
Politique
Ancien président du Burundi de 1987 à 1993 puis de 1996 à 2003 et actuel Haut-représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya a présenté, hier jeudi 6 novembre 2014 à Kempiski Fleuve Congo Hôtel, sa vision sur la Francophonie dont il brigue le poste de Secrétaire général. Sur fond d’un document intitulé « Mon ambition pour la Francophonie », Pierre Buyoya a indiqué que l’objectif de cette feuille de route est de traduire en propositions concrètes les idées et convictions qui lui tiennent à cœur pour le développement de cette organisation regroupant l’ensemble des personnes et des institutions qui utilisent le français comme langue maternelle, langue d’usage, langue administrative, langue d’enseignement ou langue choisie.
A en croire ce candidat, son programme est structuré autour de trois chantiers majeurs et d’une importance stratégique pour l’avenir de la Francophonie. Il s’agit de la promotion de la langue française dans le respect de la diversité culturelle ; du renforcement de la Francophonie comme un outil efficace au service de la prévention et de la résolution pacifique des conflits, de la promotion de la démocratie et des droits de l’homme et de la lutte contre le terrorisme ; et enfin, du développement de la dimension économique de l’espace francophone.
Considérant la Francophonie comme une communauté de valeurs, une composante des relations internationales modernes, une organisation politique, une puissance pacifique et un instrument au service du développement, l’ancien Chef d’État a mis aussi en exergue la dimension économique de l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF), tout en voyant la mondialisation comme une chance pour l’institution. « Tout au long de ma carrière, je n’ai eu de cesse de servir : servir mon pays, servir l’Afrique, servir la Francophonie. Telle reste aujourd’hui mon ambition : mettre cette expérience, acquise aux plus hauts niveaux de responsabilité, au service de l’OIF», a-t-il expliqué.
En effet, a-t-il rappelé, il a beaucoup œuvré pour la démocratie au Burundi (en instaurant notamment le multipartisme et en organisant les premières élections libres), les libertés individuelles et la réconciliation entre Hutu et Tutsi. Battu par Melchior Ndadaye en 1993 lors d’un scrutin qu’il a lui-même organisé, il a reconnu sa défaite et a laissé son fauteuil de président. Depuis, il arpente le continent au chevet d’innombrables crises. En 2012, il a été nommé haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. « Mon statut d’ancien Chef de l’Etat est un avantage, car homme de terrain, je peux dialoguer avec d’autres Chefs d’État à un niveau élévé d’influence équivalent… », a argumenté celui qui a été observateur pour plusieurs élections présidentielles sur le continent (Afrique du Sud, Guinée-Bissau, République Démocratique du Congo, Mauritanie, etc).
Pierre Buyoya est né le 24 novembre 1949 à Rutovu dans la province de Bururi. En 1994, il a créé la « Fondation pour l’unité, la paix et la démocratie » afin de contribuer à l’émergence d’une société démocratique au Burundi, et a également multiplié depuis des actions concrètes de lutte contre la pauvreté dans les ménages, en ciblant prioritairement la catégorie des jeunes défavorisés.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Des confessions religieuses exigent le changement de la Constitution pour que la RDC ne soit plus un État laïc
17.05.2026, 9 commentairesPolitique Au cœur d’une controverse, le pasteur Moïse Mbiye dément tout lien avec l’AFC-M23
16.05.2026, 8 commentairesPolitique Enjeux de l’heure: Le parti « Nouvel élan » d’Adolphe Muzito favorable à la modification de la Constitution
17.05.2026, 6 commentairesPolitique L'Angola reste impliqué dans les dossiers congolais mais Tshisekedi pose ses conditions
16.05.2026, 5 commentaires
Ils nous font confiance