
Politique
L'Association Africaine de défense des Droits de l'Homme (ASADHO) attire l'attention sur la situation préoccupante en République Démocratique du Congo (RDC) et appelle tous les acteurs politiques, en particulier le Président Félix Tshisekedi, à tirer des leçons des erreurs du passé. Face à une crise sécuritaire qui persiste, l'organisation insiste sur l’importance d’un dialogue inclusif pour garantir un avenir pacifique.
C'est que révèle une correspondance signée par le président de cette structure de la société civile, Jean-Claude Katende, le lundi 06 octobre 2025 dont une copie est parvenue à notre rédaction.
Cette structure dédiée au droit de l'homme rappelle qu' en 1990, sous la pression nationale et internationale, Mobutu Sese Seko avait ouvert la voie au multipartisme, mettant ainsi fin aux années de dictature. Cette libéralisation aurait dû offrir des perspectives prometteuses pour le peuple congolais, mais les tensions entre les acteurs politiques ont rapidement compromis cette opportunité. L'absence de collaboration a mené à une situation où les intrigues politiques ont pris le pas sur les réformes nécessaires.
Au lieu de travailler ensemble pour le bien commun, Mobutu et ses proches ont tenté de maintenir leur pouvoir, tandis que l'opposition cherchait à les déposséder. Cette lutte pour le contrôle a engendré un climat de méfiance, où les compromis proposés n’ont jamais été mis en œuvre de manière sincère. Cette méfiance, déplore ASADHO, reste ancrée dans le paysage politique congolais actuel.
"De 1990 à 1997, les rivalités politiques ont abouti à une fragmentation du pouvoir, rendant impossible un consensus qui aurait pu stabiliser le pays. L'AFDL a profité de cette instabilité pour s'emparer du pouvoir, écartant à la fois Mobutu et l'opposition. Ce scénario, selon ASADHO, aurait pu être évité si un véritable dialogue avait été établi entre les différentes factions", fait savoir l'ASADHO.
Pour joindre l'utile à l'agréable, l'ASADHO souligne qu'aujourd'hui, les acteurs politiques congolais semblent reproduire les mêmes erreurs. La majorité au pouvoir, l'opposition et les groupes armés campent sur leurs positions, sans volonté de compromis. Le Président Tshisekedi est critiqué pour son absence de leadership et sa réticence à convoquer un dialogue national. Certaines revendications de l’opposition sont jugées excessives, ce qui complique encore davantage la situation.
C'est ainsi qu'elle appelle donc à un dialogue urgent et constructif, où toutes les parties prenantes doivent se présenter avec l'intention de construire des solutions durables pour le pays. L'ASADHO souligne qu'il est impératif d'éviter les erreurs du passé afin d'assurer un avenir meilleur pour le peuple congolais. La RDC a besoin d’un compromis véritable, fondé sur l’intérêt général, pour sortir de la crise actuelle.
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