
Afrique
Au moins 15 morts ont été enregistrés dans une embuscade contre un convoi circulant sur une des principales routes du pays que les rebelles ont revendiqué ce vendredi 9 juin 2017.
L'embuscade menée jeudi a également fait plus de 40 victimes dont des civils, selon les rebelles.
"C'est notre réponse aux attaques constantes menées contre nos bases", a déclaré dans un communiqué le colonel Lam Paul Gabriel, porte-parole adjoint des forces rebelles, l'Armée de libération du peuple soudanais en opposition (SPLA-IO).
Jeudi, un convoi civil escorté par des militaires, constitué d'au moins 30 véhicules, a été attaqué à hauteur du village de Moli sur la route Juba-Nimule, qui relie la capitale sud-soudanaise à la frontière ougandaise.
Selon la police sud-soudanaise, deux véhicules civils et un véhicule militaire ont été touchés lors de l'attaque de ce convoi qui se dirigeait vers Juba, faisant au moins 15 morts. Dix militaires, dont un colonel, figurent parmi eux.
Selon la SPLA-IO, 40 personnes sont décédées dans l'attaque, "dont des civils pris entre deux feux", et 13 véhicules ont été détruits, dont quatre militaires.
"La SPLA-IO regrette la perte des vies de civils, victimes de l'échange de coups de feu avec les forces du gouvernement, qui les utilisent comme couverture", a indiqué le colonel Lam Paul Gabriel. "L'attaque visait directement les véhicules de l'escorte".
"Les civils sont désormais prévenus: pour éviter ce genre d'incident sur cette route, ils ne doivent pas se déplacer avec l'armée", a-t-il ajouté.
Les rebelles ont également affirmé qu'ils ne rejoindraient pas le dialogue national, lancé fin mai par le président Salva Kiir, sans leur commandant en chef, l'ex-vice-président Riek Machar. M. Kiir a exclu que Riek Machar, exilé en Afrique du Sud, puisse participer à ce processus controversé.
Cette embuscade est la seconde cette semaine sur l'axe Juba-Nimule. La première attaque, lundi, avait fait un mort et quatre blessés.
Cette route très peu sûre, par où transitent les importations de nourriture et carburant, notamment, est essentielle pour le Soudan du Sud, pays ravagé par trois ans et demi de guerre civile et qui ne produit presque plus rien. Elle est aussi empruntée par les civils fuyant les combats pour se réfugier en Ouganda.
Depuis janvier, le gouvernement a déployé des escortes militaires pour les convois qui l'empruntent. Malgré cela, il y a eu au moins quatre attaques mortelles, jamais revendiquées.
Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et contraint plus de 3,7 millions de personnes à fuir leur foyer.
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