
Politique
Il s’agit d’un come-back calculé. 24 heures après sa démission du gouvernement Suminwa II, Aimé Boji Sangara reprend son siège à l’Assemblée nationale. La Chambre basse du Parlement a entériné sa réintégration mardi 21 octobre, ouvrant la voie à sa candidature au perchoir de l’institution.
Fort du soutien discret mais réel du président de la République, Félix Tshisekedi, le ministre démissionnaire de l’Industrie gagne en influence. Il apparaît désormais comme le favori pour succéder à Vital Kamerhe, son leader du parti dont les rapports se sont distendus. Pour les esprits éclairés, le plan visant à installer l’ex-ministre du Budget au perchoir aurait été soigneusement élaboré depuis plusieurs semaines afin de tourner la page Kamerhe, dont la gestion et les ambitions personnelles susciteraient de plus en plus de réserves au sein du cercle présidentiel.
De son côté, l’Union pour la nation congolaise (UNC) traverse une zone de turbulence. Le député Michel Moto, de retour d’une mission au Nord-Kivu, avait affirmé qu’Aimé Boji représentait le parti à la présidence de l’Assemblée nationale. Mais un communiqué officiel de l’UNC est vite venu démentir toute désignation, révélant au grand jour des dissensions internes.
Tard dans la nuit de lundi 20 octobre, des indiscrétions faisaient état d’une réunion du directoire visant à désavouer Boji, mieux à le radier. Mais cette initiative jugée périlleuse par plusieurs cadres proches de Kamerhe, a été suspendue temporairement.
Face à cette situation tendue, Vital Kamerhe se retrouve devant un dilemme : désavouer son ancien bras droit au risque de s’attirer le courroux de l’Union, ou cautionner la décision venue du sommet de l’État. Mais nombreux estiment toutefois qu’Aimé Boji s’est déjà affranchi de son maître. Politiquement aguerri, il consolide désormais son influence. « Depuis son passage au ministère du Budget, il s’est bâti un réseau solide et une autonomie politique assumée, défiant progressivement l’autorité de celui qui fut longtemps son parrain. Son ascension rapide et son sens de la stratégie en font aujourd’hui l’un des acteurs clés de la recomposition du pouvoir au sein de la majorité », confie un membre de l’Union sacrée qui a requis l’anonymat.
Le destin Boji
En novembre 2018, Aimé Boji participe activement à la signature de l’accord de Nairobi signé entre le président Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, lequel a conduit les deux alliés à la victoire à l’élection présidentielle de 2018.
En septembre 2019, il devient secrétaire général ad intérim de l’Union pour la nation congolaise, parti qu’il dirige avec maestria pendant une période tumultueuse à la suite de l’arrestation de Vital Kamerhe, avant d’être nommé, le 13 avril 2021, ministre d’État et ministre du Budget au sein du gouvernement dit des « Warriors » jusqu’au 8 août 2025. Le même mois, il a été remplacé lors d’un réaménagement par Adolphe Muzito mais nommé ministre de l’Industrie.
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Aimé Boji, le ministre démissionnaire de l’Industrie qui ambitionne devenir président de l’Assmblée nationale @Photo Droits tiers.