
Politique
Le Regroupement politique LGD -Leadership et Gouvernance pour le Développement-, et ses Alliés ont exprimé leur profonde inquiétude après la réquisition de la peine de mort contre l’ancien président de la RDC -République démocratique du Congo-, Joseph Kabila Kabange. Cette demande a été formulée par le ministère public devant la Haute Cour Militaire.
Dans une déclaration rendue publique, le LGD et Alliés qualifient cette réquisition de « procès digne d'une comédie burlesque » et y voient une menace sans précédent contre un ancien chef de l'État congolais. Ils font un parallèle historique fort, évoquant l’exécution de Patrice Emery Lumumba en 1961, qui avait été qualifié de "crapaud" par ses opposants avant d’être assassiné.
Le regroupement politique dénonce également une série d’actions ciblées contre Joseph Kabila, sa famille biologique et politique depuis la fin de la coalition FCC-CACH. Cette rupture, selon eux, aurait ouvert la voie à des mesures hostiles contre plusieurs figures de l’opposition, dont Augustin Matata Ponyo, président national du LGD, condamné lui aussi à l'issue d’un procès qu’ils estiment avoir été conduit en violation de la Constitution.
Pour le LGD et Alliés, la démocratie est en péril. Ils affirment qu’« aucun citoyen ne devrait craindre pour sa vie pour avoir exprimé une opinion ou contesté pacifiquement l’ordre établi ». En ce sens, la réquisition de la peine de mort serait une grave atteinte aux principes de l’État de droit.
Ils considèrent cette démarche judiciaire non seulement comme une injustice flagrante, mais aussi comme une attaque frontale contre la démocratie congolaise. « C’est une attaque directe contre la liberté d’expression et contre les droits fondamentaux », dénoncent-ils, tout en rappelant que la peine de mort est une sanction irréversible et inhumaine.
Le regroupement politique affirme qu’utiliser cette peine à des fins politiques revient à instaurer un climat de terreur. Selon eux, un régime qui intimide ou élimine ses opposants ne peut prétendre à aucune forme de légitimité démocratique. « Ce n’est pas la justice qu’on cherche, mais à faire taire une voix », déplorent-ils.
Ils insistent sur le fait que ce procès ne vise pas uniquement un homme, mais une opinion politique. Il s’agirait d’une volonté manifeste d'exclure du débat national une pensée opposée au pouvoir en place, ce qu’ils rejettent avec fermeté.
En conséquence, le LGD et Alliés appellent la Haute Cour Militaire à rejeter sans condition ce réquisitoire qu’ils qualifient d’« inique ». Ils en appellent également à la mobilisation des défenseurs des droits humains, aussi bien en RDC qu’à l’international, pour dénoncer ce qu’ils estiment être une grave dérive judiciaire.
« Une justice véritable ne tue pas la dissidence. Elle la protège. Elle l’écoute. Elle s’en nourrit », déclarent-ils, appelant à un sursaut collectif face à cette menace contre la démocratie.
Enfin, le LGD et Alliés relancent leur appel à un dialogue inclusif, sous l’égide de la CENCO et de l’ECC, afin de sortir le pays de cette crise politique qui, selon eux, menace dangereusement l’avenir de la nation congolaise.
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