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Sarah Mwaka Muhekwa, mère de 5 enfants, une infirmière du niveau A2, résidant sur avenue Musemakweli no.17, Quartier Benengula, en Commune BEU, dans la ville de Beni était invitée par la Cour militaire opérationnelle, siégeant en chambre foraine à Beni, dans le cadre des procès contre les ADF.
En effet, c'est dans le dossier in RP.151/2017 opposant le Ministère public aux prévenus Hamuli Banza Suleman Zakaria alias Bonge la Chuma, Mojssa Batran alias le Tchadien, Muhindo Ayubu Omari, Saidi et Issa que la renseignante Sarah Mwaka a été citée à comparaître.
Se présentant comme ancienne agent de la Monusco/DDRRR puis de l'Ong Médecin sans Frontière, Sarah devait être confrontée aux prévenus ADF qui l'avaient dénoncée comme les ayant approché dans leur lieu de détention, pour leur demander de ne pas livrer un seul des secrets des ADF.
C'était au cours de l'audience de Jeudi 23 Février courant que les révélations sur Sarah ont été rendues publiques.
A cette audience, les prévenus ont indiqué à la Cour que lorsqu'ils étaient en détention au cachot du Bureau des Renseignements Militaires (T2 Sokola1), Mme Sarah Mwaka les avait extraits du cachot jusqu'à chez elle. Elle leur obligea à ne plus coopérer ni avec les Services, ni avec le Commandement des Opérations Sukola1 en leur livrant le secret sur l'ADF.
S'étant présentée devant eux comme musulmane et Jihadhiste, elle avait exigé que ceux-ci s'abstiennent de confier un seul secret aux non croyants « Kafir » qui les interrogeaient.
Les prévenus Hamuli Banza Suleman, Alfred Bisimwa Shabani étaient parmi les 5 qui travaillait avec Sarah et lui avaient exprimé leur désaccord. La séance de Sarah fut un fiasco.
Ces derniers ont tout fait pour solliciter une audience auprès du Général Akili Mundos, alors Commandant des Opérations Sukola1, pour lui relater la scène.
A en croire les prévenus Hamuli Banza et Alfred Bisimwa Shabani, après avoir raconté la scène de Sarah au général Mundos, il n'en revenait pas. Il leur a promis de sanctionner l'officier qui a facilité à cette femme de les atteindre et les mettre à l'abri d'elle. Il les a encouragés à coopérer avec les services, voire la Justice.
Le général Mundos avait immédiatement sanctionné le colonel Kambale Kisumba Martin, alors T2 des Opérations Sukola1. Selon ce colonel prévenu dans une autre affaire et cité aussi comme renseignant, le général Mundos l'a flanqué une demande d'explication et a sollicité de la hiérarchie son remplacement.
Bien plus, les prévenus ont indiqué à la Cour que Mme Sarah Mwaka était également épouse d'un chef ADF, capturé en 2016, le nommé Ismaël Safari Kitobi alias Winny, arrêté et prévenu dans un autre dossier devant la Cour. L'ADF Winny appelé à la barre le confirmera devant la Cour.
Le Ministère public, se référant par ailleurs au contenu du livre « L'avènement du Jihad en RDC » du Journaliste-écrivain Nicaise Kebel Bel Oka (Pp101-104) dont les éléments sur Sarah ont été confirmés par l'ensemble de prévenus ADF à la barre, s'est vu obligé de transformer cette renseignante en prévenu, pour la présenter prochainement à la Cour dans un dossier nouveau.
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La renseignante Sarah Mwaka