
Politique
Comme il fallait s’y attendre, au Sommet USA-Afrique de Washington, c’est le thème des révisions constitutionnelles qui a dominé les discours de tous les officiels américains qui ont culminé hier mardi 05 août et avant-hier.
C’est d’abord le secrétaire d’Etat John Kerry accompagné du Vice-président Jo Biden lors de la cérémonie inaugurale qui a demandé aux chefs d’Etats africains de s’abstenir de procéder à des révisions constitutionnelles qui visent l’avenir politique d’une seule personne.
De Washington, Macky Sall annonce son soutien total à la campagne du président américain Barack Obama contre des révisions constitutionnelles intempestives. Au Sénégal, dit-il, on a la culture du respect scrupuleux des Constitutions qu’on ne peut modifier à tout bout de champ.
Il s’agit d’un combat qu’eux ont mené bien avant et ils n’ont pas attendu Obama. Et de poursuivre que lui soutient tout ce qui milite pour la pérennité des lois fondamentales, gage principal à une paix durable.
D’ailleurs, poursuit-il, la Charte de la CDEAO interdit formellement des modifications des Constitutions pour maintenir un homme à la tête du pays pendant des années. Il plaide pour que cette disposition de la CDEAO soit intégrée dans la Charte de l’UA de la même manière que le dispositif qui exclut toute prise de pouvoir par coup d’Etat.
Pourtant, même là sur les coups d’Etat, les Africains ont encore du mal à joindre la parole à l’acte. On a vu comment des putschistes passent au blanchiment par des élections-plébiscite de 99,99%, comme en Egypte avec le maréchal Sisi. Sur place en République démocratique du Congo (RDC), la population suit avec intérêt et le Sommet de Washington plus particulièrement sur la question de la révision de la Constitution. Celle-ci empoisonne le climat politique en créant une fraction dans le peuple entre ceux qui sont pour et contre.
Toutefois, dans la majorité qui a lancé par le PPRD son option de révision ou changement de la Constitution du 18 février par le référendum, il y a encore des sons discordants. Samedi dernier, le porte-parole du MSR de Pierre Lumbi Okongo, 2ème force politique de la majorité avec plus d’une trentaine de députés, a déclaré sur « Top-Congo » que son parti considère les propos du secrétaire général du PPRD Evariste Boshab comme une proposition de ce parti que le MSR respecte mais qui ne l’engage nullement. Car, au MSR, on n’a pas encore débattu de la question et on reste donc fidèle à la Constitution du 18 février 2006.
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