
Politique
Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a publié une déclaration ce jeudi 26 février 2026, détaillant sa lecture de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo et formulant une série d’exigences à l’endroit des autorités nationales.
Dans sa déclaration, la plateforme affirme que la réalité actuelle du pays est marquée par une régression de l’État de droit, caractérisée notamment par l’instrumentalisation de la justice, la répression des voix dissidentes, les détentions arbitraires et la restriction des libertés publiques.
Elle estime que ces pratiques traduisent une rupture entre l’État et sa mission fondamentale de protection des droits, des libertés et de la dignité humaine.
Face à ce qu’elle considère comme une crise de gouvernance préoccupante, l’organisation avance plusieurs revendications majeures.
Elle appelle d’abord à la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, ainsi qu’à la cessation des poursuites judiciaires qu’elle qualifie d’arbitraires et contraires aux principes constitutionnels et aux garanties fondamentales de l’État de droit.
Le Cadre de concertation exige également la fermeture définitive des lieux de détention clandestins, notamment ceux relevant de certains services de sécurité, et la mise en conformité de l’ensemble des services concernés avec les lois de la République et les engagements internationaux de la RDC en matière de droits humains.
Par ailleurs, la plateforme plaide pour la mise en place d’une mission d’enquête indépendante, sous l’égide des Nations Unies et des mécanismes régionaux compétents. Cette mission aurait pour mandat d’établir les faits, d’identifier les responsabilités et de faire la lumière sur les violations alléguées, y compris le recrutement et l’utilisation de mineurs au sein de groupes armés.
Elle demande en outre la levée effective et sans délai de l’état de siège dans les zones concernées, estimant que ce régime d’exception ne garantit plus la sécurité des populations et contribue plutôt à restreindre les libertés civiles et à suspendre l’ordre constitutionnel.
Le Cadre de concertation insiste sur la restauration pleine et entière des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’action politique.
Le Cadre de concertation a rejeté fermement les affirmations présentées par la ministre des Affaires étrangères lors de son intervention à la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève. Il estime que ce discours constitue une présentation déformée et politiquement orientée de la réalité vécue par les Congolais, et le qualifie de « discours de façade » face à une tragédie humaine persistante.
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