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Haut-Karabakh Bakou veut reprendre son territoire, qui se dit indépendant depuis 1991.
Mobilisation diplomatique, ce week-end, pour obtenir un cessez-le-feu au Haut-Karabakh, où de violents combats ont repris, dans la nuit de vendredi à samedi, entre troupes arméniennes et azerbaïdjanaises.
Le Haut-Karabakh est une région à majorité arménienne qui avait été rattachée, sous l’Union soviétique, à l’Azerbaïdjan. En 1988, des combats en faveur de l’indépendance de cette enclave avaient commencé, réprimés par l’armée de Bakou et soutenus par la république d’Arménie voisine. En 1991, le Haut-Karabakh avait déclaré unilatéralement son indépendance - qui n’est reconnue par aucun Etat, même pas l’Arménie et un cessez-le-feu avait été obtenu en 1994, grâce à une médiation russe. Mais aucun accord de paix n’a été signé.
Des centaines de milliers de personnes avaient fui durant cette guerre qui fit 30 000 morts en majorité des Azéris (musulmans), ce qui a encore accru la proportion d’Arméniens (chrétiens) dans la population du Haut-Karabakh.
Budgets très inégaux
Bakou et Erevan se renvoient la responsabilité de la reprise des combats et chacun des deux camps annonce des destructions importantes pour son ennemi et minimise les siennes.
Voilà plusieurs mois que la tension croissait. Mercredi dernier, le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, en visite à Washington, avait réclamé qu’il soit mis fin au conflit "sur la base d’une résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies qui exige le retrait immédiat et sans condition des troupes arméniennes de nos territoires".
L’Etat pétrolier azerbaïdjanais dispose d’un budget de la Défense plus important que le budget national de l’Arménie. Mais celle-ci est soutenue par Moscou, qui a récemment renforcé sa présence militaire dans le nord de l’Arménie.
La Turquie derrière la porte
L’Azerbaïdjan dont la population est culturellement très proche des Turcs est soutenu par Ankara. "Nous soutiendrons l’Azerbaïdjan jusqu’au bout", a déclaré dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Les relations entre Ankara et Erevan pâtissent toujours du génocide arménien de 1915 (1,5 million de morts), que les Turcs nient. Si Ankara a reconnu l’Etat arménien en 1991, il n’y a pas de relations diplomatiques entre les deux pays parce que la Turquie les a conditionnées à un règlement de la question du Haut-Karabakh en faveur de Bakou, ce que l’Arménie a refusé.
"Consolider ses gains territoriaux"
Moscou insiste pour un "cessez-le-feu immédiat" et Washington pour une reprise des négociations car il n’y a "pas de solution militaire à ce conflit".
Bakou a annoncé dimanche matin un cessez-le-feu unilatéral - mais les autorités du Haut-Karabakh assurent que rien n’a changé sur le terrain tout en annonçant que son armée allait "consolider ses gains territoriaux".
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