
Monde
La tenue d'un conseil des ministres à Gaza doit préfigurer le transfert de responsabilités du Hamas vers l'Autorité palestinienne.
Ce n'était plus arrivé depuis 2014. Le gouvernement palestinien s'est réuni dans la bande de Gaza ce mardi. La tenue de ce conseil des ministres doit illustrer l'avancée de la réconciliation entre l'Autorité palestinienne et le mouvement islamiste Hamas après une décennie de dissensions dévastatrices.
Malgré la circonspection nourrie par l'échec des précédentes tentatives de rapprochement, cette visite doit préparer le terrain à un transfert progressif de responsabilités -au moins civiles- du Hamas à l'Autorité palestinienne, dont émane le gouvernement du Premier ministre Rami Hamdallah. L'Autorité palestinienne est en effet l'entité internationalement reconnue et supposée préfigurer un Etat indépendant.
Le Hamas, considéré comme terroriste par Israël, les Etats-Unis ou l'Union européenne et comme infréquentable par certains pays arabes, l'a évincée de la bande de Gaza en 2007 au prix d'une quasi-guerre civile. Les Etats-Unis se sont félicités prudemment du retour de l'Autorité à Gaza, en soulignant que tout gouvernement palestinien devra renoncer à la violence et reconnaître Israël.
Un territoire symbole des querelles
Depuis 2007, l'Autorité n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 50 ans et séparé de Gaza par quelques dizaines de kilomètres de territoire israélien. Le Hamas gouverne Gaza, où vivent deux tiers des Palestiniens des Territoires. Les querelles palestiniennes sont considérées comme l'un des obstacles à un règlement du conflit israélo-palestinien et l'une des causes de la désespérance des deux millions de Gazaouis entassés sur leurs terres coincées entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée.
En septembre, le Hamas a fini par accepter le retour de l'Autorité sous la pression du grand voisin égyptien, des déconvenues diplomatiques de son allié qatari et d'un sévère tour de vis financier donné par le président de l'Autorité, Mahmoud Abbas. Ce dernier a notamment cessé de payer la facture de l'électricité fournie par Israël à Gaza. Ces mesures ont rendu encore plus pénible le quotidien d'une enclave soumise aux blocus israélien et égyptien et confrontée aux pénuries, au marasme et au chômage, catastrophique chez les jeunes.
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