
Politique
En 2012, les rebelles du M23 ont été chassés de Goma, dans l'est de la RDC, par une intervention militaire internationale.
En RDC, la possible prise imminente de Goma par le M23 aggrave la crise humanitaire dans cette région qui a subi deux guerres dévastatrices, entre 1996 et 2003. Ce groupe armé est né en 2009 d'une mutinerie d'anciens rebelles tutsi du CNDP, le Congrès national pour la défense du peuple, intégrés au sein de l'armée congolaise.
Après une première prise de Goma en 2012, le M23 avait été vaincu un an plus tard par l'armée congolaise et les Casques bleus de la Monusco. Il avait dû aussi céder aux pressions de la communauté internationale.
Le président américain d'alors, Barack Obama, avait demandé à son homologue rwandais, Paul Kagame, de mettre fin à tout soutien aux rebelles du M23. Lors d'un appel téléphonique, Barack Obama avait "souligné que tout soutien au groupe rebelle M23 était incompatible avec le désir de stabilité et de paix du Rwanda'', selon un communiqué à l'époque de la Maison-Blanche.
Les États-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas avaient suspendu une partie de leur aide au Rwanda.
Après dix ans d'inaction de ses combattants, retirés en Ouganda et au Rwanda, le M23 a relancé la rébellion actuelle en 2022. Ce mouvement continue à reprocher au gouvernement de Kinshasa de ne pas respecter un accord sur la réinsertion de ses combattants.

La RDC et le Rwanda, un voisinage tumultueux
Sa réapparition a provoqué une nouvelle crise entre le Rwanda et la RDC. Le Rwanda continue pourtant à nier son implication directe dans le conflit actuel dans l'est de la RDC, ceci en dépit des accusations des Nations unies.
À chaque fois, Kigali réplique en disant conserver, une "posture défensive durable" au vu des combats représentant "une menace sérieuse à la sécurité du Rwanda."
Le dernier rapport annuel des experts de l'Onu a néanmoins établi que 3.000 à 4.000 soldats rwandais combattent aux côtés du M23 et que le Rwanda a "de facto" pris le "contrôle et la direction des opérations du M23".
Pressions de la communauté internationale
Cette fois, plusieurs autres pays, dont les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, ont appelé le Rwanda à cesser son soutien au M23 et à retirer ses troupes du sol congolais.
Samedi dernier (25 janvier), le président Emmanuel Macron a appelé séparément les président Paul Kagame et Félix Tshisekedi pour tenter une désescalade.
Et pour la première fois, le secrétaire général de l'Onu, António Guterres, a, quant à lui, appelé ce dimanche les forces rwandaises à se retirer du territoire de la RDC.
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