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Politique

L'attaque du 19 mai pourrait-elle attiser des tensions au sein de l'Union Sacrée ?

2024-05-24
24.05.2024
2024-05-24
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Tentative de coup d'État ou d'assassinat, l'opération commando menée le 19 mai à Kinshasa jusqu'au cœur du pouvoir par des dizaines d'hommes armés risque d'aggraver les tensions en République démocratique du Congo, vaste pays à l'histoire politique et sécuritaire agitée, estiment des analystes.

Très tôt, le dimanche de Pentecôte, ces hommes ont attaqué le domicile du ministre de l’Économie Vital Kamerhe, dans le quartier huppé de la Gombe, au bord du fleuve Congo, avant d'investir non loin de là le palais de la Nation, bâtiment historique abritant des bureaux du président Félix Tshisekedi, où les forces de sécurité ont mis fin à leur aventure.

Selon le porte-parole de l'armée, une quarantaine d'entre eux, dont plusieurs ressortissants américains, ont été arrêtés. Quatre autres ont été tués, dont leur chef présumé, un certain Christian Malanga, ancien militaire de 41 ans résidant aux États-Unis et nostalgique du Zaïre (ancien nom de la RDC) de Mobutu, le dictateur renversé en 1997. Cette affaire pose beaucoup de questions. Mais quelle que soit sa nature exacte, elle aura des conséquences sur plusieurs plans, notamment politique, analyse pour l'AFP Christian Moleka, coordonnateur de la "Dynamique des politologues" (Dypol) de RDC.

Elle risque, selon lui, d'ajouter de la "suspicion" au sein de la nébuleuse de partis soutenant le président, une large plateforme appelée "Union sacrée de la nation". Au pouvoir depuis début 2019, Félix Tshisekedi a été réélu avec plus de 73 % des voix dès le premier tour des élections du 20 décembre dernier et ses partisans ont raflé quelque 90 % des sièges à l'Assemblée nationale.

Mais cinq mois après, le nouveau gouvernement n'est toujours pas constitué et, en raison de tiraillements entre partis, le choix d'un candidat de la majorité pour présider l'Assemblée nationale n'a pas été simple non plus. Faute de consensus, une primaire a été organisée et remportée, le 23 avril, par Vital Kamerhe qui, une fois élu au "perchoir", deviendra le 2ᵉ personnage de l’État.

Ce qui "l'expose davantage", relève Fred Bauma, chercheur et directeur exécutif de l'institut congolais "Ebuteli". Après l'attaque de son domicile, ses partisans ont crié à la "tentative d'assassinat" plutôt qu'à la "tentative de coup d'État", version officielle de l'histoire. "Ils sont convaincus que quelqu'un a essayé de l'éliminer, qu'il était la cible", estime Fred Bauma.

"Décisions autoritaires"

Ce coup de force raté peut par ailleurs "légitimer des décisions autoritaires" prises par les autorités "au nom de la sécurité", "un resserrement de l'espace démocratique" dont souffrirait en priorité l'opposition, indique par ailleurs Christian Moleka. Sur le plan de "l'opinion intérieure", les coups d'État manqués peuvent "profiter au pouvoir", quand la population resserre les rangs autour des institutions démocratiques menacées. Mais là, beaucoup de Congolais "ne croient pas" à la version officielle et, selon les deux analystes, cet épisode ne renforce donc pas le président Tshisekedi.

Un parti d'opposition a parlé de "simulacre" de coup d'État, tandis que de nombreux Kinois estiment que cette affaire vise à occulter leurs problèmes du quotidien, dans un pays dont les immenses richesses minières ne profitent qu'à une petite minorité.

Quant aux conséquences "internationales", "c'est très négatif", juge le coordonnateur de la Dypol. Cela contribue selon lui "à la perception de services de sécurité défaillants, d'un État faible qui ne peut pas garantir la sécurité de ses citoyens". Cette fois, ce ne sont pas des localités de l'Est qui ont été attaquées, mais "la capitale Kinshasa, la Gombe", quartier des ambassades et institutions, rappelle-t-il, en référence aux conflits armés qui déchirent la partie orientale de la RDC depuis 30 ans.

L'insécurité chronique dans cette région connaît depuis fin 2021 un pic de crise, avec la résurgence d'une rébellion (le M23) qui, soutenue par l'armée du Rwanda voisin, occupe de larges pans de la province du Nord-Kivu. Les Congolais réclament des sanctions contre Kigali mais ne les obtiennent pas et s'estiment trahis par la communauté internationale. Le fait que le coup de force du 19 mai puisse être perçu comme fomenté de l'extérieur risque donc aussi, selon les experts, de "renforcer la méfiance" vis-à-vis des pays étrangers soupçonnés de vouloir "déstabiliser le Congo".


VOA / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 689 jours
Salima posté le 24. Je suppose que vous connaissez l'histoire de l'assassinat de Kennedy. Lee Osvald était tué, pas le jour où il était arrêté, mais le jour de sa comparution devant un juge. L'assassin de Lee Osvald, avait un tumeur. Il est décédé avant son procès. Depuis lors, toute enquête n'a jamais fait lumière sur la mort de Kennedy. Ceci pour dire que le sieur en le liquidant, il sera difficile arrivé à la conclusion finale. S'il était un agent provocateur, il sera difficile de le démontrer, bien qu'il a le caractère et comportement d'un agent provocateur, d'un service donné. Le même Malanga, avec John Tshibangu étaient des provocateurs de Kabila.

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Il y a 689 jours
Merci Mampuya pour cette donnee qui m'echape'. Je pense que dans le cas de la RDC, le probleme c'est Tshilombo, meme Kagame avait qu'il pense que Tshilombo a un probleme mental, alors il est capable de faire tous ce qu'il dit Voyez comment il a abattu ces soit disant assaillants et n'oubliez pas le massacreles des Wazalendo.

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Il y a 689 jours
Kalumba. Le problème n'est pas nécessairement Tshilombo. Mais un ensemble des forces qui assurent le pouvoir de Tshilombo. Le Général Powell, comme Bush, pouvaient ne pas savoir que les armes chimiques de l'Iraq était un faux dossier. Dans tous les pays, ils existent des agents provocateurs au nom de l'état. Souvenez-vous les pendus du Pentecôte. On arrive pas au pouvoir, surtout dans nos réalités, sans l'apport des plusieurs forces. Nanga avait tout le pouvoir d'écarter Tshilombo comme candidat voir même Président. Un président de la République, doit être très vigilants personnellement de connaître à fond les dossiers sur son bureau, parceque plusieurs forces travaillent pour vous. Vous ne pouvez pas savoir, ce qui semble bon devient mauvais, mais celui qui vous donne ce sait cela va terminer par où.

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Il y a 689 jours
Comment les gens avaient su que Tshilombo preparait un " faut coup d'etat " ? Un peuple naif. Pourquoi ces soit disant assillants ont ete' tue' au fleuve en precipitation ?? BU ZOBA ELEKA TE.

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Il y a 689 jours
Souvenons nous le mensonge du général Powell, qui avait porté à la destruction de l'Iraq. Qui nous dit si Malanga n'était pas un agent provocateur des vos services secrets ? Les mensonges d'états sont des réalités.

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Il y a 690 jours
USN c'est la plus grande fabrique, des frustrés et malheureux de la RDC .

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