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Société

Nicolas Kazadi échappe provisoirement à la justice

2025-06-16
16.06.2025
Politique
2025-06-16
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Le député national Nicolas Kazadi, ex-ministre des Finances @Photo Droits tiers.

L’Assemblée nationale a tranché. Par un vote samedi, elle a rejeté la demande du procureur général près la Cour de cassation visant à poursuivre Nicolas Kazadi, le député UDPS élu de Miabi. Sur les 370 parlementaires présents, 357 ont voté contre le réquisitoire, 6 pour et 7 se sont abstenus. Cette décision enterre, du moins provisoirement, les poursuites engagées contre l’ex-ministre des Finances, accusé de propagation de faux bruits et de divulgation de secrets d’État.

La position des élus fait suite au rapport de la commission ad hoc qui avait préconisé le rejet pur et simple de la requête du parquet. L’ancien argentier pourtant au cœur de plusieurs polémiques depuis son départ du gouvernement, bénéficie ainsi de la protection parlementaire de ses pairs.

L’affaire trouve son origine dans une interview accordée en mars dernier à la journaliste Paulette Kimuntu par l’ancien ministre des Finances. L’organe de la loi lui reproche d’avoir révélé des secrets d’État et propagé de faux bruits, ce qui constitue des infractions punies respectivement par les articles 73 et 199 bis du code pénal congolais.

Selon le réquisitoire du PG, le parlementaire n’avait pas mâché ses mots en dénonçant ce qu’il a qualifié de “gabegie à outrance” dans la gestion des finances publiques. Ses déclarations, expliquait le procureur, sont d’une extrême gravité.

Toutefois, ce qui avait poussé l’avocat de la République à agir, c’est la divulgation d’informations confidentielles, issues du Conseil des ministres, que le député a utilisées pour appuyer ses dénonciations. Une ligne rouge que la justice estime avoir été franchie.
Kazadi y avait dénoncé entre autres :

Une « culture de la jouissance », où les fonds publics seraient dilapidés sans respect de l’orthodoxie budgétaire ;
Le financement des projets improductifs, utilisés, selon lui, comme des instruments de détournement ;
La création anarchique d’environ 50 établissements publics, sans base légale, dont plusieurs restent inopérants ;
Un entourage présidentiel gangrené, accusé de pratiques mafieuses ;
Et une irrégularité manifeste dans la gestion du Programme de modernisation de l’administration (PMA), notamment par le paiement direct de jetons de présence par l’Inspection générale des finances (IGF), en marge des attributions du ministère des Finances.

 Les casseroles sales du régime étalées par Nicolas Kazadi 

On dirait une série de gifles… à soi-même. Nicolas Kazadi qui, croyant laver son honneur, a fini par salir son propre camp et éclabousser le pouvoir qu’il prétendait servir. L’ancien grand commis de l’État a démoli d’un trait ce qui restait encore de la crédibilité à sa gestion. Il avait dénoncé la création de 53 établissements publics sans prévisions budgétaires, en plein milieu d’exercice, avec du personnel recruté à l’aveuglette, sans frais de fonctionnement ni structures viables. Du théâtre bureaucratique à ciel ouvert.

Celui qui portait la casquette prestigieuse de mage aux côtés de Félix Tshisekedi, offrait aux Congolais un numéro digne d’un one-man-show. Sauf que cette fois-là, ce n’était pas du stand-up, mais une tentative ratée d’auto-défense. Face à la caméra de l’émission « Asololi » de la célèbre journaliste Paulette Kimuntu, l’ex-ministre pensait redorer son blason. À la place, il a ouvert un livre noir, page après page, avec la candeur d’un enfant pris la main dans le pot de confiture. D’un ton grave, il avait avoué lui-même ce que ses détracteurs n’auraient mieux formulé : « On commence par se partager l’argent des projets, puis on réfléchit après », avait-il confessé. C’est le genre de phrase qu’un avocat aimerait ne jamais entendre sortir de la bouche de son client.

 

Patrick Mputu
Ouragan / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 299 jours
On vous avez déjà dit qu'il était père de famille

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