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Les habitants du territoire de Rutshuru, situé à plus de 80 km au nord de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), se déclarent reconnaissants envers le président Joseph Kabila pour la paix retrouvée dans leur territoire depuis la chute de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).
Sur le chemin qui va jusqu'à Rutshuru, on peut constater un regain de vie, une reprise économique due au rétablissement de la stabilité dans la zone. Jusqu'en octobre 2013, Rutshuru était sous le joug du M23, qui s'y était installé en mai 2012.
Des habitants de ce territoire ont déclaré mercredi à Xinhua qu'ils disent merci à Kabila pour la paix.
"Je me suis séparée avec mon époux, mes enfants pendant 16 mois, je n'avais pas de leurs nouvelles, eux aussi n'avaient pas les miennes mais, grâce aux efforts menés par le président de la République Joseph Kabila, nous nous sommes retrouvés et nous occupons notre maison qui était aussi un dépôt des munitions de M23", témoigne la vendeuse de la friperie au marché de Rutshuru-centre, Fatou Kalegamire.
"Nous sommes bien sécurisés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC), nous avons retrouvé la paix", ajoute un habitant de Rutshuru.
Le territoire de Rutshuru avait été sous l'administration des autorités établies par les rebelles du M23. La population de ce territoire payaient des taxes obligatoires à ces rebelles, qui contrôlaient jusqu'au poste frontalier de Bunagana, frontière avec l'Ouganda, ce qui permettait au M23 de gagner 500.000 dollars par mois.
A l'époque, il était très difficile de se rendre de Goma à Rutshuru à cause de l'insécurité.
"70% des bus qui quittaient Goma pour Rutshuru étaient victimes d'embuscades tendues par les M23 ou par des hommes armés", a affirmé un membre de la société civile sous couvert d'anonymat.
Aujourd'hui, l'axe principal connaît un va-et-vient incessant des camions chargés de marchandises diverses et des bus de transport bondés. Les déplacés retournent à leur lieu d'origine, de nouvelles maisons sont construites, d'autres sont réhabilitées.
Dans ce territoire, la population est sécurisée par les FARDC et la PNC, qui assurent la restauration de l'autorité de l'Etat. Il y a une forte présence des Casques bleus de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) qui circulent jour et nuit.
Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Basse, a déclaré mercredi à Kinshasa que la Mission onusienne mène des opérations dans cette partie dans le but de consolider les acquis de la débâcle de la rébellion du M23 et d'interdire les activités des forces négatives.
Elles visent également à surveiller les frontières congolaises, collecter des informations sur les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les différents groupes Maï-Maï.
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