
Politique
Me Philippe Zeller, avocat conseil de l’ancien député et ministre du commerce extérieur, Roger Lumbala dénonce l’incompétence de la justice française et s’inquiète de sa lenteur dans l’extradition de son client sollicitée par la République Démocratique du Congo.
C’est un tollé diplomatique et juridique qui s’annonce entre la RDC et la France.
Dans un communiqué de presse publié le lundi 6 octobre, Maître Philippe Zeller, avocat de Roger Lumbala, dénonce vigoureusement l’ouverture prochaine du procès de son client à Paris, qualifiant la démarche de « détournement de compétence universelle et de mépris de la souveraineté congolaise ».
L’ancien ministre, député et sénateur congolais Roger Lumbala doit comparaître à partir du 12 novembre 2025 devant la cour d’assises de Paris pour des faits présumés de complicité de crimes contre l’humanité commis entre 1998 et 2003, au cœur du conflit sanglant de la deuxième guerre du Congo.
Une justice française jugée intrusive, Selon Me Zeller qui voit la France s’appuier sur le mécanisme de la compétence universelle pour justifier ce procès.
Pourtant, rappelle-t-il, ce mécanisme est strictement subsidiaire, ne devant s’appliquer qu’en cas d’inaction de l’État concerné.
Or, depuis 2013, la RDC aurait formellement demandé l’extradition de Lumbala, sans jamais obtenir de réponse officielle des autorités françaises, malgré plusieurs relances diplomatiques en 2025.
Trois niveaux d’inquiétude, l’avocat de Lumbala soulève trois grandes préoccupations.
Juridiquement, cette procédure serait une violation du droit international, notamment de l’article 689-11 du CPP français, en ignorant l’autodétermination judiciaire congolaise.
Alors politiquement, soulève l’avocat, elle traduirait une posture paternaliste et déséquilibrée dans les relations Nord-Sud, imposant une justice « déconnectée des réalités locales » de la RDC.
Tandisque sur le plan des droits de la défense, le procès de Lumbala serait entaché d’irrégularités, avec une instruction menée à distance, sans confrontation directe ni enquête crédible sur le terrain.
Ce procès, prévu à 8 000 km du théâtre des faits, risque de raviver des tensions entre Kinshasa et Paris, alors que le débat sur le respect des souverainetés africaines reste brûlant.
Pour Me Zeller, il ne s’agit pas seulement du sort d’un homme, mais d’un principe fondamental de justice indépendante pour les États du sud.
Le bras de fer judiciaire voire diplomatique est lancé, la RDC devra s’y pencher pour une solution idoine pouvant éviter un conflit entre deux états.
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