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Le Rwanda veut rester le seul maître du terrain, dans l’est de la RDC. Avec plus de 5000 soldats déployés au Nord-Kivu et Sud-Kivu, selon l’ONU, Kigali a réclamé mercredi le retrait des troupes burundaises du territoire congolais, où elles opèrent dans le cadre d’un accord militaire signé avec Kinshasa en septembre 2023. Pour l’administration Kagame, les Forces de défense nationale du Burundi (FDNB) y sèment l’insécurité, compromettant le processus de paix.
Le chef de la diplomatie rwandaise, Olivier Nduhungirehe, qui s’est exprimé à la télévision publique, a déclaré que la communauté internationale ne devrait pas blâmer son pays pour l’instabilité qui sévit dans la partie orientale de la RDC, mais devrait plutôt demander au Burundi de retirer ses plus de « 20 000 soldats » qui appuient l’armée congolaise.
« Il ne faut pas mêler la question de l’AFC/M23 à la sécurité du Rwanda. Il convient d’abord de demander aux plus de 20 000 soldats burundais présents sur place de quitter le pays. Ces soldats ciblent les Banyamulenge, les assiègent et les affament. Si ces nations aspirent à la paix, elles doivent d’abord demander aux troupes burundaises de se retirer, puis à l’armée congolaise de cesser ses frappes aériennes, ses vols d’avions et de drones, car c’est ce qui provoque la riposte du M23 », a-t-il dit.
Mardi, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, les États-Unis d’Amérique, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l’Union européenne ont condamné la nouvelle offensive du M23, soutenu par le Rwanda, à Uvira, au Sud-Kivu, proche de la frontière du Burundi.
Dans leur déclaration, ces pays ont exhorté le M23 et les Forces rwandaises de défense (RDF) à cesser immédiatement les opérations offensives dans l’est de la RDC, en particulier au Sud-Kivu, et appelé les RDF à se retirer du territoire congolais, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
En réaction, Olivier Nduhungirehe a exprimé sa déception, car « cette déclaration ‘e fait la moindre mention de l’armée burundaise et de ses activités au Sud-Kivu ». Selon lui, « le fait qu’elle évoque l’AFC/M23 et le Rwanda est une déclaration à prendre à la légère, car elle ne correspond ni à la réalité des événements ni à leurs convictions… ».
« L’armée burundaise n’est pas intervenue en RDC pour rétablir la paix, mais pour semer l’insécurité », a-t-il asséné.
Allié de Kinshasa, Gitega a affirmé lundi que le retrait des FDNB n’est pas envisageable tant que leur mission n’est pas accomplie. Le ministre burundais des Affaires étrangères, qui était face aux diplomates, a insisté sur le fait que seule la République démocratique du Congo, partenaire du Burundi dans cet engagement, peut décider d’un éventuel retrait.
Ces tensions régionales se sont accentuées à la suite de l’occupation de la ville d’Uvira,. frontalière du Burundi, par les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise. Les FARDC et les FDNB ont effectué un « repli stratégique », promettant une riposte vigoureuse.
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Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères et de la coopération internationale, au siège des Nations unies le 27 mars 2025, à New York. © John Lamparski / NurPhoto via AFP