
Politique
Quatre cent cinquante cinq (455) partis politiques sont enregistrés à ce jour au ministère congolais de l’intérieur, de la sécurité, de la décentralisation et affaires coutumières, a indiqué vendredi 02 Mai au Sénat, le ministre en charge de ce ministère, Richard Muyej Mangez Mans, en réponse à une question d’actualité du sénateur Modeste Mutinga Mutuishayi, rapporteur du sénat.
Selon le chef de l’administration du territoire congolais, la création de la plupart des partis politiques intervient soit à la veille des élections, soit à la veille d’autres grands enjeux politiques tels que les concertations (nationales) politiques ou l’annonce du renouvellement du gouvernement.
De 2010 à 2011, 123 nouveaux partis politiques ont été enregistrés en prévision des élections 2011, tandis que de 2012 à ce jour, 21 nouvelles formations politiques se sont ajoutés.
Concernant la représentativité des partis politiques à l’assemblée nationale en fonction du nombre des députés pour chacun, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) est en tète avec 65 députés soit 13,46% suivi de l’UDPS de l’opposant Etienne Tshisekedi avec 41 députés. 48 partis n’ont qu’un seul député, 17 ont deux députés, deux partis ont trois députés, 8 formations ont 4 députés, 4 partis, notamment le CCU du ministre Mende Omalanga, ont 5 députés tandis que les autres ont plus de 6 députés notamment l’union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamere avec 17 députés, soit 3,52%.
102 partis seulement sont représentés à l’assemblée nationale.
A la chute du président Mobutu le 17 mai 1997, 460 partis politiques avaient vu le jour. Pour l’année 2012, 87 partis politiques avaient déposé leurs rapports sur les 433 attendus, chaque parti devant déposer le rapport des comptes financiers avant le 31 décembre au ministère. La loi autorise de prendre des sanctions à l’encontre des récalcitrants allant jusqu’à la suspension ou radiation mais le ministère de l’intérieur privilégie le rappel à l’ordre et la sensibilisation, au regard de l’apprentissage de la démocratie en RDC.
La question d’actualité
Le sénateur Mutinga avait exprimé d’autres préoccupations notamment celles ayant trait aux ressources et patrimoine des partis politiques, notamment ceux qui ont comme sièges, les résidences des présidents. La loi interdit le financement extérieur sous peine de dissolution, a indiqué Richard Muyej dans sa réponse, précisant qu’à ce jour, depuis la promulgation de la loi, il faut attendre que les élections telles que prévues par le cycle électorale soient organisées.
Il est noter par ailleurs, que regroupement des partis politiques en RDC se constituent sur base d’intérêt politique, tandis que le regroupement idéologique demeure un idéal à atteindre, a-t-il fait savoir. La question d’actualité du rapporteur du sénat adressé au ministre de l’intérieur, de la sécurité, de la décentralisation et affaires coutumières portait sur la problématique de la création, de l’organisation et du fonctionnement des partis politiques, rappelle-t-on.Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
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