
Economie
Dans un contexte déjà fragilisé par l’insécurité, l’instabilité du taux de change à Goma devient un facteur de précarité supplémentaire pour une population exaspérée.
Aujourd’hui, un dollar américain peut s’échanger contre six taux différents, selon le type de transaction effectuée : 28.500 CDF pour la facture d’électricité publique, 32.000 CDF chez les opérateurs privés, 35.000 CDF dans les écoles, 33.000 CDF à la vente chez les cambistes, 30.000 CDF à l’achat, et 28.500 CDF lors des retraits via Mobile Money.
Un flou monétaire qui pénalise les plus vulnérables
Cette multiplicité des taux, en l’absence d’un contrôle officiel rigoureux, plonge les familles dans un désarroi économique profond.
« Où allons-nous finalement, et qui fixe réellement le taux sur le marché ? », s’interroge une mère de famille, exprimant un sentiment largement partagé sur les réseaux sociaux.
Les citoyens, déjà éprouvés par les violences et les déplacements, dénoncent un « désordre organisé » dans lequel l’économie locale semble livrée à elle-même.
Une instabilité monétaire aggravée par l’insécurité et la fermeture des banques
Au-delà du simple flou autour des taux de change, la fermeture partielle ou totale de certaines banques dans la ville, pour des raisons de sécurité, prive les habitants d’un accès fiable aux services financiers. Cela a favorisé l’émergence d’un marché parallèle anarchique, dominé par les cambistes et les prestataires informels de mobile money, qui imposent leurs propres taux sans aucune régulation.
Dans une ville militairement sous contrôle d’une autorité de facto, le vide institutionnel s’étend désormais au secteur monétaire, avec des conséquences concrètes : baisse du pouvoir d’achat, hausse des prix, insécurité alimentaire et perte de confiance généralisée dans le système économique.
Vers une économie parallèle incontrôlée ?
La situation actuelle alimente une économie souterraine où les repères s’effacent, et où la loi du plus fort s’impose. À défaut d’une reprise en main par l’État, le risque est grand de voir se développer une double économie : l’une formelle, mais paralysée, et l’autre informelle, mais incontrôlable. Ce qui, à moyen terme, pourrait affaiblir durablement le tissu économique local, avancent les experts.
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