qu’il sera hors de question pour les pays membres de cette communauté de laisser perdurer cette tragédie de l’est. Reste à savoir si les troupes déployées ont un mandat défensif ou elles vont se borner à protéger uniquement la capitale du Nord-Kivu. De toutes les façons, Kagame est averti. La défaite militaire du M23 sonnera le glas de son régime. Son départ, indique un acteur politique congolais, ouvrira une nouvelle ère de paix et de coexistence pacifique dans la région. Si les maîtres occidentaux ne l’ont pas encore totalement lâché, mais ils sont de plus en plus agacés devant le drame humanitaire que provoque cette guerre d’agression.

La déflagration de la région est à craindre. Le niveau de belligérance a atteint son paroxysme. La communauté internationale qui se mire dans un silence absolu, doit prendre les devants et éviter une confrontation entre pays de la région. L’ONU a encore les pouvoirs d’arrêter l’escalade. Si rien ne fait, Kinshasa, dont le président avait promis de bombarder Kigali à la moindre escarmouche, n’hésitera pas pour la défense de la souveraineté et l’intégrité de son territoire, de recourir à tous les moyens possibles pour protéger sa population et lui éviter ce martyre perpétuel.

Comme la RDC, les relations entre le Burundi et le Rwanda ont souvent été tumultueuses. Une légère amélioration avait été notée après l’arrivée au pouvoir d’Évariste Ndayishimiye en 2020, mais depuis, les liens se sont à nouveau distendus quand le Burundi a envoyé des troupes pour aider à lutter contre les rebelles du M23, soutenus par Kigali, dans l’est de la RDC.

Landry Amisi
OURAGAN / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 735 jours
Ce VAMPIRE de Kagame ne comprend qu'un seul langage, celui des armes ou de la force. Un inapte avec 25 Kgs dont l'état de santé reste à désiré, n'a de force que lorsqu'il tient une arme. Nous verrons le jour où cette arme sera ravie s'il aura encore la force de faire quelque chose.

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