
Economie
Financé par la Banque mondiale à hauteur de 180 millions de dollars, le Projet Compétitivité et Développement du Secteur Privé (PCDSP), qui a vu son terme arrivé en juin 2014, a laissé un goût d’inachevé. Il commande sa poursuite, afin de consolider les résultats obtenus, qui ne sont pas de moindres. C’est notamment, la stabilisation et le redressement des entreprises publiques, alors considérées comme des canards boiteux, moins compétitives, inefficaces par les services rendus à la population, et sapant, de fait, tout effort de relance et de développement économique du pays.
Or, ces actions (stabilisation et redressement), utiles, doivent être amenées à leur aboutissement. Ce qui appelle inéluctablement l’amorce de la seconde phase de ce projet, avec en vue, la restructuration en profondeur de ces entreprises structurantes. C’était déjà l’avis de toutes les parties prenantes notamment, la Banque mondiale qui, par le biais de son Directeur des opérations, l’avait jugée non seulement impérieuse, mais aussi nécessaire. Le Gouvernement congolais s’était empressé d’initier des consultations à ce sujet dans le cadre de la matrice de gouvernance économique, pour le financement spécifique des travaux relatifs à la finalisation de la transformation de la REGIDESO, la SNEL, la RVA et la SCTP en sociétés commerciales. Dans la même perspective, une autre requête pour un appui plus global à la poursuite de la réforme a été préparée au niveau du COPIREP, a-t-on appris des sources proches de cette agence-conseil du Gouvernement en matière de la réforme des entreprises publiques. Objectif affiché clairement, les amener à améliorer leur rentabilité pour qu’elles soient finalement compétitives, qu’elles allègent la charge du Trésor public et accroissent la contribution du secteur du Portefeuille dans le budget de l’Etat. C’est le substrat de ce séminaire-atelier que le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille (COPIREP) organise du 2 au 3 juin prochain, à Roméo Golf, à Kinshasa.
Des participants
L’indéniable importance de ce séminaire-atelier va faire intervenir de nombreux participants. Ils vont se recruter parmi les membres du cabinet du Président de la République, du Gouvernement (la Primature, le ministère du Portefeuille et les ministères sectoriels), des partenaires techniques et financiers (la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et autres agences de coopération au développement), des entreprises publiques structurantes (GECAMINES, SNCC, RVA, SCTP, SCVM, SNEL, REGIDESO, SCPT, SONAS) et du secteur privé (FEC, COPEMECO), ainsi que des experts internationaux spécialisés dans le domaine de la réforme du Portefeuille de l’Etat. Comme on peut bien le constater, cette armada des services poussera loin la cogitation, par le partage d’expériences notamment, en matière de gestion du volet social de la réforme, une épine dans le processus de la réforme des entreprises publiques.
Des matières à soumettre au débat
Autant la question est d’une importance capitale, autant la matière est abondante. Le programme prévoit, pour la première journée, des exposés sous la modération de Tertius Zongo, Ancien Premier ministre du Burkina Faso. Déjà à 10 heures, un premier exposé portera sur l’état des lieux de la réforme des entreprises publiques et les prochaines étapes. Cela se passera en deux phases : d’abord, le ministère du Portefeuille et le COPIREP plancheront sur les réalisations, les résultats jusqu’à ce jour, ainsi que les contraintes. Dans la seconde phase, un délégué du COPIREP abordera les actions restantes et les prochaines étapes de la réforme des entreprises publiques. Ces deux interventions seront suivies d’un échange-débat. Dans l’après-midi de la première journée, l’accent sera mis sur le partage d’expériences pour la poursuite de la réforme des entreprises publiques. Notamment, sur les instruments pour le redressement et la préparation à la mise en œuvre de la réforme et la problématique de la gouvernance des entreprises publiques pendant la réforme. Après échanges, un autre point à examiner portera sur la participation du secteur privé et la relance des activités des entreprises publiques. Il sera question de montrer les opportunités, les modalités et des cas pratiques de concessions d’infrastructures (transports, eau et électricité), puis c’est le traitement du volet social de la réforme qui intéressera les participants. Une intervention de l’Intersyndicale nationale des travailleurs est au programme. Quant au deuxième jour, les travaux seront répartis en ateliers, puis la synthèse se fera en plénière. Enfin, les participants seront appelés à suivre la lecture des rapports des ateliers, l’adoption des recommandations et la présentation de l’ébauche d’une feuille de route indicative. A 16 heures, ce sera la fin des travaux avec l’intervention des officiels, en l’occurrence, le mot du Directeur des Opérations de la Banque mondiale, du Ministre du Portefeuille et celui du Premier ministre ou son délégué. Peu avant, il y aura lecture des recommandations du séminaire-atelier, par le Secrétaire exécutif du COPIREP.
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