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Politique

Est de la RDC : le plan de balkanisation prend forme, les territoires occupés tendent vers une région autonome

2025-09-11
11.09.2025
Provinces
2025-09-11
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Le dernier rapport de Human Rights Watch révèle que le M23, soutenu par le Rwanda, a mis en place un projet systématique de gouvernance destiné à transformer ses gains militaires dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) en une région autonome de facto.

Le mouvement a instauré un gouvernement parallèle centralisé, cherchant à s’imposer comme une autorité étatique. Il contrôle les chaînes d’approvisionnement en minerais, gère des infrastructures essentielles, fournit certains services sociaux et administre l’ordre public, souvent au mépris du droit international. Le groupe renforce sa mainmise grâce à des campagnes de recrutement et de conscription.

Contrairement aux précédentes rébellions soutenues par Kigali (RCD, CNDP, M23 de 2012-2013), davantage centrées sur la sécurité et l’exploitation minière, l’actuel M23 poursuit une véritable stratégie de construction d’État. L’ONU a confirmé en juillet 2025 que le groupe ambitionne de gouverner durablement les zones conquises sous la forme d’une « région autonome ».

Expansion et structures administratives

Depuis début 2025, le M23 a étendu ses structures aux zones nouvellement occupées, notamment Goma et Bukavu, en s’appuyant sur les réseaux administratifs existants pour accélérer la centralisation. Plus de 90 nominations ont été enregistrées parmi 125 postes de haut niveau dans ses bastions du Nord et du Sud-Kivu.

Le groupe a désigné des gouverneurs, vice-gouverneurs, administrateurs territoriaux, maires et chefs locaux. Il a également ouvert des bureaux spécialisés (santé, éducation, tourisme), délivré des documents d’état civil et de voyage, instauré un système judiciaire parallèle, encadré la société civile et contrôlé les médias.

Dans l’éducation, le M23 supervise écoles et universités, délivre certificats et bulletins, impose l’arboration de son drapeau et le chant de son hymne. Il utilise aussi le travail forcé (salongo) et organise des activités culturelles et religieuses pour asseoir son autorité.

Initiatives économiques et démographiques

Sur le plan économique, le mouvement cherche à dominer les minerais stratégiques et à instaurer un système financier alternatif, malgré les limites imposées par son statut de groupe armé sanctionné.

Il a par ailleurs entrepris des actions controversées sur le plan démographique : démantèlement de camps de réfugiés, déplacements forcés touchant près de 700 000 personnes, rapatriement de réfugiés rwandais et installation de familles tutsies dans les zones occupées. Kinshasa dénonce un plan délibéré de remodelage démographique.

L’ONU a également rapporté que le M23 détruit systématiquement les archives foncières afin d’effacer la mémoire institutionnelle et consolider son emprise territoriale.

Le rôle du Rwanda

Si HRW n’entre pas dans les détails du soutien de Kigali, l’ONU affirme que le Rwanda exerce un contrôle décisif sur le M23, lui fournissant près de 6 000 soldats et une technologie militaire avancée. Ce soutien répond, selon HRW, aux critères juridiques d’une occupation belligérante, rendant le Rwanda responsable des actions du M23. Kigali nie catégoriquement ces accusations.

Enjeux pour la paix et la justice

La mise en place d’un tel système de gouvernance parallèle, combinée aux violations massives des droits humains, provoque de nouveaux déplacements massifs de civils.

Pour HRW, l’identification des structures administratives et de leurs responsables est essentielle afin d’assurer la redevabilité, d’éclairer les négociations de paix conduites par les États-Unis et le Qatar, et de sécuriser le cadre économique régional censé formaliser les chaînes minières au Kivu.

La réussite de ces efforts dépendra, conclut HRW, d’une compréhension claire de l’ampleur et de l’intention du projet de gouvernance imposé par le M23 dans l’Est de la RDC.

 

LM
congo-press.com (MCP) / mediacongo.net
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Il y a 157 jours
Pour comprendre ce qui se passe réellement il faut une autonomie mentale que nos dirigeants ne semblent malheureusement pas avoir Dommage!

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Il y a 158 jours
Quand Bunangana était prise, la Monusco avait informé les gouvernants, que la force du M23, avait la forme classique d'une armée. Tshilombo avait fait quoi ? Pas de négociation, tour du monde au frais du contribuable. Nous connaissons la suite. Maintenant le HRW vous informe d'une situation. Vous faites quoi ? Doha, Washington, Kabila. Tous à l'attente de la paix et le Fédéralisme voit le jour. Ceci pour dire Tshilombo est le problème, mais aussi la solution.

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Il y a 158 jours
Tshilombo contribue à la balkanisation, c’est pourquoi on lui a donné le pouvoir. N’en déplaise aux insulteurs de l’Udps

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Il y a 158 jours
Un Mobutu de mauvaise qualité : Desordre na Desordre !!!!!! , Mensonges Sans quoi, l'UDFESSE n'existerait plus. Matama 15% chance eloko pamba , ne parvient pas à y instaurer l'ordre au sein du parti politique hérité de son père. La malice de l’UDPS regne en maître, créent l’insecurité , le président lui-même ne les controle plus ,incapable même de securiser la Capital Kinshasa . On peut dès lors s'interroger : comment parviendrait-il à mettre , ne fût-ce que’un peu de l'ordre en RDC ? Remettre même dans l’état hérité de Kabila. Et la Belgique se permet de soutenir une médiocrité pareille. Sachez que cette fois ce Mr que vous soutenez no seulement ne respecte rien, mais aussi il n’a pas la capacité ni l’autonomie de mener à bien ses taches . Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Votre responsibilité dans la jouissance de ce gouvernement qui pille la RDC , sans crainte ni honte ne restera pas impuni.

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right
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