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Uvira : quand le retrait de l’AFC/M23 sur « ordre de Kigali » consacre l’inanité du processus de Doha

2025-12-20
20.12.2025
Provinces
2025-12-20
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Dépendance « coupable » de l’AFC/M23 envers le Rwanda

La position initiale du président Félix Tshisekedi, qui refusait toute discussion avec l’AFC/M23 en raison de sa dépendance au Rwanda, avait été affaiblie par les rapports de force sur le terrain. La participation du gouvernement au processus de Doha elle-même avait dû être concédée.

Pourtant, le retrait récent de l’AFC/M23 d’Uvira met en lumière la dépendance « coupable » du mouvement rebelle envers Kigali. De l’émetteur de l’ordre au récepteur et à l’exécutant, on observe un schéma triangulaire clair : États-Unis → Rwanda → AFC/M23. Le Rwanda sert de pivot, recevant les injonctions américaines pour les transmettre à l’AFC/M23. Ainsi, ce sont les États-Unis qui ont appelé le Rwanda, mais c’est l’AFC/M23 qui se retire. Conclusion : l’AFC/M23 dépend du président Paul Kagame et exécute ses ordres sans délai.

L’inanité « avérée » du processus de Doha

L’internalisation forcée de la crise sécuritaire congolaise a éclaté les initiatives de paix en deux. L’une à Washington entre le Rwanda et la RDC, l’autre à Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. Si Washington a abouti à un accord en un temps relativement court, Doha s’est révélé être le processus le plus difficile. La raison est simple : à Washington, la RDC traitait directement avec le sommet du pouvoir rwandais, dont les revendications, intégrées à l’accord, pouvaient être acceptées par Kinshasa en tant qu’État. À Doha, en revanche, le gouvernement congolais discute avec un simple proxy du Rwanda, dont les décisions doivent être validées par Kigali.

De fait, depuis la signature de la déclaration de principes jusqu’à l’accord-cadre de huit protocoles, les exigences de l’AFC/M23 sont de nature collaborationniste, non nationaliste. Elles reflètent les rapports de force militaires sur le terrain, mais restent inacceptables pour le gouvernement congolais.

Ainsi, l’appel triangulaire ayant conduit au retrait d’Uvira révèle au grand jour la dépendance totale et coupable de l’AFC/M23 envers le Rwanda. Dans ce contexte, reprendre les discussions à Doha reviendrait simplement à renégocier avec Kigali. D’ailleurs, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a récemment exprimé à la télévision rwandaise son souhait de voir les pourparlers de Doha reprendre rapidement. Une preuve de plus de la méthode de scissiparité transversale employée par le Rwanda pour avancer ses pions sur tous les fronts. Si les discussions reprenaient, Kinshasa se retrouverait de nouveau face aux revendications collaborationnistes de l’AFC/M23, dont les membres congolais peinent à s’affranchir.

La disjonction des intérêts entre le Rwanda et l’AFC/M23

Le Rwanda et l’AFC/M23, en particulier ses membres congolais, évoluent dans une disjonction d’intérêts tout en avançant de concert. Là où des figures comme Corneille Nangaa visent le pouvoir à Kinshasa, le Rwanda poursuit son expansion en RDC. Dans l’accord de Washington, Kigali a réussi à se présenter comme un pays menacé en y inscrivant la levée de « mesures défensives », alors que les Congolais savent que la menace sécuritaire des FDLR, souvent invoquée, est largement illusoire.

Dans l’organisation du mouvement AFC/M23, la branche militaire et le commandement des opérations sont essentiellement rwandais, tandis que la branche politique est congolaise, ce qui sert à entretenir le narratif d’un conflit internalisé (congolo-congolais). Mais cette branche politique est prisonnière de la branche militaire. Les orientations de cette dernière s’imposent comme des ordres à exécuter, conditionnant ainsi les négociateurs de l’AFC/M23 à Doha, qui ne font que relayer la voix de Kigali.

La nécessité impérieuse d’une réconciliation nationale

L’inutilité persistante du processus de Doha n’exclut pas, bien au contraire, l’urgente nécessité d’une réconciliation interne en RDC. La gestion de la crise sécuritaire par le pouvoir de Kinshasa a conduit à une débauche d’énergie, drainant les ressources financières et retardant de multiples projets de développement au détriment de la population.

Sur le plan politique interne, l’échéance de 2028 approche. Que le pouvoir en place choisisse de jouer les prolongations ou de respecter le calendrier, il ne peut faire l’impasse sur une réconciliation nationale sans laquelle la RDC risque de replonger dans l’instabilitié.

Ainsi, le président Félix Tshisekedi aurait tout intérêt à convoquer un forum national véritablement représentatif, permettant aux Congolais de se retrouver, de se réconcilier et de donner au pays un nouvel élan de développement. Le terme de « forum national » est préférable à celui de « dialogue politique », souvent synonyme de simple partage de postes au sein de l’État. Quoi qu’il en soit, même l’éventualité d’une prolongation du mandat au-delà de 2028 nécessiterait un consensus national, qui ne peut émerger que d’une telle instance. Si ce forum conduit à une ouverture politique inclusive, le pays tout entier en tirerait profit.

 

Ambroise Mamba Ntambwe
Ya Biso News / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 61 jours
Donc vous vouliez nous dire que Suncity n'a servi à rien ? le mixqge du traître joseph kabila n'aura servi à rien ? ou peut être vous voulez que les rwandais en fuite à kinshasa et dans certains postes clefs, reviennent ? Parlons clairement si vous êtes des vrais congolais ! c'est ce que vous appeler : cause profonde. l'idôlatrie de cette fameuse communauté massacreur instrumentalisé par kagamé, je parle bien des Banyarwandas.

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Il y a 62 jours
Faute de cohésion nationale et suite à l'arrogance tribale d'un homme, le pays est par terre On a jamais vécu une telle humiliation depuis l'époque de Mobutu jusqu'au règne de Joseph Kabila Si l'histoire pouvait etre reprise à zero, Tshilombo et sa bande allaient comparer le cout de cette guerre provoquée par son égoïsme et sa folie dictatoriale au prix de la paix et de la cohésion nationale. Que d'ennui causé aux populations congolaises ! Kabila t'a remis un territoire entier en janvier 2019 et le Rwanda existait en même temps sur cette terre.

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Il y a 62 jours
BALOBI TSHISEKIZEYI A PROPOSER $650 Millions NA BA AFC/M23 BO BALONGWA UVIRA. CORRUPTION NA BITUMBA kiekiekiekiekiekie BA TALIMBWA.

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Il y a 62 jours
Il n'y a qu'un imbecile ou un idiot qui repete une chose plusieurs fois et s'attend aux differents resultats. Vous n'etes pas fatigue' de pleurnicher vous les CLOCHARDS. TSHISEKIZEYI et les TALIMBWA preparez vous. Aprenez A nager. BO YEBELA.

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Il y a 62 jours
En tant que Congolais attaché à la paix et à l’unité nationale, cette analyse appelle à une réflexion profonde et responsable Les événements d’Uvira confirment une réalité que beaucoup de Congolais ressentent depuis longtemps : la crise à l’Est ne peut être durablement résolue par des processus qui traitent les conséquences sans s’attaquer aux véritables centres de décision Pour autant, notre combat ne doit pas être celui de la haine ni de la vengeance, mais celui de la vérité, de la souveraineté et de la réconciliation nationale. La RDC a besoin d’une paix construite par et pour les Congolais, fondée sur le dialogue interne sincère, la justice et le respect de nos institutions La paix ne viendra ni par la force seule, ni par des négociations biaisées, mais par une union nationale forte, une diplomatie lucide et un engagement collectif à protéger la vie de nos populations Restons debout, vigilants et unis, car l’avenir du Congo mérite plus que des conflits importés et des divisions entretenues.

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Il y a 62 jours
On peut faire au tant de dialogue qu'on veut tant qu'on ne réglera pas la question du Rwanda, l'insécurité à l'est persistera. Soit on se plie aux exigences de kagame c a d le control de l'exploitation des minerais critiques de l'est par le Rwanda soit une guerre totale et meurtrière histoire de rééquilibrer les choses. Lui faire comprendre qu'il ne détenait pas le monopole de la violence et la paix était plus important que tout

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Il y a 62 jours
Dialogue !!! Dialogue !!! Et la question de l'armée révolutionnaire du Congo on la règle comment pendant le dialogue puisque ce sont les rwandais qui sont dans le commandement militaire. Ils vont déposer les armes pour qu'il devienne des congolais rwandais. J' ai bien peur qu'il ne reste à la RDC qu'une seule option celle de la guerre totale. Le dialogue a montré bien ses limites. Tenter de résoudre une guerre d'agression par un dialogue interne je crois que le bon diagnostic n'est pas posé. On accepté à faire des concessions à Washington avec le pays agresseur, le pays agresseur nous renvoie une réalité en face qu'il voulait plus. Il s'arrêta lorsqu' il obtiendra gains des causes à ses intérêts

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Il y a 62 jours
Nous avons tous vu comment Evegni Lavrov , le ministre russe des Affaires Étrangères, a refusé l’accolade du ministre rwandais des Affaires Étrangères, quelle humiliation. Quelle constraste avec la photo de Trump avec l’ambassadrice de la RDC . Chers frères rwandais , il faut savoir lire les signes du temps, la roue tourne et Kagame va dans le mur .

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Il y a 62 jours
Donald Trump !!! Donald Trump !!! et ces pratiques de lobbying… Il semble que, pour vous, les intérêts économiques priment sur les vies humaines, alors même que Félix et son entourage plongent la population dans les enlèvements, les séquestrations, les violences, le pillage des ressources, la confiscation des biens et l’appropriation de l’argent de la population de l’Est et meme des violations multiples de la constitution de la Republique qu’il est sence protegé. Cette manière de gouverner dans un désordre permanent paraît vous convenir. De la même façon, vous gerez les États-Unis dans un desordre, parfois en violation des lois, vous recourez aux milices pour intimider, mensonges et de manipulations contre vos opposants. Je comprend comment Felix se sent très à l’aise malgré les scandales financiers et sexuels au Sommet de l’etat sachant qu’il a son Jumeau qui dirige un pays democratique et qui reflechi et agit comme lui .Mais cela ne convaincra plus des citoyens qui gardent leurs tetes sur les épaules.

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