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Politique

Joseph Kabila : le retour d’un passé qui menace l’avenir du Congo (Par Éric Kamba, analyste politique et géostratège)

2025-10-26
26.10.2025
2025-10-26
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Le Congo fait face à un choix historique. Revenir aux logiques qui ont paupérisé la nation — prédation des ressources, affaiblissement de l’État, alliances douteuses avec des intérêts étrangers — serait signer l’arrêt de mort d’un fragile élan de souveraineté. Or, c’est précisément ce que laisse craindre la résurgence politique de Joseph Kabila, qui, depuis Nairobi, tisse à nouveau des réseaux et tente de rassembler des acteurs prêts à brader l’avenir du pays pour des promesses ou des intérêts privés. The Africa Report

Un pouvoir né des batailles, entretenu par les compromis

Arrivé au pouvoir dans le sillage des conflits régionaux de la fin des années 1990, Joseph Kabila a présidé la RDC de 2001 à 2019. Ce long règne n’a pas permis la consolidation d’un État fort et indépendant : au contraire, les institutions se sont affaiblies, la capture des ressources nationales s’est organisée, et des réseaux d’intérêts — tant nationaux qu’internationaux — ont prospéré au détriment du bien commun. Les enquêtes et rapports d’investigation ont documenté la manière dont des circuits financiers opaques et des instruments de pouvoir public ont servi des logiques de profit privé.

La prédation et la balkanisation : pas de simples hypothèses

Parler de « balkanisation » du Congo n’est pas tomber dans l’exagération alarmiste : c’est nommer une réalité factuelle. La fragmentation du contrôle étatique, l’ingérence d’acteurs régionaux dans l’Est et l’émergence d’espaces de non‑droit ont créé des poches où des intérêts étrangers et privés exploitent les richesses locales. Le constat de violations massives et d’impunité figure noir sur blanc dans le Rapport Mapping de l’ONU, qui documente l’ampleur et la gravité des crimes commis dans les années 1993–2003. Tant que la prédation restera sans sanction, le pays restera vulnérable aux projets de partition de fait.

Un retrait factice, un retour préparé depuis Nairobi

Le silence public de ces dernières années ne doit pas être confondu avec un retrait désarmé. Les réunions politiques à Nairobi, la mise en place de plateformes et la recherche d’alliances montrent qu’il s’agit d’une stratégie réfléchie pour reconfigurer l’échiquier congolais et préparer un retour d’envergure. Le risque est que ce retour s’opère au prix d’un marché politique au rabais, où des figures opportunistes profiteront d’un partage d’influence qui ravagera davantage la souveraineté nationale.

Les risques humains et sécuritaires sont concrets

Relancer d’anciennes pratiques politiques et militaires, c’est relancer la machine à violence. L’Est du pays reste meurtri : déplacements massifs, exactions, violences sexuelles et crise humanitaire permanente. Par ailleurs, les accusations contemporaines liant des acteurs politiques à des groupes armés — et les décisions récentes prises par Kinshasa à l’encontre de certains réseaux — montrent combien l’enjeu n’est pas seulement politique mais vital pour des centaines de milliers de Congolais. Tant que les circuits financiers et logistiques de l’extrême violence ne seront pas coupés, la paix restera un vœu fragile.

Justice et responsabilité : l’impératif démocratique

La stabilité durable passe par la justice. Les révélations d’éléments de corruption, de détournements et d’abus de pouvoir — qui ont nourri un capital privé tout en vidant les services publics — ne peuvent rester lettre morte. Les États partenaires et les organisations internationales doivent cesser la complaisance : enquêtes indépendantes, gel d’avoirs, coopération judiciaire transnationale et, si nécessaire, saisine des juridictions internationales sont des réponses indispensables pour rompre le cycle de l’impunité. Sans cela, la porte restera ouverte aux retours toxiques.

Un appel à la société civile et aux partenaires

La riposte doit être politique, civique et internationale. Diaspora, ONG, églises, médias indépendants et citoyens doivent former un rempart contre les logiques de reflux autoritaire et de marchandisation du pouvoir. Les partenaires étrangers — diplomates, bailleurs, entreprises responsables — ont aussi une responsabilité : conditionner leurs engagements à des exigences de transparence et d’État de droit, et ne pas fermer les yeux sur les manœuvres qui mettent en péril l’intégrité territoriale et la dignité des Congolais.

Choisir l’avenir plutôt que le passé

Le Congo n’a pas besoin d’une réédition des errements d’hier. Il a besoin d’institutions fortes, d’une gouvernance qui redistribue équitablement les richesses, et d’une justice qui mette hors d’état de nuire ceux qui sacrifient l’intérêt national au profit de leurs réseaux. Ceux qui aujourd’hui cherchent à rallier Joseph Kabila ne sont pas des artisans de la paix : ils contribuent à la mise en scène d’un retour qui menace de replonger le pays dans le chaos.

Dire non à la régression, exiger la vérité, saisir la justice : voilà le triptyque que doivent adopter les forces vives du pays et leurs partenaires. L’histoire jugera les timides et louera les courageux. Le Congo mérite mieux que le retour des fantômes du passé.


ACP / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 8 commentaires
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Il y a 117 jours
Tous ces gens qui ont des diplomes mais tres idiots et flateurs. Tshilombo a reussi A clochardiser tous ces Mbata, des soit disant "prof".

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Il y a 118 jours
Des mauvais conseillers de Tshilombo; c'est ainsi qu'ils l'ont mis dans l'impasse et aujourd'hui la relance est compromise Lui même avait dit qu'il regrette la rupture de l'accord FCC-CACH Et désormais il mort la poussière.

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Il y a 118 jours
(Suite)En politique le fait accompli n'existe pas. Nous sommes la République de Weimer et nous sommes là tous à attendre le final. La République de Weimer avait produit Hitler. En RDC cela est impossible, un rêve inutile de Tshilombo et Tshilombiste.

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Il y a 118 jours
(Suite Maintenant notre constitution en main Tshilombo pouvait faire tout cela et y ajouter les mercenaires? On accuse le Rwanda, et on fait appel au Burundi, qui est en conflit avec le Rwanda. Nous voulons brûler l'est de la RDC et les pays voisins ? Pourquoi les pays de l'EAC, SADEC avaient retiré leurs troupes en RDC . Vous continuez à penser à la puissance ou complicité du Rwanda et communauté internationale ? Rien de tout cela. Maintenant avec les accords de Doha et de Washington Nous savons réellement cela veut dire quoi ? La RDC aura beaucoup des difficultés à changer demain ce qui sera signé, surtout avec les USA. Ainsi les congolais devraient se poser la question, Dialogue avant ces accords ou après. Enfin qui connaît mieux, les politiciens congolais de Kabila. Pendant 18ans on a y un seul président. Banaliser Kabila c'est aussi Banaliser les fonctions d'un président ou de tout Président de la RDC. S'en prendre à Kabila, c'est ignorer l'histoire de la RDC depuis son existence. Personne n'avait obbliger Tshilombo d'organiser des élections bâclées avec la complicité de l'intelligentsia de son clan. En politique le fait accompli n'existe pas....

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Il y a 118 jours
Un geostratege ? NON. Un retour qui menace la RDC ? Voilà la bassesse de l'intelligentsia congolaise ou de cet Éric Kamba. Mais est-il conscient dans quelle merde Tshilombo a foutu le pays ? Un analyste de stratégie, doit réfléchir en fonction des forces économiques ou militaires sur les camps. Tshilombo avait reçu un pays entier. Lui-même avait tracé son programme, un trait rouge sur Kabila et la Kabilie. Partout où est parti Tshilombo, un seul conseil de négocier avec ses mouvements rebelles. En commençant par les malices de Kingabwa, devenus peut-être forces du progrès, les wazalendo eecc voulant nous pouvons y ajouter les hôtes d'honneurs de Tshilombo, le M23 à Kinshasa pendant 14 mois. Aujourd'hui il y'a combien porteurs d'armes en RDC. Ce messieur se souvient il de la fameuse moratoire levée? Pour défendre le pays ou distribuer les armes? À la prise de Bunangana on nous refilé la théorie d'une armée infiltrée. Bien aujourd'hui sont les généraux et hauts officiers des FARDC, de père et de mère congolaise, qui sont au frais. Un général abattu froidement, Cirimwami. Maintenant notre constitution en main Tshilombo pouvait faire tout cela et...

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Il y a 118 jours
Kabila = Périmé. S'il veut revenir ok, qu'il revienne et à suivre

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Il y a 118 jours
Le chien aboie, mais la caravane passe. Kabila se conjugue au passé. Repentez vous. Cessez de faire le mal.

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