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Ingérence russe: les géants du Web sur le gril du Congrès américains

Ingérence russe: les géants du Web sur le gril du Congrès américains 2017-11-03
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Devant le Congrès, les représentants de Facebook, Twitter et Google ont promis de lutter plus efficacement contre les ingérences étrangères.

Auditionnés, Facebook, Twitter et Google se sont engagés à lutter plus efficacement contre les ingérences des puissances étrangères. Facebook a promis de doubler son nombre de salariés en charge de la sécurité.

Empêcher des puissances étrangères de s'immiscer à nouveau dans la vie politique du pays : c'est ce à quoi Facebook, Twitter et Google se sont engagés mardi devant le Sénat lors d'une audition publique.

Ces géants du Web avaient été convoqués afin de clarifier l'ampleur de la désinformation russe, via des publicités et des articles, pendant la dernière campagne présidentielle.

« L'ingérence étrangère que nous avons vue est répréhensible et scandaleuse, et ouvre un nouveau front pour notre entreprise, notre secteur et notre société », a expliqué le directeur juridique de Facebook, Colin Stretch.

Il a confirmé que des acteurs russes avaient bien publié des contenus, payants ou gratuits, avant l'élection présidentielle de 2016 pour « semer la discorde » dans la société américaine, en publiant des contenus faisant semblant de promouvoir des causes telles que la lutte contre le racisme, mais dans l'intention de jeter de l'huile sur le feu, par exemple sur l'islam ou l'immigration.

 126 millions de personnes exposées

Parmi les contenus payants, 90 % des publicités financées par des entités russes évoquaient des sujets de société, et non des candidats particuliers, a détaillé Colin Stretch. De faux événements ont également été créés par les Russes, a assuré le sénateur démocrate Chris Coons, comme ce faux événement « patriotique » de « mineurs pro-Trump » en Pennsylvanie. Après l'élection de Donald Trump, les activités ont continué, notamment pour contester la validité de sa victoire.

Les pubs politiques sur Google et Facebook bientôt mieux encadrées ?

Pour prendre la mesure du problème, Facebook a compté les contenus produits par l'Internet Research Agency - la société basée à Saint-Pétersbourg accusée d'avoir employé des « trolls professionnels » pour inonder les réseaux sociaux américains pour le compte du renseignement russe. Résultat ? 80.000 posts ont été publiés sur deux ans, vus par 29 millions de personnes. Avec les commentaires et les partages,  126 millions d'utilisateurs au total ont été en contact avec ces contenus. Certes, le chiffre paraît important. Mais, selon l'entreprise fondée par Mark Zuckerberg, il équivaut à seulement 0,004 % des contenus vus par les utilisateurs sur deux ans.

Réaction tardive

Twitter a de son côté recensé 36.746 comptes liés à la Russie ayant produit des contenus automatiques relatifs aux élections américaines.

Sur ses 3.800 employés, plus de la moitié s'occupent de sécurité au sens large, a précisé Sean Edgett, directeur juridique du réseau social à l'oiseau bleu. Chez Facebook, plus de 10.000 personnes sont dédiées à la sécurité en général, un chiffre a promis de doubler d'ici fin 2018.

Malgré leur défense, les représentants des géants du Web ont été pointés du doigt. « Vous auriez pu en faire plus, plus tôt », a dénoncé le sénateur démocrate Patrick Leahy.

« Pourquoi Facebook a-t-il mis 11 mois à s'expliquer et à nous aider à comprendre l'étendue du problème ? », a abondé le démocrate Chris Coons. Le responsable du site s'est défendu en indiquant que Facebook avait publié un premier document en avril.

Eviter de nouvelles manipulations

Alors que les législatives de novembre 2018 et la présidentielle de 2020 approchent, les élus veulent agir rapidement en mettant en place des garde-fous.

« La manipulation des réseaux sociaux par des organisations terroristes et des Etats étrangers est l'un des plus grands défis pour la démocratie américaine, et représente une menace majeure pour notre sécurité nationale au 21e siècle », a insisté le républicain Lindsey Graham.

Hasard du calendrier, cette audition très attendue intervenait, au lendemain de l'annonce de  l'inculpation par le procureur spécial sur la Russie Robert Mueller de deux anciens membres importants de l'équipe de campagne de Donald Trump, pour divers délits dont blanchiment d'argent. Un troisième, moins important, a plaidé coupable pour faux témoignage concernant ses contacts avec des Russes pendant la campagne.


les Echos
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