
Société
L’affaire a fait grand bruit, la justice militaire s’en est saisie d’office afin d’élucider les contours et établir les responsabilités. Vendredi 4 avril 2025, le procès en flagrance a été lancé. À la barre, sept agents de la Police nationale congolaise -PNC-, accusés d’être impliqués dans la mort du brigadier de 1ère classe Fiston Kabeya Senda Fiston, décédé le 31 mars dans les geôles de l’Auditorat militaire, où sa hiérarchie l’avait conduit, quatre jours plus tôt, à l’insu de la Première ministre, après une altercation avec l’escorte de cette dernière. Issus de l’Unité de protection et hautes institutions -UPI/HP-, ces policiers en détachement à la Primature sont poursuivis pour « homicide prêter intentionnel et violation de consigne ».
Olivier Kanza Dunia et Anaclet Banga Gayole, tous deux commissaires supérieurs adjoints, mais aussi le sous-commissaire Michel Yalala Dimatundu, les sous-commissaires adjoints Mangela Beni et Libenge Kayindo, le brigadier en chef Sangwa Mulanya ainsi que l’agent Théo Kabongo Kabongo sont accusés d’avoir fait subir à la victime des violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner et violation des consignes.
Toutefois, les circonstances exactes entourant le décès du brigadier Kabeya restent floues. Ce dernier aurait, selon des témoignages, été violenté par la suite de la Première ministre. Intervenant comme partie civile, les avocats de la famille victime ont sollicité la comparution de la République comme civilement responsable alors que la prochaine audience a été fixée au 14 avril.
Dans cette affaire, un collègue du défunt a publiquement dénoncé l’implication de la garde de la Première ministre. Une aubaine pour les détracteurs de Judith Suminwa, friands de badbuzz impliquant la première femme-cheffe du gouvernement, qui ont tout de suite tiré sur Suminwa, allant jusqu’à exiger sa démission. Dans un communiqué, la Première ministre a pourtant exprimé « son profond regret à la suite de la disparition d’un homme dévoué à servir [le] pays », tout en appelant la population « à ne pas prêter foi à la manipulation et à la spéculation autour du regrettable décès du Brigadier », en attendant l’issue du procès en cours.
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