
Politique
La situation sécuritaire demeure très tendue dans l’est de la République Démocratique du Congo où des affrontements sporadiques ont repris dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, à en croire diverses sources. Une situation qui risque de compromettre le processus de paix entamé à Doha, et de durcir la méfiance entre le Gouvernement congolais et l’AFC/M23, rébellion qui bénéficie du soutien militaire du Rwanda.
En effet, après la signature de la déclaration de principe sous médiation qatarie, le 19 juillet 2025 à Doha (Qatar), les deux parties devaient se retrouver le 8 août, pour commencer officiellement les négociations. Ce rendez-vous n’a pas eu lieu, suite aux violations du cessez-le-feu et à des actes de provocations imputés aux rebelles de l’AFC/M23.
Cette situation fait planer le doute sur l’accord de paix global que les deux parties se sont engagées à signer le dimanche 17 août.
Mais, à l’approche de cette échéance, rien ne prête à l’optimisme. Car, sur le terrain, on assiste plutôt à une impasse alimentée par des mouvements de troupes auxquels s’adonneraient depuis quelques jours les rebelles soutenus par le Rwanda, et par la reprise des hostilités sur les lignes de front. Pour leur part, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont, dans un communiqué publié le mardi 12 août, accusé les rebelles de l’AFC/M23 de multiplier des attaques contre leurs positions dans les provinces du Nord et Sud-Kivu., qualifiant cette attitude de belliciste.
Les FARDC accusent aussi ces rebelles de perpétrer des massacres ciblés sur les populations civiles dans les zones qu’ils occupent. L’Armée congolaise dit se réserver le droit de répondre à ce qu’elle qualifie de » provocations et violations répétées des accords « .
Washington actionne des sanctions à Masisi
Face à cette nouvelle escalade de violences qui menace les espoirs de paix dans la région, le Trésor américain vient de faire entendre sa voix en prenant une série de sanctions à l’endroit de quelques groupes armés actifs dans l’est de la RDC. Ces sanctions prises le mardi 12 août ciblent notamment la coalition des groupes armés Patriotes résistants Congolais et force de frappe (PARECO-FF), active à Masisi, un des territoires de la province du Nord-Kivu.
Ce groupe armé sanctionné par Washington contrôlerait, depuis 2022, plusieurs sites miniers à Rubaya, en y percevant illégalement des taxes auprès des mineurs et en supervisant des opérations minières, sous un système de prédation économique incluant la contrebande de minerais. Les sanctions touchent aussi la Coopérative des artisanaux miniers du Congo (CDMC), et deux sociétés basées à Hong Kong, précise le communiqué du Trésor américain.
L’administration américaine reprocherait à la coopérative CDMC d’avoir vendu des minerais issus des zones sous contrôle de PARECO-FF aux deux sociétés basées à Hong Kong, alimentant ainsi un commerce international de minerais dits « de conflit ». Et ces minerais de sang transitent souvent par le Rwanda vers la Chine.
Les mesures américaines, annoncées par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), consistent notamment au gel immédiat des avoirs de ces entités sur le sol américain. Elles interdisent également à toute personne ou entreprise américaine de faire de transactions avec ces sociétés.
Par ces mesures, Washington réduire à néant les financements des groupes armés engrangés via le commerce illégal des ressources minières dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Le groupe PARECO-FF paye aussi les frais de ses multiples abus contre les populations locales, notamment l’instauration d’une administration parallèle dans le secteur de Katoyi, avec perception de taxes illégales, vandalisme et pillage, ainsi contribuant à l’insécurité persistante dans cette région déjà fragilisée par la présence du groupe rebelle M23.
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