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Politique

Les leaders de l’Est de la RDC sont-ils écartés de la gestion du pays ?

2026-03-25
25.03.2026
2026-03-25
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La question mérite d’être posée sans passion mais avec lucidité. Depuis plusieurs années, un constat semble revenir dans le débat politique congolais : plusieurs grandes figures politiques originaires de l’Est du pays ont connu des ennuis judiciaires, des exils politiques, des démissions forcées ou des mises à l’écart des grandes institutions. Pour certains observateurs, cette situation ne serait pas un simple hasard, mais plutôt le signe d’un rééquilibrage politique qui se ferait au détriment de l’Est de la République Démocratique du Congo.

En effet, plusieurs personnalités politiques majeures originaires du Katanga, du Sud-Kivu et du Nord-Kivu ont été, à un moment donné, confrontées à la justice, à l’exil ou à des crises politiques ayant entraîné leur départ des postes de responsabilité. Pour leurs partisans, ces situations posent une question fondamentale : pourquoi retrouve-t-on régulièrement des leaders de l’Est dans ce type de situations politiques ou judiciaires ? S’agit-il de simples dossiers judiciaires indépendants ou d’une réalité politique plus profonde liée aux luttes de pouvoir ?

Il faut toutefois analyser cette question avec beaucoup d’objectivité. La politique congolaise est avant tout une politique d’alliances, de rapports de force et d’intérêts. Dans ce contexte, les poursuites judiciaires, les démissions politiques et les exils peuvent aussi être le résultat de conflits politiques, de ruptures d’alliances ou de repositionnements stratégiques.

En politique, il n’y a pas d’amis éternels ni d’ennemis éternels, il n’y a que des intérêts permanents.

Cependant, il ne faut pas ignorer le sentiment de marginalisation que ressent une partie de la population de l’Est. Cette région, qui souffre déjà de l’insécurité, de la guerre, des déplacements de populations et d’une crise humanitaire chronique, a souvent l’impression de ne pas peser suffisamment dans les grandes décisions nationales. Lorsque ses leaders sont affaiblis politiquement ou judiciairement, ce sentiment de mise à l’écart se renforce davantage dans l’opinion publique.

La solution ne réside pas dans l’opposition entre les régions du pays, car la RDC a besoin d’unité et de cohésion nationale. La solution réside plutôt dans le renforcement de la démocratie, de l’indépendance de la justice et de la transparence dans la gestion publique. Si un leader a commis des fautes, il doit être jugé équitablement et condamné conformément à la loi. Mais si un leader est poursuivi pour ses opinions politiques, alors la justice doit aussi être capable de le protéger.

Aujourd’hui plus que jamais, la RDC a besoin de l’unité de toutes ses filles et de tous ses fils, de l’Est, de l’Ouest, du Nord et du Sud. La stabilité du pays dépendra de la capacité des Congolais à construire un État où chaque citoyen, chaque leader et chaque province se sent respecté, représenté et protégé par la loi.

Le vrai combat ne doit donc pas être celui de l’Est contre l’Ouest, mais celui de la justice contre l’injustice, de la vérité contre le mensonge, et de la démocratie contre l’arbitraire. C’est à ce prix que la République Démocratique du Congo deviendra un véritable État de droit.

 

Jean Serge Borauzima
Mashariki / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 4 jours
L 'auteur cet article est sans doute au service de Kagame. Tenez, les 4 institutions du pays: Présidence: Kasai Primature: Bas Congo Assemblée Nationale: Kivu (Est) Senat: Katanga (Sud Est) Je crois que ce partage de responsabilités est equitable

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Il y a 5 jours
Debido a los conflictos en el este, los líderes de esa región se encuentran en cierta medida al margen de la escena nacional, lo cual no favorece la unidad nacional. Esto es preocupante, ya que podría sugerir una posible segregación.

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Il y a 5 jours
Vous savez, tshisekedi ne se rend pas compte du derive, le moment viendra quant il se rendra compte ça sera trop tard, il croit être sage mais ça va retourner contre lui, tshisekedi mène une très mauvaise politique, tshisekedi dirige le pays sans intelligence ni sagesse, kabila a bien dit, nous étiez très jeune en 2001 mais nous avions utilisé la sagesse que les vieux d'aujourd'hui au pouvoir n'en ont pas, effectivement tshisekedi ni sage ni intelligent, il dirige le pays selon les conseils de ses multiples flatteurs, je n'ai jamais vu une telle classe politique aussi mediocre.

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Il y a 5 jours
La question mérite d'être posée avec gravité, particulièrement lorsque l'ombre de la « soudanisation » est évoquée par l'ancien Chef de l'État. Ce terme, lourd de sens, nous renvoie aux spectres des déchirements du Soudan ou de l'ex-Yougoslavie. Pour comprendre les enjeux actuels, tout dirigeant doit d’abord intégrer une réalité sociologique majeure de notre pays : l'engagement politique y est intrinsèquement tribal, puis régional, avant d'atteindre une dimension réellement nationale Dans ce schéma, chaque formation politique s'appuie d'abord sur un socle identitaire composé des membres de la tribu ou de la province de son leader. Dès lors, toute dynamique d'exclusion visant des leaders dans lesquels une partie significative de la population se reconnaît ne peut qu'engendrer de profondes inquiétudes sur la cohésion du pays À cette problématique de l'inclusion s'ajoute une ambiguïté persistante à l'Est du pays. De nombreux leaders locaux semblent « pécher » par un silence troublant, évitant de se prononcer fermement sur la guerre d'agression qui martyrise pourtant leurs propres électeurs. Ce manque de clarté alimente les soupçons sur...

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Il y a 5 jours
Il faut bien écouter le fameux voice de Bahati là où il dit, se rendre à Goma dans son fief, c'est déjà une condamnation à mort. Dans un état démocratique, il est pratiquement impossible qu'un élu ne puisse se rendre dans son fief, voir ses électeurs. Aujourd'hui les animateurs de doivent obéissance totale à Tshilombo, et non à ses propres électeurs. Sauf les chefs de wazalendo qui pavanent les rues de Kinshasa. Les wazalendo, sont les équivalents les milices djadjawi dans le Darfour. Mais ces leaders doivent avoir le courage d'aller voir leurs familles et leurs électeurs. Le M23 n'a jamais interdit à ces leaders d'aller chez eux, c'est plutôt le maître de Kinshasa qui les interdits d'aller pleurer et enterer leurs morts.

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Il y a 5 jours
Effectivement, certains leaders de l’Est sont écartés parce que, tout simplement, beaucoup d’entre eux sont à la base de l’instabilité chronique dans les Kivus. Pour votre information, Hypolite Kanambe, alias Joseph Kabila, n’est pas Congolais : c’est un Rwandais. Un homme comme Matata n’est pas un leader, mais un escroc de grand chemin qui a volé l’argent de Bukanga-Lonzo. Katumbi, lui, n’est pas de l’Est : le Katanga se trouve au sud Pendant la chute de Goma et de Bukavu, ni Bahati ni Kamerhe n’ont pipé mot, bouche cousue. Pourquoi ? D’autres leaders patriotes émergeront : le Congo compte 120 000 000 d’âmes.

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