
Afrique
À l’approche de la fin du mandat d’António Guterres en décembre 2026, la course au prestigieux poste de Secrétaire général des Nations unies s’accélère. Parmi les prétendants déclarés, l’ancien président sénégalais Macky Sall multiplie les offensives diplomatiques. Récemment reçu par la représentation de la RDC à l’ONU, il a dévoilé une vision centrée sur le leadership africain et la résolution des crises sécuritaires dans l’est du Congo.
Le compte à rebours est lancé. Depuis le 25 novembre 2025, le processus de désignation du futur patron de l’ONU est officiellement ouvert. Dans ce contexte de transition, Macky Sall, ancien chef d’État du Sénégal, a franchi une étape stratégique en rencontrant l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations unies.
Cette rencontre fait suite à un échange direct à Kinshasa entre Macky Sall et le président Félix Tshisekedi. Pour le candidat sénégalais, le soutien de la RDC n’est pas qu’une formalité, mais un levier indispensable. Qualifiant le pays d’ acteur majeur du continent, Macky Sall entend porter une voix africaine forte et décomplexée sur la scène internationale.
Sa vision repose sur un constat clair, le système multilatéral actuel doit évoluer pour offrir un partenariat économique plus équilibré et un accès facilité aux financements pour les pays en développement, souvent les premiers touchés par les crises mondiales.
L’un des points saillants de son plaidoyer concerne la stabilité régionale. Macky Sall a pris l’engagement ferme d’accorder une attention prioritaire à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC. Pointant du doigt l’influence de forces extérieures, il prône une approche rigoureuse basée sur trois piliers à savoir :le respect absolu de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale,le rétablissement de la confiance entre les États de la région et la corrélation entre paix durable et prospérité économique.
Conformément à la résolution 79/327 adoptée en septembre 2025, le processus de sélection se veut plus ouvert que jamais. Fini les huis clos totaux ; place aux «dialogues interactifs . À partir du 20 avril 2026, Macky Sall, à l’instar des autres candidats comme Michelle Bachelet, Rafael Grossi ou Rebeca Grynspan, devra défendre son programme lors d’auditions publiques.
Alors que la candidature de Virginia Gamba a été retirée en mars dernier, la compétition reste serrée. Macky Sall mise sur son expérience de médiateur et d’ancien président de l’Union africaine pour convaincre les 193 États membres qu’il est l’homme de la situation pour succéder à António Guterres le 1er janvier 2027.
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