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Lubumbashi - pollution CDM : l’IRDH exige la réparation pour les communautés

2025-11-13
13.11.2025
Science & env. / Société
2025-11-13
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Neuf jours après la rupture du bassin de rétention de l’entreprise Congo Dongfang Mining (CDM) à Lubumbashi, les habitants continuent de vivre entre peur et colère. Lors d’un point de presse tenu le 12 novembre, l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) a demandé au gouvernement congolais d’exiger de CDM une réparation conforme à la loi.

En effet, le 3 novembre, les eaux usées de l’usine ont inondé plusieurs quartiers, envahi les maisons, les marchés et même la rivière Lubumbashi. D’autres rivières ont également été touchées. Quelques jours plus tard, CDM a tenté d’apaiser les tensions. L’entreprise a distribué des bouteilles d’eau et des masques aux familles touchées. Mais pour les habitants, cette initiative a plutôt ravivé la frustration. En effet, douze bouteilles d’eau par famille, quel que soit le nombre de personnes.

De son côté, l’IRDH a dénoncé une action « symbolique et confuse ». Selon l’organisation, ces distributions risquent de faire croire que CDM a déjà réparé les dégâts, alors qu’aucune évaluation officielle n’a encore été publiée. « Il a été demandé à la Direction pour la protection de l’environnement minier [DPEM] d’établir un rapport sur le degré des dommages », explique Maître Hubert Tshiswaka, directeur de l’IRDH. Car pour lui, c’est ce document qui déterminera quels ont été les dommages, sur quelle étendue, les conséquences possibles et quelles réparations effectuer. Cet institut insiste sur le fait que le fonds de réparation ne vienne ni de la redevance minière, ni de la dotation minière, moins encore du cahier des charges. Pour lui, l’entreprise doit constituer un fonds spécial pour cette réparation.

Les autorités passent à l’action

Face à la gravité de la situation, le ministre national des Mines a suspendu les activités de CDM pour trois mois. Par ailleurs, il a chargé la Direction de la protection de l’environnement minier (DPEM) d’enquêter et de produire un rapport complet. Ce document devra préciser la nature des produits chimiques rejetés et leurs effets sur la santé. D’après Maître Sylvain Mulimba, expert de l’IRDH, les eaux polluées contiennent des perturbateurs endocriniens tels que le plomb, le cadmium ou le mercure. « Ces substances provoquent des cancers, des malformations et des troubles de la fertilité », avertit-il.

Il a par ailleurs expliqué que les conséquences de cette pollution se ressentiront des années plus tard. Autrement dit, le danger est réel et durable. D’où l’importance d’une juste réparation.

La loi est claire : CDM doit réparation aux communautés

En droit, la responsabilité de CDM ne fait aucun doute. Le Code minier congolais impose aux entreprises minières de réparer tout dommage causé à l’environnement selon l’article 285. Ainsi, invoquer un « incident technique imprévisible » ne peut pas exonérer l’entreprise, a précisé Hubert Tshiswaka. En outre, le règlement minier, dans son article 405, indique qu’en cas de refus de réparation, une action en justice peut être portée contre CDM.

Aujourd’hui encore, les communautés locales réclament des actes concrets. « Nous vivons ici depuis 2005, bien avant l’installation de CDM », rappelle Timothée Muleba. Selon lui, il n’est pas question de quitter le quartier, mais d’obtenir une vraie justice.

Pour l’IRDH, il est urgent que le gouvernement intervienne. En somme, les victimes attendent une réparation équitable, une dépollution du site et un accompagnement sanitaire. Car, comme insiste l’IRDH, « des bouteilles d’eau, ce n’est pas une réparation ».


La Guardia Magazine / MCP , via mediacongo.net
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