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La Nasa et l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) se sont alliées pour construire un puissant satellite, lancé mercredi, qui pourra observer les changements de la Terre de façon extrêmement précise. Les scientifiques espèrent être en mesure de détecter les signes avant-coureurs de catastrophes naturelles et d'origine humaine.
Il a la taille d'une camionnette. Un puissant satellite, développé par l'Inde et les États-Unis, doit être lancé mercredi 30 juillet 2025 pour répertorier les changements terrestres et glaciers infimes afin d'anticiper les risques naturels et ceux causés par l'humain.
Baptisé Nisar, le satellite doit décoller à 17 h 40 heure locale (12 h 10 GMT) du centre spatial de Satish Dhawan, sur la côte sud-est de l'Inde.
Très attendue par les scientifiques, cette mission est considérée comme une étape importante dans le renforcement des relations entre l'Inde de Narendra Modi et les États-Unis de Donald Trump. Elle a pour objectif de cartographier "la surface de notre planète" et "ses changements constants et significatifs", a déclaré Karen St. Germain, à la tête du département des sciences de la Terre de la Nasa, l'agence spatiale américaine.
"Certains changements se font lentement. D'autres brusquement. Certains sont conséquents, quand d'autres sont subtils", a-t-elle souligné.
Avec la capacité de détecter ces changements infimes, de l'ordre d'un centimètre, les scientifiques seront en mesure de détecter les signes avant-coureurs de catastrophes naturelles et d'origine humaine, comme des tremblements de terre, des glissements de terrain, des éruptions volcaniques ou encore le vieillissement d'infrastructures comme des barrages ou des ponts.
Coopération américano-indienne
"Nous observerons la formation de la Terre et le mouvement, le gonflement, la transformation et la fonte des glaciers de montagne et des calottes glaciaires qui recouvrent le Groenland et l'Antarctique. Et, bien sûr, nous verrons aussi les feux de forêts", a souligné Karen St. Germain, qualifiant le Nisar de "radar le plus sophistiqué" que les États-Unis aient jamais construit.
Équipé d'une antenne parabolique de 12 mètres qui se déploiera dans l'espace, le satellite photographiera près de la totalité de la surface terrestre et ses surfaces glaciaires deux fois tous les 12 jours, depuis ses 747 kilomètres d'altitude.
La Nasa et l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) ont partagé la charge de travail, construisant chacun des composants du satellite, avant de le tester dans le sud de l'Inde.
L'agence américaine a contribué au projet à hauteur de 1,2 milliard de dollars, quand l'ISRO a dépensé environ 90 millions de dollars.
Le programme spatial indien a considérablement évolué ces dernières années, plaçant notamment une sonde en orbite autour de Mars en 2014 et posant un robot et un rover sur la Lune en 2023.
L'Inde a aussi envoyé pour la première fois un astronaute, Shubhanshu Shukla, séjourner dans la Station spatiale internationale (ISS), une étape clé vers sa première mission habitée indépendante, prévue pour 2027 dans le cadre du programme Gaganyaan ("vaisseau céleste").
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Une image de la Nasa obtenue le 29 juillet 2025 et montrant le satellite Nisar au Jet Propulsion Laboratory, à Pasadena (Californie). © Nasa via AFP