
Société
Le ministère de l’Enseignement a annoncé, la semaine dernière, une économie substantielle sur les dépenses liées à l’impression et à la délivrance des bulletins scolaires, brevets, certificats et diplômes. Grâce à une gestion jugée plus rigoureuse et à une rupture avec les pratiques de corruption, le Trésor public a pu économiser plus de 33 millions de dollars américains sur l’exercice 2024-2025 par rapport à l’année précédente.
Cette performance remarquable, selon les chiffres officiels, est le fruit d’une réforme menée par la ministre Raïssa Malu et son équipe. Ces derniers affirment que c’est « grâce la rigueur et à la politique de rupture avec des pratiques de corruption instaurées par la ministre Raïssa Malu » que ce résultat a pu être atteint.
En effet, la ministre a mis fin aux marchés attribués de gré à gré pour adopter un système d’appel d’offres concurrentiel et ouvert. Comme le souligne son équipe, « fini les contrats de gré à gré. Place à la concurrence ouverte ». Cette réforme structurelle a permis de réduire considérablement les coûts de production et de livraison des documents scolaires officiels.
Des coûts divisés par trois
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : lors de l’année scolaire 2023-2024, sous le régime des contrats de gré à gré, le coût total des bulletins, diplômes, certificats et brevets s’élevait à 47,03 millions USD. Dans le détail, les bulletins scolaires avaient coûté 30,95 millions USD, tandis que les diplômes, certificats et brevets avaient mobilisé 16,08 millions USD.
Avec l’introduction d’un appel d’offres ouvert en 2024-2025, ces montants ont été drastiquement réduits. Les bulletins scolaires coûtent désormais 10,35 millions USD, et les titres scolaires (diplômes, certificats, brevets) seulement 2,91 millions USD, pour un total de 13,27 millions USD. Autrement dit, les dépenses ont été divisées par plus de trois, permettant au Trésor public d’économiser plus de 33 millions USD en une seule année.
Aucun préjudice pour les élèves
Cette réforme a pu susciter quelques inquiétudes chez les parents et les élèves quant à la qualité ou au délai de délivrance des documents scolaires. Le ministère a tenu à rassurer la population à ce sujet : « Le ministère rassure les parents sur la délivrance des bulletins définitifs dans un bref délai » et ajoute : « aucun enfant subira un préjudice ».
Ainsi, tout en renforçant la transparence et en réduisant les coûts, le ministère garantit que la qualité du service et les droits des élèves seront pleinement respectés.
Une leçon de gouvernance
L’exemple donné par la ministre Raïssa Malu et son équipe est salué par plusieurs observateurs comme une leçon de bonne gouvernance dans un secteur souvent miné par des pratiques opaques. L’économie réalisée démontre qu’une gestion transparente et compétitive des marchés publics peut générer des ressources importantes pour d’autres priorités éducatives, tout en mettant fin aux abus et à la surfacturation.
L’économie de plus de 33 millions USD au bénéfice du Trésor public ouvre des perspectives nouvelles pour le financement de l’éducation, et montre la voie à d’autres administrations désireuses d’assainir leurs finances.
En conclusion, la réforme engagée dans la production et la délivrance des documents scolaires illustre qu’une politique ferme contre la corruption et en faveur de la transparence est non seulement possible, mais bénéfique pour toute la société.
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