
Politique
La Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (Symocél) relève des controverses et un manque d'accord des parties prenantes à propos de la machine à voter et du fichier électoral.
Le processus électoral en cours est loin de rassurer, nonobstant les assurances émises par une certaine classe politique qui croit en la tenue effective des scrutins d’ici au 23 décembre, conformément au calendrier de la Commission électorale nationale indépendante. Des appréhensions sont énormes quant à l'aboutissement heureux de ce processus, à cause de l'absence de consensus entre les parties prenantes sur certaines options qui y sont étroitement liées. Tel est le constat fait par la Symocél. Les responsables de cette ONG se sont exprimés devant la presse, le 30 mai. Ils redoutent l'évolution du processus électoral au regard de sa gestion en cours qui, d’après eux, s’écarte de la consolidation de la démocratie.
Sur deux points majeurs, en l'occurrence le fichier électoral et la machine à voter, la Symocél stigmatise l’absence d'un accord, avec le risque d’empiéter sur un processus déjà en si bon chemin. À ce sujet, le rapport de la mission d’observation électorale de cette association a indiqué que les chiffres publiés par la Centrale électorale ont démontré des accroissements inquiétants du nombre d’électeurs dans certaines provinces. Pour l'association, ce fichier électoral, quoiqu’ayant déjà obtenu le quitus des experts de la francophonie, pose problème eu égard aux contestations qui fusent de partout. Et de conclure que la répartition des sièges telle qu’effectuée s’est opérée sur la base d’un fichier instable.
Les mêmes appréhensions concernet la machine à voter qui, actuellement, fait l’objet d'une vive controverse entre acteurs politiques. « Cette situation fragilise le consensus nécessaire à la tenue d’élections crédibles et apaisées. L’abandon de cette machine ne préjudicie aucune contrainte du calendrier électoral », note l’association.
L’autre anomalie décelée dans le processus électoral en cours concerne la liste des partis et regroupements politiques publiée, selon Symocél, en violation de l’article 54 de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Cette liste consacrerait la continuité du dédoublement des partis politiques avec, à la clé, l’omission de certains partis politiques, estime la Symocel qui épingle aussi des violations des libertés de manifester et des droits humains parmi les facteurs perturbateurs du processus électoral. D’où son exhortation aux parties prenantes pour s’impliquer davantage dans le processus et à se l’approprier en l’améliorant.
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