
Politique
Estimant avoir été mal compris dans les propos qu’il avait tenus avant la mort de Tshisekedi (il avait prédit qu’il ne rentrerait pas au Congo), le vice-ministre à l’énergie Willy Mishiki se dit très inquiet et s’en prend à la journaliste Colette Braeckman.
Après plusieurs démentis dans les médias, la dernière démarche de Willy Mishiki a été la demande d’une « protection spéciale » auprès du Premier ministre Badibanga. Pour appuyer sa demande auprès du Premier ministre, Willy Mishiki prétend que Colette Braeckman – journaliste belge spécialiste de la région des Grands Lacs aurait dit à la Radio télévision belge francophone (RTBF) que « Tshisekedi aurait été empoisonné par le régime kabiliste et que lui, Willy Mishiki, allait être tué dans quelques mois par le pouvoir de Kinshasa ».
Habari RDC a rencontré en exclusivité la journaliste en question Colette Braeckman qui a démenti toutes ces affirmations. Elle parle aussi du processus électoral en cours en RDC et des risques de non-respect du rendez-vous des élections prévues en décembre 2017. Interview avec Rodriguez Katsuva.
Habari RDC : Vous dites que vous n’avez rien dit sur Willy Mishiki ? Que vous n’avez pas prédit sa mort d’ici quelques mois ?
Colette Braeckman : Absolument pas, j’ai commenté la vie d’Étienne Tshisekedi à la RTBF. Je n’ai évidemment pas dit qu’il avait été empoisonné, je n’ai même pas cité le nom de Monsieur Mishiki. Tout ça ce sont des affabulations, c’est tout à fait faux.
Qu’avez-vous alors réellement dit sur la mort de Tshisekedi ?
J’ai dit que sa mort était une grande perte pour le Congo, qu’il était mort d’une embolie pulmonaire à la clinique Sainte Elisabeth. Il est possible qu’à un moment donné on m’ait posé une question sur un probable empoisonnement. J’ai dit qu’au Congo les gens sont superstitieux, ils croient difficilement qu’on puisse mourir de mort naturelle. Mais dans ce cas-ci, ce n’est pas vrai. Tshisekedi est mort de mort naturelle. Moi je suis arrivée une demi-heure après son décès à la clinique Sainte Elisabeth et ses médecins m’ont dit que son cœur s’était arrêté, qu’il est mort d’une embolie pulmonaire. En plus, à 84 ans on peut mourir de mort naturelle !
Comment expliquez-vous les propos de Willy Mishiki ?
Monsieur Mishiki est un affabulateur !
Vous connaissez le contexte politique actuel en RDC, croyez-vous qu’avec ces récents remous, il soit toujours possible de tenir les élections en décembre 2017 ?
Moi je le souhaite, c’est une promesse qui a été faite. Mais maintenant il faut que toutes les conditions techniques soient réunies. Or, ce qui se passe maintenant c’est une perte de temps. On risque de ne pas honorer le rendez-vous.
S’il n’y avait pas d’élections, quelle pourrait être la suite du scenario pour la RDC ?
Il y aura des élections, l’engagement a été pris dans l’accord inclusif qui a été signé par tout le monde. Au pire, si ce n’est pas décembre ce sera janvier 2018. Tout le monde s’est engagé dans l’accord, ce serait un désaveu total de la classe politique s’il n’y avait pas d’élections. Et il faut quand même craindre la colère de la population, qui est patiente mais cette patience a des limites !
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