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Isabel Antonio, la voix en or d'une réfugiée congolaise qui émeut le Brésil

Isabel Antonio, la voix en or d'une réfugiée congolaise qui émeut le Brésil 2017-12-08
Femme
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Isabel Antonio

Il y a deux ans, Isabel Antonio fuyait son pays, la République Démocratique du Congo, déchirée par la guerre civile. Mardi dernier, la jeune fille de 16 ans chantait devant des millions de téléspectateurs émus, dans l'émission "The Voice Brasil".

Après deux mois de compétition, elle a fini par être éliminée mais sa victoire est ailleurs. "C'était très important de participer à cette émission, non seulement pour moi, mais pour d'autres enfants réfugiés. J'espère servir d'exemple et porter un message d'espoir au milieu de la souffrance", confie-t-elle à l'AFP, dans un portugais au léger accent.

Mercredi, au lendemain de son dernier passage aux studios de TV Globo, Isabel a profité de sa venue à Rio de Janeiro pour voir la mer pour la première fois.

Sur la promenade de la plage d'Ipanema, la jeune Congolaise au sourire radieux est arrêtée tous les dix mètres par des fans qui demandent à être pris en photo avec elle.

"Bravo, tu chantes super bien et tu es une gagnante quoi qu'il arrive!", s'écrie Rafael, 26 ans, qui vend des glaçons. Depuis qu'elle a chanté dans "Heal the World", tube de Michael Jackson contre les souffrances des enfants du monde entier, Isabel est devenue un symbole de la cause des réfugiés au Brésil.

Originaire de Kinshasa, sa vie a basculé en 2015, quand elle a été séparée de sa famille à cause de la guerre civile. "J'ai dû fuir avec ma petite soeur et nous avons perdu la trace de ma mère. Nous sommes restées trois jours cachées dans la brousse", raconte-t-elle, touchant nerveusement ses longues tresses.

Les deux jeunes filles ont finalement été retrouvées par des missionnaires brésiliennes, qui les ont amenées en Angola, puis à Rio. "Je ne voulais pas partir parce que je voulais retrouver ma mère. Mais j'ai fini par accepter parce que sinon, je risquais de mourir", précise Isabel.

En RDC, la guerre civile qui fait rage depuis des années a déplacé des centaines de milliers de personnes, dont plus de 500.000 réfugiés dans des pays voisins.

Une fois au Brésil, les deux soeurs ont su grâce à un registre tenu par l'organisation catholique Caritas que leur mère et leurs quatre autres frères et soeurs avaient fait le même parcours quelques semaines plus tôt et se trouvaient à Sao Paulo.

Leur père a fini par les rejoindre fin 2015. Il est devenu éboueur dans la capitale économique du Brésil et la mère, femme de ménage.


AFP / Belga / MCN
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12 commentaire(s)

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kabupwe | YCTXSQ6 - posté le 12.12.2017 à 09:20

la RDC ,un patrimoine culturel vaste

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Anonyme | 9YYIEX6 - posté le 11.12.2017 à 16:08

Guerre civile à Kinshasa, Kokawa ? yambula mbadi.

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Salima | TTYVYQL - posté le 08.12.2017 à 18:18

La plus part des Isabel Antonio sont aussi des angolais et angolaises authentiques que le régime angolais traitait des zairenses depuis des decades et qui ont fini/es à être des laissé/es pour compte au Congo, qui ont pris la voie forcée vers une Angola (la terre de leurs parents ou grands-parents) qui les ignore. Et, sans espoir d'une vie citoyenne respectable, ont pris le chemin d'un exile encore plus lointaine. Et les voilà au Brésil, une terre terrible en matière de maltraitance de ses communautés non blanches, la plupart s'entassant dans des favelas.

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"Justice" ya mboka na biso | TYE1YEX - posté le 08.12.2017 à 17:22

Belle histoire mais triste réalité en RDC. Antonio nom de famille,peut-être de scène"promove integração" (ça facilite l'intégration) ?? Par ailleurs autre réalité très complexe, l'état civil au Brésil dissuade ou ne préfère pas immatriculer les prénoms d'origine africaine pour les Afro-Brésiliens désireux de retrouver leur racine..!!Courage ma fille, saisis ta chance et n'oublies pas ton Congo,que voz parabéns !!

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Salima | TTYVYQL - posté le 08.12.2017 à 17:12

Une chose est certaine. À chaque fois que la voix d'une personne surtout ce genre d'enfant qui parle d'un mal qu'elle a vécu au Congo même là où c'est juste pour obtenir des papiers d'asile, ça abîme le standing du pays dans le monde. Mende ou d'autres autorités diront ezali kaka ngunda mais c'est quoi un pays dont des jeunes enfants qui clament être ses fils et filles parle terriblement de leur vie au Congo ?

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Elikya ya Bana Nzambe | GJS51PS - posté le 08.12.2017 à 16:57

Lecture critique : 2015? Guerre civile? 0ù? A Kinshasa?

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Infirmier | 9LYFJ95 - posté le 08.12.2017 à 16:45

Mungu akulinde, Nzmbe a batela yo na petite sœur.

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Salima | TTYVYQL - posté le 08.12.2017 à 16:41

C'est terrible pour le Congo que ses fils et filles vont jusqu'à vivre sous des noms d'emprunt parce que leurs vrais noms les associent trop à un pays où l'homme à été chosifié.

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Andre Kimbuta | Q1RCLGR - posté le 08.12.2017 à 14:53

Mr Shadari tu es lu ce temoignage vivant d'une congolaise refugiee au Brezil a cause de la persecution, torture, tuerie, assasinat perpertrent par les rwandais au commandement de de notre pays pour extreminer notre peuple pour le remplacer par le nilotique. Dis moi si reellement la securite cette congolaise allait quitter sont pays si riche que le Brezil?? Vous allez payer cher avec Hypollite Kanambe et tous les rwandais qui sont congo.

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moisek | 3BKR8LZ - posté le 08.12.2017 à 14:05

que Dieu vous assiste

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Thsibala | CMGOLVX - posté le 08.12.2017 à 13:55

Hum suke na ngunda...

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Notre Congo_Rdc | D354S4K - posté le 08.12.2017 à 13:25

COOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOl

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