
Politique
Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis au Nations-Unies, arrive à Kinshasa ce 26 octobre. Selon son programme, elle sera au Palais de la Nation le 27 octobre pour y rencontrer le président Joseph Kabila, dans sa casquette d’envoyée spéciale du président américain, Donald Trump.
Sachant depuis deux semaines que cette haute personnalité serait à Kinshasa, le Comité des familles des prisonniers politiques de la RDC (CFPP-RDC) lui a adressé une correspondance, en date du 6 octobre, lui demandant de peser de tout son poids pour obtenir la libération de ces détenus politiques. Ce Comité sollicite, d’ailleurs, une audience pour le lui dire de vive voix.
« Nous avons l’honneur de venir auprès de votre haute personnalité afin de vous faire part de la situation injuste et douloureuse que traversent de nombreux prisonniers politiques de la République Démocratique du Congo et leurs familles, depuis des années », peut-on lire à l’entame de cette lettre signée Patrizia Diomi, Justin Bwembe, William Kalombo, Axel Yangambi et Bongumba Blakenel Bede.
Ces familles déplorent que, malgré les appels de la communauté internationale pour l’application des mesures de décrispation politique et d’autres mesures d’amnistie déjà approuvées depuis 2013, « rien n’est fait pour leur rendre la liberté ».
En ce qui concerne les leaders politiques de l’opposition, « le cas le plus grave est celui du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala qui a porté plainte contre la RDC en 2014 auprès du Comité des Droits de l’Homme des Nations-Unies, lequel a condamné la RDC sur son cas, par le décision N°2465/2014, à le libérer, annuler sa condamnation irrégulière et à l’indemniser. Malgré que la RDC ait été notifiée de cette décision en novembre 2016, presque une année après, l’opposant Eugène Diomi Ndongala est toujours otage du régime Kabila.
D’autres cas emblématiques sont ceux de Muyambo et Mulongo, faisant l’objet de poursuites sur la base de montages politico-judiciaires qui cachent mal des poursuites
politiques ayant souvent trait à l’exercice de la libre expression politique consacrée par la Constitution de la RDC », soulignent-ils.
Elles tiennent aussi à évoquer les cas de Firmin Yangambi et Eric Kikunda, amnistiés depuis 2013, « mais qui continuent à purger de très longues peines pour des raisons politiques ».
Il sied de souligner que tous les cas les plus graves de détentions politiques sont restés irrésolus, malgré l’Accord Politique de la Saint Sylvestre, signé sous la facilitation des Évêque catholiques de la RDC, qui a prévu des mesures de décrispation politique à l’issue de sa signature. En effet, le Chapitre 5 de cet Accord prévoit la libération immédiate des prisonniers politiques emblématiques (les cas d’Eugène Diomi Ndongala et JC Muyambo), ainsi que la mise en place d’une commission ad hoc au sein du ministère de la Justice pour tous les autres cas, commission qui n’a jamais travaillé dans l’optique d’accomplir cette tâche.
« Voilà pourquoi, en dernier recours, nous sollicitons, au nom des prisonniers politiques de la RDC, votre intervention pour que soit mis un terme aux souffrances de ces hommes et femmes souvent malades, après des années de tortures physiques et morales ».
A titre de rappel, elles lui ont transmis la liste de leurs membres de famille qui vivent cette situation d’injustice et négation des droits de l’homme depuis des années, pour qu’elle soit leur avocate auprès des autorités de la RDC qui restent « sourdes » aux appels des familles, de la société civile ainsi que de la communauté internationale, alors que la détention des leaders politiques de l’opposition ou des activistes de l’Opposition, à cause de leurs opinions politiques, « constitue la preuve la plus marquante du caractère anti-démocratique du régime politique actuellement au pouvoir, sans mandat électif, en RDC ».
Ces familles regrettent que la situation des détentions injustes des prisonniers politiques en RDC se poursuive en plein lancement du processus électoral, alors que les mesures de décrispation politique constituent, pour l’opposition politique et la société civile de la RDC, un « préalable incontournable » pour le démarrage d’un processus électoral libre, crédible et démocratique. Elles lui ont, enfin, rappelé les noms de certains prisonniers politiques dont Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Huit Mulongo, Firmin Yangambi et beaucoup d’autres qui croupissent en prison.
« Il serait très important pour les familles des prisonniers politiques de la RDC que votre haute personnalité puisse recevoir une petite délégation de notre Comité, afin de marquer, par ce geste, la volonté des Etats-Unis d’œuvrer en faveur de la liberté et de la justice, comme l’a si bien affirmé le président Donald Trump, en décidant de vous envoyer en mission en RDC, au nom de l’exécutif des Etats-Unis », conclut la lettre.
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