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Monusco : un mandat prolongé, symptôme d’une paix toujours introuvable dans l’est du pays

2025-12-20
20.12.2025
Société
2025-12-20
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Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de proroger, vendredi 19 décembre 2025, d’une année supplémentaire le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). Une décision qui acte, de facto, une pause dans le processus de désengagement annoncé, sur fond de détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est du pays.

Réuni à New York, le Conseil de sécurité a rappelé que le retrait progressif de la Monusco reste strictement conditionné à un renforcement simultané et effectif des capacités de l’État congolais, tant sur le plan sécuritaire qu’administratif. Une exigence qui, selon les membres du Conseil, demeure loin d’être remplie, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

La reprise des combats, l’effondrement de l’accès humanitaire et la multiplication des déplacements forcés de populations ont rendu politiquement et sécuritairement impossible toute réduction significative de la présence onusienne. Dans ce contexte, la prorogation du mandat apparaît moins comme un choix stratégique que comme une nécessité dictée par la réalité du terrain.

Un mandat recentré sur les foyers de crise

La nouvelle résolution précise que la zone d’opérations principale de la Monusco demeure limitée au Nord-Kivu et à l’Ituri, deux provinces où sévissent de nombreux groupes armés, dont le M23 mais aussi des milices locales et étrangères. Le texte autorise toutefois la mission à mener des activités de surveillance liées au cessez-le-feu au Sud-Kivu, malgré le retrait progressif de ses troupes de cette province.

Cette géographie du mandat épouse étroitement celle de la crise sécuritaire, marquée par des fronts mouvants, des conflits communautaires persistants et une fragmentation croissante des acteurs armés.

Une ligne d’action étroite sur le terrain

Sur le plan opérationnel, la Monusco est appelée à maintenir un équilibre délicat : protéger les civils sans se substituer à l’État congolais, soutenir les Forces armées de la RDC (FARDC) tout en conditionnant strictement son appui au respect du droit international humanitaire.

La résolution insiste à cet égard sur l’application rigoureuse de la « politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme » des Nations unies. Toute assistance aux opérations conjointes qui ne respecterait pas ces principes pourra être suspendue, rappelle le Conseil de sécurité, soulignant ainsi les limites politiques et éthiques de l’engagement onusien.

Soutien aux médiations, sans illusion diplomatique

Sur le plan politique, le texte réaffirme le soutien de l’ONU aux différents efforts de médiation en cours, de Luanda à Nairobi, de Washington à Doha, tout en soulignant le rôle central de l’Union africaine dans la recherche d’une solution durable au conflit.

La Monusco est autorisée à appuyer la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent, à condition que celui-ci dépasse le stade de l’annonce diplomatique pour se traduire par des engagements militaires vérifiables sur le terrain.

Une mission contestée, une légitimité à reconstruire

Dans un pays où la présence onusienne est régulièrement contestée par une partie de l’opinion publique, le Conseil de sécurité insiste sur l’importance d’une communication stratégique plus dynamique. La Monusco est appelée à mieux expliquer son mandat, ses limites et ses actions, tout en luttant activement contre les campagnes de désinformation qui fragilisent sa légitimité.

Une présence prolongée, sans illusion de rupture

Plus de 25 ans après l’arrivée des premières opérations de maintien de la paix en République démocratique du Congo, la Monusco demeure l’une des missions les plus robustes et les plus exposées de l’ONU. Elle compte encore près de 10 000 Casques bleus et plus de 1 000 officiers de police, principalement déployés au Nord-Kivu et en Ituri.

Sa prolongation ne constitue ni un blanc-seing ni un tournant stratégique majeur. Elle apparaît plutôt comme le symptôme d’un conflit qui résiste aux calendriers politiques et aux annonces diplomatiques, et d’une paix que la communauté internationale, faute d’alternative crédible, continue de tenter de contenir plutôt que de résoudre.

 

Gilbert Ngonga
Netic News / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 63 jours
Vous étiez là, le M23 et tous ces groupement rebel sont nées à vos yeux.

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Il y a 63 jours
Le monde se souvient que quelques années passées, quand le Gouvernement cherchait à tout prix à les chasser de la RDC Mais aujourd'hui dans sa faiblesse elle attire plutôt cette Monusco detestée hier.

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Il y a 64 jours
La prolongation du mandat de la MONUSCO rappelle une réalité douloureuse : la paix durable reste hors de portée dans l’Est de la RDC En tant que Congolais, je regrette que notre pays dépende encore d’une présence internationale, mais je reconnais aussi que la situation sécuritaire et humanitaire actuelle ne permet pas un retrait précipité La priorité doit rester la protection des civils, le renforcement réel des capacités de l’État congolais et la fin de toute ingérence étrangère La paix ne viendra ni par la force seule ni par des mandats prolongés indéfiniment, mais par un engagement sincère en faveur du dialogue, de la justice et de la souveraineté nationale Notre souhait, en tant que peuple, est clair : voir la MONUSCO partir un jour, non par fatigue internationale, mais parce que la paix aura enfin été construite par et pour les Congolais.

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