
Monde
L'armée israélienne a mené, vendredi, des bombardements dans la bande de Gaza, sans avancée dans les pourparlers pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. En parallèle, la frontière entre l'État hébreu et le Liban a connu une flambée de violence.
Alors que les bombardements israéliens se poursuivent sur Gaza, vendredi 14 juin, la perspective d'une trêve rapide dans la guerre entre Israël et le Hamas palestinien s'éloigne, malgré les efforts internationaux.
Au neuvième mois de la guerre, le front nord d'Israël, à la frontière avec le Liban, connaît une nouvelle flambée de violences avec des échanges de tirs transfrontaliers intenses entre le Hezbollah, un allié du Hamas, et l'armée israélienne.
Aux premières heures vendredi, des témoins ont fait état de frappes israéliennes sur le petit territoire palestinien, en proie à une crise humanitaire majeure avec une menace de famine et où 75 % des quelque 2,4 millions d'habitants ont été déplacés selon l'ONU.
L'armée concentre principalement ses opérations à Rafah, où elle a lancé le 7 mai son offensive terrestre indispensable selon elle pour éliminer le Hamas. Mais les bombardements et les combats continuent ailleurs dans la bande de Gaza.
Malnutrition aiguë
"Nous étions assis à la maison et nous mangions. Soudain la maison s'est effondrée sur nous", touchée par une frappe nocturne israélienne sur la ville de Gaza (nord), a raconté à l'AFP Anwar Harz, blessé et soigné à l'hôpital Al-Ahli. "Assez, assez de guerre et de destruction."
Plusieurs Palestiniens blessés parmi lesquels des enfants ont été transportés dans cet hôpital, l'un des rares à fonctionner, a minima, dans le territoire palestinien. À la morgue de l'établissement, plusieurs corps enveloppés dans des couvertures sont placés à même le sol.
À l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa à Deir al-Balah (centre), des membres de la famille Hegazi pleurent la mort de Eyad, 10 ans, décédé selon eux de malnutrition. Des images montrent sa sœur tenant dans ses bras son corps très amaigri.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 8 000 enfants âgés de moins de cinq ans ont été soignés à Gaza pour malnutrition aiguë, "dont 1 600 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère".
"Il y a déjà eu 32 décès attribués à la malnutrition, dont 28 parmi les enfants de moins de cinq ans", a déclaré mercredi le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Selon l'armée, les troupes à Rafah "ont éliminé des terroristes, localisé de grandes quantités d'armes et des ouvertures de tunnels souterrains" et "détruit des sites d'infrastructures du Hamas".
Dans le centre et le nord de Gaza, les avions de combat israéliens ont visé des "structures ou des cellules terroristes", a-t-elle ajouté.

Deux femmes et une fillette palestiniennes se tiennent à côté d'un poêle allumé dans le centre de la bande de Gaza, le 13 juin 2024. © Bashar Taleb, AFP
Joe Biden blâme le Hamas
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par l'attaque lancée par le Hamas depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1 194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.
En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive de grande envergure à Gaza qui a fait 37 266 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.
Un plan de trêve à Gaza annoncé le 31 mai par le président américain Joe Biden, principal allié d'Israël, est jusque-là resté lettre morte, le gouvernement israélien et le Hamas campant sur leurs positions.
Le plan prévoit, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages retenus à Gaza et de la libération de Palestiniens emprisonnés par Israël.
Joe Biden a présenté ce plan comme émanant d'Israël. Mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu l'a jugé incomplet, réaffirmant la détermination de son gouvernement à poursuivre la guerre jusqu'à la défaite du Hamas et la libération de tous les otages.
Le Hamas a lui transmis aux pays médiateurs une première réponse, qui selon une source proche des discussions, contient des "amendements" au plan, incluant "un calendrier pour un cessez-le-feu permanent et le retrait total des troupes israéliennes de Gaza". Des exigences qu'Israël a toujours rejetées.
En marge du sommet du G7 en Italie, Joe Biden a blâmé jeudi le Hamas. "J'ai soumis une proposition approuvée par le Conseil de sécurité, par le G7, par les Israéliens, et le principal obstacle à ce stade est le Hamas qui refuse de signer, même s'ils ont proposé quelque chose de similaire."

(g-d) Le président du Conseil européen, Charles Michel, le chancelier allemand, Olaf Scholz, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, le président français, Emmanuel Macron, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Borgo Egnazia, le 13 juin 2024 en Italie. © Ludovic Marin, AFP
Selon un projet de déclaration, le G7 a appelé vendredi à ce que les agences de l'ONU, dont celle pour les réfugiés palestiniens Unrwa, puissent travailler sans entraves à Gaza.
Dans la foulée, Washington a annoncé prendre des sanctions contre un groupe extrémiste israélien, le "Tzav 9", accusé d'entraver la distribution de l'aide humanitaire aux Palestiniens à Gaza.
Sirènes d'alerte
Le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en 2007, deux ans après le retrait unilatéral d'Israël de ce territoire palestinien qu'il a occupé pendant 38 ans. Ce mouvement est considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis ou encore l'Union européenne.
Accusée par les autorités israéliennes de soutenir le Hamas, la chaîne qatarie Al Jazeera a vu son interdiction en Israël prolongée de 35 jours par la justice.
Dans le nord d'Israël, des sirènes d'alerte aux roquettes ont retenti vendredi, la police parlant de la chute d'"environ 35 projectiles" tirés du Liban dans les environs des villes de Kiryat Shmona et Kfar Szold. Un certain "nombre" de projectiles ont été interceptés et personne n'a été blessé durant ces attaques, a précisé la même source.
Dans la nuit, des frappes israéliennes ont coûté la vie à deux civils dans le sud du Liban, selon l'Agence nationale libanaise, après des attaques à la roquette et au drone du Hezbollah contre des cibles militaires dans le nord Israël.
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