
Politique
Face à la presse, dans une émission enregistrée le jeudi 17 juillet 2014, Aubin Minaku a déclaré que sa famille politique soumettra toute modification constitutionnelle soit à la sanction du Congrès (Sénat et Assemblée Nationale), en se basant sur l’article 218 de la Constitution, soit à celle du peuple par référendum.
Pour Aubin Minaku, autant l’Opposition a le droit constitutionnel de pouvoir s’organiser pour prendre le pouvoir, autant la Majorité, dans un régime démocratique, doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir.
« Nous tenons à conserver le pouvoir bien évidemment selon le standard international de toute démocratie », a-t-il souligné.
Répliquant aux forces politiques hostiles à la révision constitutionnelle dans une campagne dénommée « Ne touche pas à ma Constitution », le Secrétaire général de la Majorité Présidentielle estime que c’est une campagne qui viole la Constitution, dans la mesure où la même Constitution stipule, à l’article 218, qu’elle peut être révisée.
Il a affirmé que personne ne peut se prévaloir avoir le peuple contre les autres, car la démocratie doit être conjuguée avec l’impérieuse nécessité de sauvegarder l’unité nationale et l’intégrité territoriale.
Le speaker de l’Assemblée Nationale a réaffirmé la ferme détermination de sa famille politique de mettre tout en oeuvre pour conserver le pouvoir par la voie des urnes, comme en 2006 et 2011, en respectant la Constitution, du premier au dernier article.
«Ce respect signifie notamment le respect de sa procédure de révision », a précisé ce haut cadre de la Majorité Présidentielle.
Réagissant à la dernière déclaration des Evêques, qui s’opposent à la révision constitutionnelle, Minaku a jugé cette attitude de la CENCO contraire à l’esprit et à la lettre de la Constitution, étant donné que toute constitution est révisable. Il a souligné, au passage, qu’en démocratie, le détenteur du pouvoir souverain, c’est le peuple.
Le président de l’Assemblée nationale a rappelé qu’après la révision de la Constitution actuelle par le peuple congolais par voie référendaire, l’église catholique s’était réunie et avait estimé que cette Constitution portait des incohérences qu’il fallait corriger. « Aujourd’hui, ces incohérences sont- elles transformés » en cohérence? », S’est-il interrogé. Abordant la question relative aux manœuvres de la Majorité Présidentielle de maintenir Joseph Kabila au-delà de 2016, Minaku a déclaré qu’un tel débat est inopportun, étant donné que réélu pour un mandat de 5 ans en 2011, pour améliorer les conditions de vie de sa population, il concrétise à ce jour cette mission à travers le parc de Bukanga-Lonzo.
Il a souligné que le chef de l’Etat n’a pas encore consommé 60% de son mandat pour que sa famille politique commence à poser la question de son futur candidat à la présidentielle de 2016.
Concernant le calendrier électoral publié par La CENI, le Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle a réaffirmer l’indépendance de cette institution d’appui à la démocratie, en martelant qu’une éventuelle session extraordinaire de deux chambres du Parlement n’aurait aucune incidence sur le calendrier électoral.
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