
Politique
VK a été porté par une foule immense alors qu’il déposait sa candidature, lundi 13 mai 2024, pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale dont le scrutin est prévu samedi 18 mai.
Hormis Kamerhe, d’autres candidatures ont été réceptionnées par les services de l’Assemblée nationale, notamment celle de l’Udps Jean-Claude Tshilumbayi au poste de 1ᵉʳ vice-président. Deux candidatures sont enregistrées pour la fonction de rapporteur adjoint réservé à l’opposition. Il s’agit de Dominique Munongo (Ensemble pour la République) et Constant Mutamba (Dypro).
La veille, le présidium de l’Union sacrée avait, à travers un communiqué, proposé les candidatures de Christophe Mboso comme deuxième vice-président, Serge Bahati, comme questeur et Caroline Bemba, questeur adjointe. Ticket rejeté par une frange de députés nationaux de la majorité parlementaire.
VK, retour en force

Avec une vision claire et une détermination palpable, Kamerhe promet une représentation authentique du peuple, où les voix de tous seront entendues et les besoins de chacun pris en compte. “Le peuple congolais sera correctement représenté dans cette salle et sa voix, ses désidératas mais surtout ses détresses seront régulièrement relayés par les députés. Ça sera un véritable temple de la démocratie”, s’est-il engagé.
Déclarant que la Chambre basse du Parlement sera un véritable “temple de la démocratie”, le leader de l’UNC rappelle l’importance de l’hémicycle comme un bastion de la liberté d’expression et de la gouvernance transparente. “Bonne chance à tous les candidats aux différents postes, que la démocratie l’emporte et que la sérénité revienne sans les cœurs des gens”, a-t-il indiqué.

Humble mais surtout sérieux et honnête, Vital Kamerhe a exprimé sa gratitude envers ses collègues députés de l’Union sacrée et le président de la République (autorité de référence) pour le dévolu jeté sur sa modeste personne. L’ex-directeur de cabinet du chef de l’État incarne l’espoir d’un renouveau, où la primauté de l’intérêt public guide chaque décision. “Je viens de déposer ma candidature au poste de président de l’Assemblée nationale pour le compte de l’Union sacrée. Mais je remercie aussi le président de la République qui est la haute autorité de notre famille politique”, s’est-il exprimé.
Alors que la nation congolaise fait face à des défis multiples, notamment la lutte contre la pauvreté, la quête de la paix dans l’est…, la candidature de Kamerhe symbolise une lueur d’espoir pour un avenir meilleur. “Nous avons beaucoup de défis qui nous attendent; notamment la guerre dans l’est et la pauvreté que nous devons combattre. Donc, nous sommes une institution importante au cœur de beaucoup d’enjeux”.

VK a été élu mardi 23 avril 2024 lors des primaires de la famille politique au pouvoir, candidat unique de l’Union sacrée au perchoir avec 183 voix, battant ses principaux concurrents Mboso deuxième (113 voix) et Bahati bon dernier (69 voix). 7 bulletins blancs avaient été constatés. Aux députés nationaux, il leur avait promis une nouvelle ère de transparence et d’engagement. Son discours avait été centré sur la situation d’insécurité persistante dans l’est du pays, affirmant que le débat sur cette question devait redevenir public.
Assemblée nationale : Kamerhe parti pour retrouver le perchoir 15 ans après, avec l'UDPS cette fois-ci !

À l'Assemblée nationale, les choses sérieuses ont commencé le lundi 13 mai 2024, jour choisi par presque tous les candidats, pour déposer leurs dossiers de candidature aux différents postes du bureau définitif de la chambre basse du Parlement congolais.
Vainqueur des primaires de l'USN -Union sacrée de la Nation- pour le perchoir, Vital Kamerhe, sans surprise, a remis son dossier le même lundi. Il est le seul candidat en lice pour le perchoir, confirmant ainsi qu'il est bel et bien « le choix du Président de la République», pour prendre la direction de l’Assemblée nationale.
À la tête d'une plateforme politique baptisée PCR -Pacte pour un Congo retrouvé-, qui revendique plus de 100 députés nationaux, Vital Kamerhe est ainsi bien parti pour retrouver le perchoir, 15 ans après l'avoir quitté. Sa candidature, estiment de nombreux observateurs de la scène politique congolaise, clos le débat : le leader de l'UNC est bien « la personne en qui le Président Tshisekedi a placé sa confiance, pour diriger l'Assemblée nationale ».
Kamerhe, ont-ils enchaîné, devient ainsi le symbole du resserrement des liens entre l'UDPS -Union pour la démocratie et le progrès social- et l’UNC -Union pour la nation congolaise-. Ces deux partis, depuis novembre 2018, ont levé l'option de faire route ensemble, pour le rayonnement de la RDC, par l'application d'une politique qui met au centre le peuple.
Le mariage UDPS-UNC, symbolisé par les deux figures de proue de ces formations politiques, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, a traversé de fortes zones de turbulence lors des cinq dernières années, sans céder aux sirènes de divorce qui, sans cesse, ont guetté cette relation dont la seule détermination a toujours été de voler au secours du peuple congolais.
Ce combat, Vital Kamerhe entend le poursuivre dans ses futures responsabilités de président de l'Assemblée nationale. Il l'a dit quelques instants après avoir officialisé sa candidature.
« Je remercie aussi le Président de la République, qui est la Haute autorité de l'Union sacrée. Le peuple congolais sera correctement représenté dans cette salle, et sa voix, ses désidératas, ses cris de détresse seront relayés par les honorables députés. Ça sera un véritable temple de la démocratie», a-t-il déclaré devant la presse, non sans annoncer les couleurs quant à ses priorités : la pacification de l'Est du pays et l'éradication de la pauvreté qui gangrène la majorité des Congolais.
Et, Kamerhe peut compter sur le Dr. Jean-Claude Tshilumbayi, également candidat unique au poste de 1er vice-président du bureau définitif de la chambre basse. Intellectuel de haut point, doté d'un sens élevé d'analyse de situation et de solution aux problèmes, ce professeur des universités se présente tel un réel atout pour Vital Kamerhe, si non un partenaire pour accomplir cette mission qui va permettre au Président Félix Tshisekedi d'offrir aux Congolais plus d'emploi et plus de sécurité, et un social amélioré.
Kamerhe-Tshilumbayi, ce sera désormais la symbolique de la parfaite harmonie entre UNC et UDPS, qui va faire mentir ceux qui ont accusé faussement l'ancien vice-Premier ministre en charge de l'Economie de rouler pour son propre compte.
Par ailleurs, les postes brigués par Kamerhe et Tshilumbayi sont les seuls à traduire le respect du ticket connu de l'Union sacrée de la nation. Pour d'autres sièges dans le bureau définitif de l'Assemblée nationale, certains députés USN ont choisi d'aller à l'encontre de la ligne tracée par le présidium. C'est le cas, notamment, d'Antipas Mbusa Nyamwisi, ministre sortant de la Coopération régionale, qui a remis, lundi, sa candidature au poste de deuxième vice-président, concurrençant, par conséquent, celle de Christophe Mboso, officiellement candidat USN à cette fonction.
À la questure, contre toute attente, le député national Dhédhé Mupasa dépose sa candidature pour défier son collègue Serge Bahati, qui a été aligné par l'Union sacrée de la Nation.
Au poste de questeur adjoint, Roger Ron Bimwala a choisi d'affronter Caroline Bemba Bamanisa, sœur biologique de Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre en charge de la Défense, listée aussi dans le ticket USN.
Dans les rangs de l'opposition, la guerre est ouverte entre Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et la DYPRO -Dynamique progressiste- de Constant Mutamba. Ce dernier a postulé au poste de rapporteur adjoint de l'Assemblée nationale, pendant que le camp Katumbi revendique cette fonction exclusivement réservée à l'Opposition. Les Katumbistes ont aligné Dominique Munongo. Ils ont aussi mis en garde Constant Mutamba, reproché de prendre la politique comme une « blague ».
Les candidatures déposées, la lutte est désormais ouverte pour tous les postes... sauf probablement pour la présidence et la première vice-présidence.
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Vital Kamerhe, le choix des élus de l’Union sacrée pour le perchoir de l’Assemblée nationale @Photo Droits tiers.