
Economie
Des fausses plaques d’immatriculation de l’Etat font perdre beaucoup de recettes au Trésor public à travers la DGI, la Sonas, la DGRK, la police anti-incendie.
A cause de la délivrance de ces plaques par certains réseaux mafieux au sein des administrations, les propriétaires des véhicules contournent la vignette, l’assurance automobile, l’extincteur et même la plaque minéralogique. Jusque-là, aucun mécanisme n’est mis en place pour traquer les commanditaires et mettre fin à ces actes inciviques, qui deviennent de plus en plus inquiétants.
La circulation de ses plaques rétrécit l’assiette des services concernés dans le circuit de la délivrance des immatriculations civiles. Ces derniers temps, plusieurs propriétaires des véhicules utilisent des plaques de l’Etat pour échapper au contrôle de la police et autres services. Cette situation qui est devenue une sorte de mode, traverse les différentes administrations des institutions, des ministères et des services publics. Certains propriétaires des véhicules privés n’hésitent pas à recourir à des immatriculations des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et mêmes de la présidence de la République. La délivrance et l’utilisation abusives de ces plaques d’immatriculation de l’administration publique occasionnent des pertes pour le compte de la direction générale des impôts (DGI), laquelle devrait mobiliser beaucoup de recettes compte tenu du flux important des engins roulants sur l’ensemble de la République.
L’administration fiscale n’empoche rien et ne se contente que de la vente des plaques minéralogiques civiles. Les services de sécurité doivent procéder à des arrestations des véhicules portant des plaques étatiques. Cela permettra à la DGI de rentrer dans ses droits. Le port d’immatriculations est obligatoire. Il concerne tous les engins roulants, c’est dire de l’Etat et des privés. Tous les véhicules portant des plaques étatiques appartiennent à l’Etat et sont affectés pour les courses de service, transport du personnel et des cadres.
La réalité est qu’aucun véhicule immatriculé STA-service des transports administratifs ne peut dormir en dehors de la concession TP-garage officiel de l’Etat situé sur la 1ère rue Limete-Industriel. "Des gens achètent leur propres véhicules et les immatriculent avec des plaques de différentes administrations RD-Congolaises. Tous les services qui interviennent dans le circuit de la délivrance de ces plaques minéralogiques font des manques à gagner considérables", a regretté un des cadres de la direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK). Cette régie financière de la capitale vend la vignette à chaque véhicule immatriculé à la DGI. La vignette est le symbole de l’impôt sur le véhicule, droit reconnu par l’Etat.
Ces manques à gagner touchent directement la société nationale d’assurances (Sonas). Aucun véhicule ne peut obtenir la plaque d’immatriculation sans payer l’assurance automobile. Cette dernière est obligatoire, car l’assurance est la sécurité. Le port des extincteurs dans les engins roulants a un caractère obligatoire. Et pourtant, le gros des véhicules circulant au pays ne possèdent pas d'extincteurs. La délivrance et la circulation de toutes ces plaques d’immatriculation multiformes de l’administration publique ne permettent pas à tous ces services étatiques de rentrer dans leur droit.
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