
Politique
Le politologue, journaliste d'enquête, essayiste et éditeur franco-camerounais, Charles Onana, a animé une conférence, le 16 mars à l'Université de Kinshasa, sur les vrais enjeux qui sous-tendent la guerre de l'Est de la République démocratique du Congo (RDC).
D'après Charles Onana, la guerre dans l'Est de la RDC tire ses origines lointaines du génocide de 1994 dont l'élément déclencheur fut le crash aérien ayant coûté la vie au chef de l'Etat rwandais, Juvenal Habyarimana, et au Burundais Melchior Ndandaye. L'ex Zaïre fut alors contraint par les Occidentaux d'accueillir sur son sol des milliers des réfugiés fuyant les représailles du régime de Kigali, dans la foulée de la traque des génocidaires lancée par l'Armée patriotique rwandaise, a expliqué le conférencier.
Il a fait observer que le régime rwandais en avait trouvé un alibi pour justifier ses attaques récurrentes à l'intérieur du territoire congolais, évoquant son droit de poursuite des éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda installés sur le sol congolais depuis le fameux génocide. Pour Charles Onana, il s'agit là d'un faux fuyant car l'enjeu principal consiste à créer et à entretenir le désordre dans la partie Est de la RDC en vue de faire main basse sur les ressources naturelles dont elle regorge. Des ressources qui, d'un point de vue partagé en Occident, ne devraient pas servir uniquement aux Congolais mais plutôt à l'ensemble de la sous-région selon la théorie de cogestion de la gouvernance minière.
L'analyse franco-camerounais explique, par ailleurs, qu'aux yeux de l'Occident, le Congo n'est pas un Etat mais une affaire à rentabiliser. Il a ajouté que l'acte de Berlin a fait du Congo un res nulluis, c'est-à-dire un bien sans maître où tout le monde pouvait se servir à loisir. D'où, toute velléité patriotique est combattue et tout dirigeant visionnaire prônant l'émergence du pays n'est toujours pas bien vu.
Charles Onana a terminé son exposé par soutenir la fait que l'Occident est le vrai acteur de la guerre d'agression (guerre secrète) et que le Rwanda n'en serait, en fait, qu'un simple commissionnaire. "L'heure a sonné pour passer de la prise de conscience à l'engagement militaire patriotique car, toutes les tentatives dans le cadre du respect des accords de Nairobi et de la feuille de route de Luanda ont montré leurs limites", a-t-il indiqué.
Pour le conférencier, la seule alternative et le seul langage qui pourraient être bien entendus par le Rwanda restent et demeurent le recours à la force. "Il y va de la survie de la patrie", a-t-il conclu, s'inspirant des guerres saintes de libération reconnues dans les Écritures.
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