
Politique
Dans une tribune libre intitulée « Accord RDC–USA : pour un examen de raison », le député national Steve Mbikayi appelle à dépasser les réactions émotionnelles et idéologiques suscitées par l’accord récemment conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis dans le secteur stratégique des minerais critiques. Pour lui, les revenus tirés de ce partenariat, au-delà de la création d’emplois, doivent servir à former la jeunesse, à développer les compétences et à bâtir une économie capable, à terme, de consolider la gratuité de l’enseignement, d’envisager son extension jusqu’à l’université, d’investir dans les secteurs scientifiques et technologiques.
À en croire sa Tribune, c’est dans cette perspective que s’inscrit sûrement la démarche stratégique du président de la République, qui consiste non à brader le patrimoine national, mais à l’inscrire dans une vision de long terme.
Pour l’élu de Mont-Amba, la véritable garantie de souveraineté et de transparence réside moins dans la polémique que dans l’implication pleine et entière du Parlement.
Face aux critiques d’une partie de l’opposition politique et de certains acteurs ecclésiastiques, Steve Mbikayi rappelle une réalité fondamentale : aucun pays africain n’exploite aujourd’hui ses ressources minières sans partenariats internationaux.
Selon lui, condamner un accord uniquement en raison de l’identité du partenaire relève davantage du soupçon idéologique que d’une analyse rigoureuse des termes et des mécanismes de protection de l’intérêt national.
Toutefois, au-delà du débat économique et stratégique, l’auteur met un accent particulier sur la dimension institutionnelle de l’accord.
Il estime que le rôle du Parlement est central et incontournable. « En soumettant l’accord à un débat public approfondi et à une ratification formelle, l’exécutif offrirait la meilleure garantie possible contre toute dérive », soutient-il.
Pour Steve Mbikayi, cette démarche permettrait non seulement de renforcer la légitimité démocratique de l’engagement pris, mais aussi de rassurer l’opinion publique quant à la préservation des intérêts nationaux.
Loin d’y voir une concession à la critique, il considère cette étape parlementaire comme une preuve de maturité institutionnelle.
Le débat parlementaire permettrait d’examiner les clauses de sauvegarde, les mécanismes de révision et les conditions de renégociation prévues par l’accord, autant d’éléments essentiels pour protéger les générations futures.
L’auteur insiste sur le fait que la souveraineté d’un État ne se perd pas dans un texte, mais s’exerce à travers le droit, le contrôle démocratique et la capacité d’adaptation.
Steve Mbikayi réfute également l’argument d’un prétendu engagement irréversible de plusieurs décennies, rappelant que les accords-cadres entre États sont, par nature, révisables et distincts des contrats d’exploitation minière.
Selon lui, le véritable danger pour la RDC ne réside pas dans des accords encadrés et soumis au contrôle parlementaire, mais dans l’absence de débat rationnel et de vision stratégique.
En conclusion, Mbikayi appelle à un débat national apaisé, fondé sur le droit, la raison et les institutions. Pour lui, l’avenir de la RDC se construira non sur la peur ou les approximations, mais sur des choix éclairés, assumés et démocratiquement validés par les représentants du peuple.
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