
Politique
Dans une lettre datée du 12 novembre et adressée à la délégation du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui effectue une visite de trois jours en RDC, Human Rights Watch (HRW) exhorte le président Kabila à se retirer à la fin de son mandat pour éviter une crise plus étendue, et appuie les efforts visant à assurer sa sécurité ainsi que celle de sa famille après la présidence.
« Si le Président Joseph Kabila reste au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat autorisé par la constitution le 19 décembre, sans engagement clair quant à si et quand il quittera ses fonctions, il existe un risque réel que des manifestations éclatent, que les forces de sécurité répondent par un usage excessif de la force, et le pays pourra sombrer dans une violence et un chaos d’une ampleur considérable, avec des répercussions potentiellement explosives dans toute la région », a écrit Ida Sawyer, chercheuse senior à Human Rights Watch.
Elle pense que le Conseil de sécurité des Nations-Unies devrait prendre des mesures pour éviter une crise de large envergure, en vue de mettre fin au harcèlement et à la répression de l’opposition politique et de la société civile et pour empêcher la jeune et fragile démocratie du pays de s’effondrer.
« La date butoir du 19 décembre approchant rapidement, il est crucial d’agir rapidement et de faire preuve d’un leadership fort », conseille Ida.
L’ONGDH américaine soutient la feuille de route proposée par une coalition de 173 mouvements citoyens et groupes de défense des droits humains congolais et de la société civile sur la façon de surmonter la crise politique du pays.
HRW prie la délégation onusienne d’apporter un soutien à un dialogue réellement inclusif pour atteindre un large consensus sur l’organisation de futures élections, pour définir l’autorité de transition et mettre en place des mesures visant à veiller au respect du nouveau calendrier et de la liberté d’expression et de rassemblement pendant la période électorale.
Dans le cadre du mandat de protection des civils se trouvant sous la menace de violences physiques, l'Ong rappelle que les soldats de la paix devraient agir par anticipation, se déployer dans les zones à proximité de manifestations politiques pour aider à dissuader toute violence potentielle et être préparés à mettre leur mandat pleinement en œuvre. L’organisation exhorte aussi la Monusco à déployer un plus grand nombre de soldats de la paix dans les zones susceptibles de voir des actes de violence politique éclater, y compris à Kinshasa.
Il estime que le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) devrait être impliqué dans le processus de décision afin de déterminer à quel moment et à quel endroit les troupes de police et militaires devraient se déployer dans le but de protéger au mieux les civils en danger.
HRW prie également la Monusco de mettre en place des plans détaillés pour protéger les activistes, les défenseurs des droits humains, les journalistes et les politiciens en danger, et à s’assurer que toutes les entités de la Mission sont prêtes et disposées à mettre ces plans en exécution.
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