
Société
« L'une des faiblesses de notre police est le manque de sanction interne. Et je reste convaincu que l'instrument majeur pour rétablir cette sanction qui est le seul moyen de nous permettre de redresser le corps, j'insiste bien sur le corps, est la sanction », affirme Jacquemin Shabani, vice-premier ministre en charge de l'intérieur et de la sécurité, à l'ouverture d'un atelier de renforcement des capacités des inspecteurs généraux de l'Inspection nationale congolaise et des cadres de la Police de circulation routière de la ville de Kinshasa.
Il souligne que « cette sanction ne peut venir que de l'inspection qui est l'organe de contrôle. Elle doit non seulement identifier et sanctionner les écarts, mais aussi renforcer la prévention ».
Jacquemin Shabani a laissé comprendre qu'il n'a aucune tolérance avec l'incivisme de certains agents de la police de circulation routière qui excellent dans des pratiques honteuses.
« Il est en effet inacceptable que certains agents se présentent en état d'ébriété, provoquent intentionnellement des embouteillages, imposent exclusivement la main tendue, confisquent illégalement des documents, endommagent volontairement les véhicules de leurs concitoyens, brutalisent les usagers, réclament des amendes excessives et les détournent au détriment du trésor public », a-t-il déclaré.
Il estime donc que « nous combattrons sans concession ces actes qui ternissent, qui salissent l'image de la police nationale congolaise avec comme mobile la tontine, likelemba, les haricots des enfants ( Madesu ya Bana ), des rapports avec sous bassement à la hiérarchie pour maintenir son poste sont en contradiction avec la politique du gouvernement ».
Anciens agents pour faire respecter la loi
« Il est impératif, d'une part, d'outiller nos agents de police de circulation routière avec des compétences techniques, juridiques, éthiques et déontologiques nécessaires pour accomplir leur mission avec professionnalisme, intégrité, probité, honneur et efficacité, et d'autre part, d'appeler les usagers de la route au respect strict de leurs obligations vis-à-vis de la législation routière, en vue de bannir l'incivisme routier ostensible qui caractérise leur majorité » , suggère à son tour le commissaire divisionnaire Patience Philémon Mushid Yav, commandant de l’Inspection générale de la police nationale Congolaise.
Il considère que « cela constitue une étape cruciale dans notre démarche d'amélioration des performances et des capacités opérationnelles des unités de la PCR. Il vise non seulement à renforcer leur connaissance sur le code de la route et la pratique des amendes transactionnelles, mais aussi de les appeler à la résilience, en vue de divorcer avec les pratiques abusives et leurs comportements déviants notés par notre population sur toutes les artères de la ville de Kinshasa ».
Cependant, Patient Philémon Mushid Yav souligne avec insistance « le rôle qui doit jouer l'inspection générale de la police nationale congolaise en tant qu'organe de contrôle, d'audit, d'enquête et d'évaluation qui doit demeurer le garant du respect des droits humains, de la déontologie policière, du traitement équitable des citoyens et de la répression des abus au sein de la police nationale congolaise, en déférant ces derniers devant l'autorité judiciaire possédant les policiers auteurs des actes pernicieux ».
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