
Société
Le dossier du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), confronté à de graves dysfonctionnements, a fait l’objet, au cours de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 23 janvier, de discussions approfondies. Le dossier a été présenté par le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa.
Le garde des Sceaux a dressé un état des lieux sans concession, soulignant une situation critique marquée par « une crise de gouvernance, des dérives financières et des tentatives d’instrumentalisation politique locale ». L’objectif affiché est clair : restaurer l’autorité de l’État et sécuriser les véritables bénéficiaires du fonds.
Ngefa a rappelé que depuis la mi-novembre, « des consultations approfondies ont été menées avec les parties prenantes à différents niveaux pour éviter l’effondrement total de l’institution », tout en précisant que ces échanges ont permis de définir des mesures immédiates.
Parmi ces mesures figurait la levée, en décembre 2025, de la suspension du comité de coordination du FRIVAO, une décision stratégique visant à rétablir un minimum de gouvernance et à sortir l’institution d’un blocage institutionnel dangereux.
L’assainissement interne a également été une priorité : « Les arriérés de salaires, de loyers et de charges administratives ont été réglés pour préserver la continuité de l’outil administratif ». Ce premier pas vise à consolider la structure avant de s’attaquer aux dérives plus complexes.
L’accent a ensuite été mis sur la lutte contre l’impunité. Une injonction formelle a été adressée au Procureur général près la Cour de cassation pour l’ouverture d’enquêtes ciblant « les fausses victimes, les réseaux d’extorsion et les détournements présumés ». « Il s’agit de protéger les véritables victimes et de réaffirmer l’autorité de l’État là où elle a été mise à mal », a-t-il martelé.
Les constats présentés au Conseil ont été édifiants : le nombre de victimes certifiées à Kisangani est passé de près de 3 000 à plus de 14 000, voire 16 000, révélant des pratiques de fraude, de manipulation et de pressions politiques locales. La confusion entre les indemnités judiciaires et les attentes sociales élargies a également été soulignée, jusqu’à l’usage abusif des fonds pour le fonctionnement courant du FRIVAO.
La sécurité des mandataires et du personnel à Kisangani est en déclin, renforçant l’urgence d’une reprise en main. Guillaume Ngefa a donc défendu des décisions visant à « restaurer la crédibilité, la transparence et l’efficacité du FRIVAO », conformément à sa mission : réparer les préjudices subis par les victimes des activités illicites de l’Ouganda, principalement dans l’ex-province de la Tshopo.
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Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa @Photo Droits tiers.